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La France, l’Allemagne et l’Italie rejoignent la banque asiatique pour l’infrastructure (BAII)

La rédaction
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La Banque asiatique d’investissement dans l’infrastructure (BAII) fondée le 24 octobre 2014 à l’initiative de la Chine est clairement en train de devenir une institution centrale dans le processus de développement de l’économie mondiale.

La banque, qui doit être dotée, à l’image de sa future consoeur la Nouvelle banque de développement (NDB) des BRICS, d’un capital de départ de 50 milliards de dollars (extensible à 100 milliards), suscite déjà l’intérêt d’un nombre grandissant de pays, dont... le Royaume-Uni !

Les Britanniques ont effectivement fait part de leur décision le 12 mars de se joindre aux 27 autres membres fondateurs de la banque, prenant ainsi de vitesse d’autres pays comme la France, l’Allemagne et l’Italie qui, d’après le Financial Times, annonceront dans les jours prochains qu’ils rejoindront la BAII. C’est la raison, précise le journal, pourquoi le Royaume-Uni « a essayé de s’adjuger ’’l’avantage du précurseur’’ en signant avant les autres membres du G7 ».

Le FT de hier citait également des responsables européens affirmant que la France, l’Allemagne et l’Italie ont tout trois donné leur accord pour « emboîter le pas à la Grande-Bretagne et se joindre à cette banque de développement créée à l’initiative de la Chine... mettant à mal les efforts du gouvernement Obama pour garder les puissances occidentales à l’extérieur de l’institution ».

Le Premier ministre australien Tony Abbott, très sensible aux pressions de Washington, a annoncé le 15 mars dans une conférence de presse que son pays allait décider d’ici quelques semaines s’il allait se joindre à la BAII ou pas. Il a souligné que les Néo-zélandais avaient déjà pris les devants à la fin de l’année dernière, de même que les Singapouriens et les Indiens. Les Coréens doivent, selon la presse locale, se prononcer eux aussi d’ici quelques jours.

Le directeur honoraire du Peterson Institute de Washington, C. Fred Bergsten, écrivait pour sa part dans une tribune libre, également publiée dans le Financial Times, que les « Etats-Unis devraient travailler avec l’AIIB. Washington doit s’y joindre et donner son aval à ses amis qui désirent s’y joindre ».

La décision britannique, selon Bergsen, a provoqué l’ire de Washington :

Une réaction malheureuse qui reflète une énorme erreur de la part des Etats-Unis, qui se sont opposés à une banque visant à aider l’Asie, qui cherche des milliers de milliards de dollars d’investissement dans l’énergie, les transports, les télécommunications et autres types d’infrastructure... Les États-Unis doivent changer d’attitude. Ils doivent se joindre à la banque et persuader le Congrès de débloquer la petite somme nécessaire pour financer l’achat d’une participation minoritaire.

Chose intéressante, le Peterson Institute était connu jusqu’à maintenant pour ses multiples avertissements, au cours de la dernière décennie, concernant l’effondrement imminent de l’économie chinoise, notamment dans le secteur immobilier.

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