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Pétrole, matières premières : un krach mondial s’annonce

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La crise de 2008 se rappelle de plus en plus aux souvenirs des analystes financiers, investisseurs, mais aussi les observateurs avisés que nous sommes du monde financier.

En effet, à l’origine des toutes les craintes, l’effondrement des marchés de matières premières, et en premier lieu, du marché pétrolier. Les pertes dans ce dernier secteur sont abyssales, suite à la guerre des prix à la baisse à laquelle se livre l’Arabie Saoudite contre l’Iran et contre les grands émergents, producteurs du pétrole tels que la Russie et le Venezuela.

Mais c’est le marché de la dette des entreprises à haut risque qui donne des sueurs froides actuellement aux investisseurs. Selon Boursier.com, cela fait des mois que ce marché tourne au ralenti.

Car :

Des faillites en série, notamment dans le secteur du forage pétrolier, ont entraîné des retraits de capitaux massifs de la part des investisseurs, mettant en difficultés les fonds spéculatifs (hedge funds) spécialisés dans cette dette à haut rendement, mais aussi à haut risque...

Mi-decembre, rapporte ce site :

Le secteur a été secoué par un véritable séisme. Le fonds spéculatif américain, Third Avenue, spécialisé dans les obligations des entreprises notées "junk" par les agences de notation financières, a annoncé qu’il suspendait les remboursements demandés par les porteurs de son fonds "Focused credit fund", qui compte près de 800 millions de dollars d’encours. En un an cependant, ces encours ont fondu, puisqu’ils pointaient à 2,75 milliards de dollars à la fin 2014... Third Avenue n’arrivant plus à vendre assez d’actifs pour rembourser ses investisseurs, ses dirigeants n’ont eu d’autre choix que de geler les avoirs de leurs clients, en attendant des jours meilleurs...

C’est la première fois depuis 2008 qu’un fond de ce type est gelé, dans l’incapacité de rembourser.

Selon certains experts, Third Avenue pourrait être le premier d’une série d’incidents de ce type sur le marché américain des obligations d’entreprises à haut rendement. En effet, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à faire défaut sur leur dette, à l’instar de Swift Energy qui s’est montré incapable, la semaine dernière, de rembourser 8,9 M$ d’intérêts dus à ses créanciers obligataires. Au total, 102 sociétés ont ainsi fait défaut sur leurs engagements depuis le début 2015, le chiffre le plus élevé depuis 2009, selon des données compilées par l’agence de notation Standard & Poor’s.

Et pour Carl Icahn, célèbre investisseur et actionnaire d’Apple, Hertz, Xerox et d’AIG « malheureusement, l’effondrement dans le "high yield" (haut rendement) ne fait que commencer ».

L’implosion des grands

L’autre célèbre analyste Charles Sannat qui n’est plus à présenter, évoque aussi la possibilité d’un nouveau 2008 dans sa lettre du 19 décembre. Charles Sannat rappelle que la crise de 2008 a été précédée, en effet, par un effondrement « violent » des prix des matière premières.

« Et c’est précisément ce qui se passe une fois de plus actuellement », dit il, en analysant la chute de l’indice des matières premières Dow Jones UBS Commodity Index, qui a clôturé le jeudi 10 décembre à 79,1544, son taux le plus faible depuis 16 ans !

« Globalement », cet indice, « est en baisse de plus de 28 % au cours des 12 derniers mois, et il a même chuté de plus de 50% depuis la mi-2011 ». Charles Sannat note que suite à cet effondrement impressionnant des matières premières, « de très grandes sociétés minières comme Anglo American sont en train d’imploser, des géants du négoce de matières premières telles que Glencore et Trafigura sont en pleine crise, et des pans entiers du système financier mondial menacent de s’effondrer. »

« Nous plongeons, dans une crise financière déflationniste de la même manière que dans un manuel scolaire » conclut-il, un effondrement qui risque d’être un long processus, à moins que de mesures énergiques ne soient adoptées pour y mettre fin.

Pour notre part, à Solidarité & Progrès, nous poursuivons notre combat pour entamer un processus de faillite ordonnée, à l’échelle internationale, avec au centre, la séparation stricte entre banques d’investissements dans les marchés spéculatifs, et banques de dépôt et de crédit utiles à l’économie et aux particuliers.

Une telle séparation permettra aux États d’évaluer et de mettre en faillite ordonnée, les titres spéculatifs et de donner toute sa protection, au contraire, aux banques nécessaires à l’économie. Les États devront ensuite reprendre le contrôle de leurs banques centrales, nommées désormais Banques de la nation, de l’émission monétaire, et fournir du nouveau crédit à l’économie, en rétablissant les émissions de crédit productif public de la période des 30 glorieuses.

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