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L’Inde mobilisée pour rattraper son retard dans la gestion de l’eau

La rédaction
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Le plan national indien pour l’interconnexion de ses principales rivières (NRLP).

Dans un entretien accordé à l’agence de presse publique Press Trust of India (PTI), le ministre indien des Routes et autoroutes Nitin Gadkari a déclaré qu’il allait déposer le 20 avril un projet de loi pour convertir 101 rivières et fleuves indiens en voies navigables.

Les cinq premiers projets devraient être lancés dès l’année prochaine, et incluront le Gange et le Brahmapoutre, deux des plus grands fleuves du pays. Le gouvernement indien étudie également la possibilité de construire cinq nouveaux ports majeurs. Le premier sera construit au Bengal occidental et l’autre dans l’Etat de l’Andhra Pradesh.

Toujours dans le domaine de l’eau, l’Etat du Tamil Nadu a annoncé le 25 mars qu’il allait ériger une troisième usine de dessalement de l’eau près de la ville de Chennai (anciennement Madras), d’une capacité de 150 millions de litres par jour. Deux usines produisent déjà 100 Mlj chacune dans cette région plutôt pauvre en eau.

Dans une approche qui rappelle le volontarisme chinois sur la question de l’eau (et qui contraste fortement avec la passivité de la Californie victime d’une forte sécheresse), le gouvernement indien se prépare à donner le feu vert pour creuser un canal de jonction entre les rivières Ken et Betwâ, deux tributaires de la rivières Yamuna, qui se jette elle-même dans le Gange à la hauteur d’Allahabad.

L’aqueduc Ken-Betwâ sera le premier chantier d’un vaste plan national (National River Linking Project, NRLP) visant à relier entre elles 14 rivières de l’Himalaya, ainsi que 16 rivières du sud de la péninsule, impliquant la construction de 3000 réservoirs et 15 000 km de canaux, générant 34 GM d’électricité et pouvant irriguer une quarantaine de millions d’hectares de terres agricoles. 174 mille milliards de litres d’eau seraient transférés chaque année.

Ce plan a principalement pour objectif de soulager une agriculture (ainsi qu’une urbanisation) qui s’est développée presque exclusivement en fonction de la présence des nappes phréatiques, qui par ailleurs ont bien du mal à continuer à fournir l’eau nécessaire. Les modalités de ce plan complexe et multi-phase, en discussion depuis trente ans, n’ont pas encore été arrêtées et font actuellement l’objet d’un large débat national.

L’Inde, qui bénéficie de 1446 milliards de m³ de ressources renouvelables totales en eau (comparé à 200 milliards de m³ pour la France) [1], est plutôt bien pourvue, mais elle est équipée d’une capacité de stockage extrêmement faible, de l’ordre de 200 m³ par personne comparés aux 5960 m³ pour les États-Unis et aux 2486 m³ pour la Chine, non seulement à cause de sa large population mais aussi des faibles investissements qui ont été faits dans ce secteur.


[1Source : Banque mondiale.

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