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Le peuple grec se prononce massivement contre l’austérité

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Le président des Grecs indépendants (ANEL) Panos Kammenos (à gauche) avec Alexis Tsipras du parti Syriza.

La Grèce a élu le 25 janvier le premier gouvernement opposé au renflouement des banques en Europe, depuis que l’oligarchie européenne a lancé, sans se soucier des conséquences en termes humains, sa politique de sauvetage. Il reste à tracer définitivement les lignes de combat : soit les idées de Solon concernant la dette et celles du premier secrétaire américain au Trésor Alexander Hamilton sur le crédit l’emportent, soit l’Europe sombre avec le système financier transatlantique.

Syriza a reçu plus de 36 % des voix, ce qui lui donne 149 des 300 sièges au Parlement (le parti qui arrive en tête se voit automatiquement alloué 50 sièges supplémentaires). L’autre parti opposé à la politique de la Troïka, les Grecs indépendants, a obtenu 4,75 % des voix, soit 13 sièges. Les deux partis se sont mis d’accord pour former un gouvernement de coalition qui sera soumis au Parlement le 5 février.

Dans son discours suivant sa victoire, Alexis Tsipras a déclaré que « l’espoir l’a emporté ». La Grèce « sort de l’austérité et de la peur », a-t-il proclamé. « Nous nous retrouvons notre dignité et notre souveraineté. » La victoire de Syriza, a-t-il ajouté, est le présage d’un changement de toute l’Europe.

Panos Kammenos, le dirigeant des Grecs indépendants, a déclaré que le peuple avait décidé de rétablir « la souveraineté, la démocratie et la Constitution. Il n’y a plus de Grèce qui se fait administrer par email. » Rappelons que Kammenos s’est associé, depuis quelques années, aux initiatives de l’Institut Schiller de Helga Zepp-LaRouche en faveur d’une séparation stricte des banques (Glass-Steagall) et de la politique des BRICS.

La victoire grecque a galvanisé les partis hostiles à la Troïka dans toute l’Europe, où nombre d’élections sont prévues pour cette année. En Espagne, Pablo Iglesias, le dirigeant de Podemos, le nouveau mouvement anti-austérité qui est donné gagnant dans les élections locales de mai et les législatives de novembre, a déclaré : « L’espoir arrive, la peur s’enfuit. Syriza, Podemos, nous gagnerons. »

En Irlande, le porte-parole de Sinn Féin voit dans les résultats « l’occasion de réaliser un changement progressiste en Europe ». Il soutient l’appel de Syriza à une « conférence européenne de la dette, ce qui est également dans l’intérêt de l’Irlande ».

António Costa, le secrétaire-général du Parti socialiste portugais, qui pourrait gagner les législatives d’octobre prochain, y salue « un signe de changement » qui encourage le Portugal et d’autres pays européens à adopter une autre politique.

Or, la France et l’Allemagne sont les facteurs clé de la situation. Au 26 janvier, Angela Merkel n’avait toujours pas fait de déclaration, même si d’autres représentants du gouvernement ont insisté sur le fait que la Grèce doit rembourser sa dette. Pour sa part, François Hollande a envoyé un message de félicitations soigneusement formulé, affirmant « sa volonté de poursuivre une étroite collaboration entre nos deux pays, au service de la croissance et de la stabilité dans la zone euro ».

L’économiste américain Lyndon LaRouche a qualifié la victoire du peuple grec de « fondamentale et susceptible de faire basculer les rapports de force en Europe et au-delà, dans toute la zone transatlantique ».

La volonté des Grecs de se libérer du pillage actuel, a-t-il noté, est un facteur supplémentaire capable de faire tomber le système de l’euro, déjà au bout du rouleau. Il a cité la décision de la Banque nationale suisse (BNS) de découpler le franc suisse de l’euro, qui a infligé d’importantes pertes aux grandes banques de Wall Street et de la City.

Les résultats grecs auront un « grand impact en Allemagne », affirme LaRouche. « Merkel et cie se trouvent dans une situation difficile. Ils font semblant de contrôler les choses en Europe, mais en réalité ils ne contrôlent rien du tout. Ils seront durement secoués et ne pourront plus prétendre que la politique d’austérité fonctionne. C’est fantastique, l’ennemi de l’humanité subit un revers, et tout le monde devrait s’en réjouir. »

Reste donc à savoir si l’Union européenne se fera à l’idée d’une conférence sur la dette à l’instar de celle organisée en faveur de l’Allemagne en 1953, afin de traiter le cœur du problème : la faillite du système financier transatlantique. Il faudra mettre en œuvre une séparation des banques de type Glass-Steagall et un moratoire au moins partiel sur la dette, puis faciliter de nouveaux investissements dans l’infrastructure. L’Europe pourra ainsi participer au nouvel ordre économique émergeant autour des BRICS.

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