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Wolgang Lillge : comment combattre les pandémies

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Le Docteur Wolfgang Lillge est le rédacteur-en-chef de la revue scientifique FUSION, Berlin, Allemagne.

Voici la transcription de son intervention lors de la conférence internationale de l’Institut Schiller des 18 et 19 octobre 2014 en Allemagne.

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Le Dr. Wolfgang Lillge
Crédit : Institut Schiller

Lorsque nous parlons de combattre les pandémies par une politique de développement global, nous nous référons en premier lieu à l’épidémie d’Ebola qui ravage l’Afrique de l’Ouest et menace de s’étendre non seulement à d’autres pays du continent africain, mais également à d’autres régions du monde, notamment l’Amérique du Sud et du Nord, ainsi qu’à l’Europe.

Le sujet dépasse le virus d’Ebola en tant que tel, car il existe toute une gamme de maladies nouvelles et anciennes qui deviennent hors de contrôle, et pas seulement dans les pays en voie de développement. Bien sûr, le virus d’Ebola, et le virus de Marbourg qui est très semblable, sont les pires tueurs qu’on connaisse jusqu’ici. Ebola est un virus hautement contagieux, capable d’éliminer jusqu’à 90 % des gens qui l’attrapent et semant la terreur là où il sévit. Ebola est apparu quasiment au même temps en 1976 au Soudan et dans la République démocratique du Congo (RDC). Le virus a été identifié dans un dispensaire proche de la rivière Ebola d’après laquelle il a été nommé. Depuis lors, le virus a connu des épidémies dans des endroits assez reculés, ce qui avait limité jusqu’ici son extension.

La situation dans les zones actuellement touchées en Afrique de l’Ouest est proprement indescriptible, et ce que nous rapportent Médecins sans frontières (MSF) et d’autres sur le terrain évoque des images de la « peste noire » du XIVe siècle. De simples chiffres comme l’annonce officielle du nombre de 4033 morts et de 8400 cas d’infection (au 10 octobre) ne permettent pas de saisir la gravité de la situation. En raison du manque d’infrastructures sociales et de santé, il n’y a pas de données fiables disponibles. Dans plusieurs rapports, on estime que les nombres sont 3 à 10 fois plus élevés. Une certaine projection montre que nous aurons plus de 20 000 cas autour du 24 octobre. Cependant, si rien ne change et si l’épidémie continue à faire rage comme elle le fait actuellement, alors les projections sont que jusqu’à 4,7 millions de personnes auront été infectées et 1,2 million seront mortes dans les six prochains mois.

Ainsi, ces perspectives, en fait, sont horribles, mais pas vraiment surprenantes.

La source de cette menace à l’existence de la civilisation est clairement l’Empire Britannique et sa politique délibérée qui consiste à éliminer autant de personnes que possible, si ce n’est par la guerre, par des épidémies mortelles. C’est la conviction permanente de gens comme Bertrand Russell ou le Prince Philip, comme on le sait. Cela ne signifie pas nécessairement que le virus Ebola a été concocté dans quelque laboratoire secret à Londres ou autre. Le modus operandi fonctionne différemment : ce sont les politiques du Fonds Monétaire International, de la Troïka de l’UE et des grandes banques, qui créent délibérément des conditions dans lesquelles des maladies telles qu’Ebola deviennent hors de contrôle.

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Tout le monde en Europe, encore plus aux Etats-Unis, est à juste titre terrifié par la situation. Nous faisions face à un processus très similaire au XIVe siècle avec la peste noire, qui s’est répandue à travers l’Europe, à partir de l’effondrement économique et financier suscité par la faillite des maisons bancaires Peruzzi et Bardi, combiné à la démence des flagellants et d’autres fanatiques religieux, comme ceux que nous voyons aujourd’hui sous la forme des terroristes de l’EI.

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En fait, la même stratégie ratée de l’Administration Obama pour combattre l’EI est aussi appliquée pour combattre le danger d’expansion d’Ebola à l’intérieur des Etats-Unis. Maintenant, après que la deuxième infirmière a été infectée par Ebola dans un hôpital du Texas, où un patient a succombé au virus, il devient clair que le système de santé américain est tout à fait incapable de protéger la population de la maladie. Dans une audioconférence rassemblant plus de 11 500 infirmières sur le désastre Ebola, l’union Nationale des Infirmières Unies a obtenu des rapports de tout le pays sur le manque total de préparation du système de santé américain quant au désastre de la pandémie d’Ebola, et a fait peser la responsabilité directement sur Obama. Une lettre à Obama a été lue aux participants, appelant chacun à la transmettre au président, au Congrès et à leurs élus locaux, demandant qu’Obama agisse pour protéger la nation, et surtout les infirmières face au « danger clair et actuel » de la pandémie d’Ebola.

Obama et des institutions du gouvernement américain – mais aussi des officiels en Europe – sont pris en train de mentir à la population, en affirmant que tout va bien, que l’on est en sécurité. Des rapports venant de quasiment tous les hôpitaux des Etats-Unis disent que les infirmières et le personnel n’ont pas d’entraînement, pas d’équipements de protection, pas de moyens pour traiter le matériel infecté, pas de respirateurs, et pas de protocoles – tout cela malgré des déclarations des administrations d’hôpitaux et du CDC (Centre pour le Contrôle et la Prévention des Maladies) selon quoi ils sont préparés pour des patients hautement infectés.

Les Etats-Unis n’ont en fait que quatre cliniques pouvant fournir un traitement de biosécurité de niveau 4 pour les patients d’Ebola. Ces unités de niveau 4 nécessitent une aire séparée. Chaque chambre a une antichambre, où les agents du personnel médical peuvent déposer ou enlever leur équipement individuel de protection. L’intérieur de la pièce est d’une pression atmosphérique négative, de sorte que l’air est toujours aspiré à l’intérieur de la pièce par le système de ventilation au lieu de s’en dégager. L’Allemagne a 7 unités de ce type.

En raison de cette négligence, les Etats-Unis font maintenant face à la perspective d’une propagation incontrôlée d’Ebola au pays entier et au-delà. En fait, la deuxième infirmière infectée a été autorisée à faire l’aller-retour en avion du Texas à Cleveland, bien qu’elle eût déjà développé les symptômes de la maladie, et dans cet état elle peut avoir été hautement contagieuse.

Ainsi, un autre mensonge a été exposé, suivant lequel la propagation d’Ebola dans le monde développé serait très peu probable.

En réalité, cela ne fait aucune différence pour le virus : dans chaque pays il fait son travail. Nous, les êtres humains, sommes en train de préparer le terrain pour Ebola en permettant aux défenses contre les maladies d’être détruites, comme cela est arrivé à une échelle massive en Afrique et dans le monde transatlantique durant les dernières décennies. Heureusement, la seule perspective d’espoir à cet égard vient des pays des BRICS et leurs alliés qui sont engagés dans une construction massive de l’économie physique dans leurs régions.

Si vous regardez ce graphique, vous voyez une des raisons de ce qui se passe en Afrique de l’Ouest, au Liberia, au Sierra Leone et en Guinée en particulier. Le graphique compare les niveaux de pauvreté dans cette zone à ceux de l’Espagne, de l’Allemagne, et des Etats-Unis, où la situation est assez mauvaise. Et je pense absolument que ces chiffres pour les Etats-Unis, l’Allemagne et l’Espagne ne reflètent pas la réalité, ils sont bien pire que cela. Mais cela vous donne une idée. Au Liberia, 80% de la population vit dans la pauvreté ; au Sierra Leone, 70% ; en Guinée, 47%.

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Dans un autre graphique, nous avons une comparaison de l’infrastructure de base de santé, en particulier des lits d’hôpitaux et aussi des docteurs pour chaque tranche de 100 000 personnes. Sur le côté gauche du graphique, vous voyez encore le Liberia, le Sierra Leone, et la Guinée, dont les pays n’ont que 4 à 8 lits d’hôpitaux pour 100 000 personnes, ce qui est minuscule comparé à l’Espagne, l’Allemagne, ou aux Etats-Unis.

En termes du nombre de médecins pour 100 000 personnes, vous ne pouvez même pas discerner le Liberia, le Sierra Leone et la Guinée sur ce graphique, parce que les chiffres sont tellement bas, même comparés à la situation insuffisante qui existe en Espagne, en Allemagne aux Etats-Unis.

La pauvreté en Afrique de l’Ouest a été considérablement aggravée par 14 années de conflit interne à rallonge au Liberia, et 11 années au Sierra Leone, des guerres qui ont rendu ces états ingouvernables. Dans toute cette période, en conséquence, il n’y a eu aucune éducation de la jeune génération, ce qui complique grandement les efforts d’information des populations à propos de la nature de la maladie, et de ce qui doit être fait pour empêcher sa propagation. 75 % de la population libérienne est analphabète à cause de la guerre civile.

Ainsi, ces deux pays sont des terrains propices idéaux où les épidémies peuvent facilement se développer.

A cause d’une négligence délibérée, après sa première apparition l’épidémie d’Ebola se développa dans des régions insoupçonnées depuis plusieurs mois. On estime que les premiers cas sont apparus dès décembre 2013. Puisqu’il y a un manque de toute surveillance significative et des capacités de laboratoire, cela a pris jusqu’au 21 mars 2014 pour que le premier cas confirmé soit rapporté.

A ce stade, avec une intervention efficace, l’expansion d’Ebola aurait encore pu être arrêtée, comme cela avait été fait dans les épidémies précédentes. Mais l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le principal corps international responsable pour organiser la réponse aux épidémies pathogènes, était incapable de réagir de manière appropriée, puisque ses capacités ont été massivement réduites dans le passé. A cause de coupes budgétaires massives, des membres du personnel expérimentés, qui sont arrivés à la retraite, n’ont jamais été remplacés, et en réalité c’est un secret de polichinelle que l’OMS, au fond, est en faillite.

Médecins Sans Frontières a été la seule organisation internationale majeure sur le terrain, qui a déployé plus de 300 médecins et autre professionnels de santé dans la région, mais très tôt ils ont été submergés par l’augmentation rapide des patients infectés par Ebola. A cause de l’hystérie se répandant dans la population, le personnel médical a été violemment attaqué, et a lui-même souffert de fort taux d’infection, parce qu’il a dû opérer avec des protections totalement inappropriées. Au moins 250 soignants sont décédés du virus.

En fait, même le président de la Banque mondiale, Yong Kim, dans un discours à une réunion récente du FMI et de la Banque mondiale à Washington, a dit : « Nous, la communauté mondiale, avons échoué lamentablement dans la crise d’Ebola. Maintenant qu’il y a des cas en Espagne et aux Etats-Unis, les risques que le virus s’étende à d’autres pays européens sont assez élevés. Nous avons été mis au défi par Ebola, et nous avons échoué. Nous avons échoué lamentablement dans notre réponse. Donc je dis aux ministres des finances, regardez ce qu’il se passe en Espagne maintenant. Cela va devenir bien pire. »

C’est franchement ironique, pour dire le moins, d’entendre de telles déclarations d’un représentant d’une institution qui est responsable pour beaucoup dans la misère en Afrique, avant tout.

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Nous avons aussi failli à notre obligation de fournir des services de santé en Europe même. Les systèmes de santé dans la plupart des pays européens sont au bord de la faillite et ont été réduits au strict minimum. En Allemagne, toutes les réformes de santé des dernières décennies ont été des programmes d’austérité pour rendre les hôpitaux et autres institutions rentables. Un aspect de cette austérité en Europe a été la réduction du nombre de lits d’hôpitaux entre 2003 et 2014, comme indiqué dans le graphique. Dans la seule Allemagne, il y a des rapports disant que plus de 300 hôpitaux sont sur le point d’être fermés dans les prochaines années.

La situation correspond exactement à ce qu’avait prévu notre mouvement, déjà dans les années 1970, lorsque l’économiste américain Lyndon LaRouche avait proposé la mise place d’un groupe de travail pour la rédaction d’une étude prévoyant les conséquences, sur la population mondiale et la biosphère comme un tout, des politiques de « croissance-zéro » alors exécutées par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, si elles n’étaient pas immédiatement abandonnées. Nous avions prévu à cette époque qu’un génocide écologique global serait la conséquence inévitable de ces politiques.

Nous avions prévu précisément que :

  1. Un génocide biologique se développerait sous la formes de vagues successives de famines et de maladies, se développant par étapes selon une dynamique exponentielle, pour atteindre une crise générale potentielle de la biosphère – à laquelle nous avions donné le nom de « génocide biologique ».
  2. Le processus inclurait, disions-nous, l’émergence de nouveaux types de maladies mortelles ayant subi des mutations, inconnues jusque là de l’homme, ayant la capacité de submerger les défenses immunologiques. Nous affirmions que la combinaison d’épidémies mortelles de longue date et de nouvelles souches de maladies « recombinées » aurait le potentiel de causer une dévastation plus générale à l’humanité que ne l’avait fait l’atroce peste noire du XIVe siècle.
  3. Nous avions prévu aussi que les programmes d’ajustement structurel de la Banque mondiale et du FMI généreraient des conditions de désertification, d’appauvrissement et d’érosion des sols, étant donné que l’effondrement écologique prend place dans des zones tropicales fragiles. La désertification et la destruction croissantes des zones de jungle dense en photosynthèse auraient des conséquences météorologiques.

Cette prévision des années 1970 a été une confirmée première fois, et ce de manière tragique, par l’épidémie du SIDA/VIH au début des années 1980, et ressemble en tout point à l’actuelle crise d’Ebola. La souche Ebola Zaïre, du type responsable de l’épidémie récente en Afrique, est la plus virulente des cinq souches connues et il y a des indications selon lesquelles le virus gagne, dans le processus d’expansion massive, en virulence. En fait, la déclaration actuelle comme quoi Ebola n’est pas une maladie transmissible par l’air doit être remise en question, parce que lorsque vous avez une situation comme aujourd’hui en Afrique de l’Ouest, où de nombreuses personnes infectées sont concentrées sur de faibles surfaces, la transmission par voie aérienne devient possible, par la salive, les diarrhées et autres fluides corporels, qui sont les symptômes principaux de ces maladies hémorragiques.

Nous avons là un scénario cauchemardesque, qui ne peut être traité qu’avec un endiguement massif du virus dans les pays africains affectées et au-delà. Jusqu’ici, les mesures qui ont été adoptées sont trop limitées et trop tardives. À chaque instant, l’expansion du virus a été considérablement plus rapide que toutes les actions visant à l’endiguer, surtout une fois qu’il a quitté les zones de forêts et franchi les centres urbains des pays touchés.

Cet échec, cependant, est aussi dû à la nature de la maladie elle-même. Lorsqu’un individu est infecté par Ebola, il n’est pas encore contagieux, avant que les symptômes de la maladie apparaissent de manière soudaine. Sans traitement, les gens peuvent mourir en quelques jours, et répandre pendant ce temps le virus de manière incontrôlable. En outre, les premiers symptômes d’une infection Ebola sont presque identiques à ceux développés avec le paludisme et beaucoup d’autres maladies tropicales, qui sont répandues dans beaucoup de parties de l’Afrique. Mais, même si un individu infecté est identifié, il n’y a pas d’infrastructure de santé disponible dans ces pays africains pour suivre toutes les personnes concernées.

La maîtrise et la mise en échec d’Ebola requièrent ainsi un engagement énorme. Où en sommes-nous ?

Il y a plus de déclarations à l’intérieur des Etats-Unis concernant l’incompétence totale de la réaction d’Obama à la crise. Le Dr Michael Osterholm, directeur du Centre pour la recherche et la politique sur les maladies infectieuses à l’Université du Minnesota, un scientifique éminent sur la santé publique et un expert en biosécurité aux Etats-Unis, a déclaré dans un récent symposium à l’Université John Hopkins qu’il n’y a pas de politique efficace en provenance des Etats-Unis pour traiter la crise d’Ebola.. « Le président a annoncé il y a cinq semaines l’envoi de 3 000 militaires en Afrique, a-t-il déclaré, et la semaine dernière il n’y en avait que 200 sur le terrain, et aujourd’hui il y a en a 300 sur le terrain pour du soutien logistique : il n’y en a pas 3 000, c’est cruellement insuffisant. » Donc en fait, rien ne s’est passé : le Plan A a été un échec et il n’y a pas de plan B.

Une précision supplémentaire : selon un commentaire publié le 17 septembre par le Centre du Dr Osterholm, le virus Ebola a le potentiel de se transmettre par voie aérienne et le personnel soignant devrait par conséquent porter des respirateurs, pas seulement des masques pour traiter les patients. Les auteurs exhortent le CDC (Centre de contrôle des maladies infectieuses aux Etats-Unis) et l’OMS à acquérir et acheminer ces respirateurs à tout le personnel soignant combattant Ebola en Afrique et au-delà.

L’intervention immédiate dont nous avons besoin pour résorber l’épidémie est une mobilisation internationale d’urgence, un effort généralisé pour construire les infrastructures de santé en Afrique de l’Ouest. Cela comprend la multiplication des centres d’isolement, le déploiement de laboratoires mobiles pour améliorer les capacités de diagnostic, l’établissement de plateformes de transport pour acheminer le personnel et l’équipement jusqu’aux zones concernées, et la construction d’un réseau régional d’hôpitaux de terrain et l’établissement d’unités spéciales pour traiter le personnel médical infecté ou soupçonné de l’être. Le déploiement de navires-hôpitaux dans les ports d’Afrique de l’Ouest viendrait compléter le dispositif de réponse immédiate à la crise. Et nous devons rester ouverts à toute autre option supplémentaire.

Cela doit être un effort international, parce que la plupart des pays avancés, plus particulièrement les Etats-Unis, la Russie, et le Japon, ont des capacités développées pour combattre les menaces biologiques majeures. L’armée, aussi bien aux Etats-Unis qu’en Russie, et sûrement dans d’autres pays, doit apporter son expertise dans la maîtrise du risque biologique. Ces atouts, autant que des équipes civiles soutenues par des capacités logistiques répandues massivement, doivent être déployés, en coopération étroite avec les gouvernements souverains de la région.

Rien de moins qu’un déploiement à cette échelle n’a une chance de réussite. Et comme Lyndon LaRouche l’a déclaré récemment, le but immédiat doit être, plus généralement, d’inverser le taux de mortalité dans les pays les moins dveloppés. Rien de moins que cela n’empêchera une catastrophe potentielle pour toute l’humanité.

Cependant le plus urgent est aussi un Plan C, qui serait le développement d’un vaccin contre Ebola. Ce serait l’intervention la plus efficace pour arrêter la maladie à moyen terme. Le plus prometteur vient de rapports du ministère russe de la Santé, disant que la Russie prépare, d’ici deux mois, l’envoi en Afrique d’un nouveau vaccin expérimental contre Ebola. L’efficacité du médicament, qui doit être testé sur le terrain, est d’environ 70 à 90 %. Au Canada aussi, on développe un vaccin contre Ebola, qui nécessitera quelques mois de plus pour être testé.

Comme dans beaucoup d’autres cas, les vaccins sont la protection la plus efficace contre les maladies virales. La variole, par exemple, a été entièrement éradiquée par cette méthode.

Dans le cas d’Ebola, le défi pour une campagne de vaccination est incomparablement plus grand. Aucun autre virus ne tue ses victimes aussi rapidement qu’Ebola. Donc, le virus a une horloge qui court extrêmement vite. Pour le maîtriser, il faudra être au moins aussi rapide que lui, autrement il sera toujours en avance sur les efforts déployés pour le combattre. Mais si nous réussissons à vacciner un pourcentage suffisamment important de la population, l’accélération de l’expansion du virus sera ralentie, puis à un moment arrêtée. IL faut donc un projet international concerté impliquant les Etats-Unis, la Russie, la Chine et l’Europe.

L’étape suivante doit être le développement économique de l’Afrique, particulièrement l’implantation d’infrastructures de transport et de santé, pas seulement dans les pays touchés par Ebola mais sur tout le continent, à un niveau comparable à celui existant en Europe ou aux Etats-Unis. Pour cela, le processus de coopération des BRICS en vue du développement doit devenir le paradigme dominant, loin de la politique destructrice de renflouement des banques occidentales en faillite qui détruira l’économie physique encore davantage.

Nous avons toujours été des optimistes, tant sur le plan scientifique que culturel. Utilisons l’optimisme généré par la Chine avec sa politique d’énergie de fusion par hélium-3 et par le processus des BRICS, pour développer une Initiative de défense biologique similaire à celle qu’avait proposée Lyndon LaRouche à plusieurs reprises par le passé, afin d’empêcher qu’Ebola et d’autres crises de ce genre ne viennent détruire l’humanité.

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