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Moins bête que l’Allemagne, le Japon s’apprête à redémarrer ses centrales nucléaires

La rédaction
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12 juin 2012 (Nouvelle Solidarité) – Dans un appel à la télévision japonaise le 8 juin, le Premier ministre Yasuhiko Noda a appelé au redémarrage progressif des centrales nucléaires du pays car « il est vital » pour la société japonaise de pouvoir compter sur un approvisionnement en « électricité stable et à bon prix », sinon elle « ne pourrait pas survivre ».

Moins d’un an après le tsunami au Japon et les dommages qu’il a provoqués à la centrale nucléaire de Fukushima, les perspectives sérieuses de pénuries d’énergie et de coupures de courant, incluant la fermeture d’usines, a tempéré de manière considérable la peur qu’a engendrée l’accident. Au moment où les mois d’été approchent, une période où la consommation d’énergie est très élevée, le pays s’apprête à redémarrer plusieurs de ses réacteurs.

La région de Kansai, où se trouve la troisième plus grande ville du pays, Osaka, vient de compléter des opérations d’entretien sur les réacteurs n° 3 et 4 de la centrale de Oi. Même si le maire d’Osaka Toru Hashimoto est très opposé au nucléaire, ce dernier a changé d’avis et a annoncé qu’étant données les pénuries qui s’annoncent, « nous devons accepter le redémarrage » des deux réacteurs.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a par ailleurs publié le 23 mai une première estimation du rayonnement radioactif émis à la suite de l’accident.

Même si les responsables de l’OMS soulignent qu’il s’agit d’un rapport intermédiaire, qui demandera encore d’être affiné, il établit que les doses radioactives émises autour de la centrale, dans la préfecture de Fukushima et au-delà au Japon, demeurent inférieures au niveau « critique » admis par la communauté scientifique internationale.

Ainsi, « dans la préfecture de Fukushima, les doses radioactives entrent dans une fourchette allant de 1 à 10 millisieverts (mSv) [1], sauf dans deux localités où le taux estimé oscille entre 10 et 50 mSv », révèle le rapport. Ceci exclut le site lui-même et la zone située à l’intérieur d’un rayon de 20 kilomètres, pour lesquels le panel d’expert ne disposait d’aucune donnée précise.

Dans les préfectures voisines de Fukushima, les taux sont de 0,1 à 10 mSv et dans toutes les autres préfectures du Japon les doses vont de 0,1 à 1 mSv. Le rapport souligne que les « références internationales généralement admises en cas d’exposition à la radioactivité sont de 10 mSv ».

Pour sa part, le Comité scientifique des Nations Unies pour l’étude des effets des rayonnements ionisants (Unscear) a estimé que les conséquences sociales tels les cas de dépression et le déplacement des personnes en-dehors du territoire de Fukushima ont été bien plus importantes que celles dues aux rayonnements subis.

Ailleurs en Asie, les autorités nucléaires chinoises et russes ont signé le 5 juin un accord de coopération à long terme couvrant tous les projets bilatéraux dans le domaine nucléaire. Les deux pays ont également discuté de la construction éventuelle d’un réacteur à neutrons rapides de taille commerciale, ouvrant ainsi des perspectives prometteuses.

En Chine, une inspection nationale de tous les réacteurs a été lancée après l’accident de Fukushima, et le rapport qui en a résulté affirme que les centrales nucléaires sont aux normes internationales les plus récentes, mais que certaines mesures de sécurité supplémentaires devraient être prises pour certaines d’entre elles. Le 31 mai, le Conseil d’Etat a donné son approbation préliminaire au plan de sécurité pour les 13 centrales existantes et les 25 en construction, dont deux ont été terminées dans l’intervalle. La Chine entend quadrupler sa capacité nucléaire d’ici 2020.


[1Le sievert (symbole : Sv) est l’« unité utilisée pour donner une évaluation de l’impact des rayonnements sur l’homme ». Alors que la limite autorisée pour l’exposition de la population aux rayonnements artificiels, en France est de 1 mSv/an/personne (Code de la santé publique, Article R1333-8), la limite autorisée pour les personnels exposés s’élève à 20 mSv sur douze mois glissants par personne (Dosimétrie réglementaire), dosimétrie mensuelle fixée à 1,5 mSv, dosimétrie fixée par les entreprises à 16 mSv/an (Code du travail, Article R231-76). Aux Etats-Unis, la limite annuelle d’exposition pour les travailleurs du nucléaire américains est de 50 mSv. Rappelons qu’une simple radiographie des poumons expose chaque individu à environ 0,1 mSv.

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