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Les BRICS, contrepoint au marasme occidental

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Le 9e sommet des BRICS 2017 se tiendra du 3 au 5 septembre dans la ville de Xiamen dans la province chinoise du Fujian, sur le thème « un partenariat plus fort pour un avenir plus brillant ». Cinq nouveaux pays y seront invités – la Guinée, le Mexique, la Thaïlande, le Tadjikistan et l’Égypte – dans l’objectif de faire de ce partenariat la plus importante plate-forme de coopération jamais développée dans l’hémisphère sud depuis le mouvement des pays non-alignés.

« Notre participation au sommet des BRICS est de la plus haute importance, compte tenu du potentiel économique de l’Égypte et de la place géographique stratégique qu’elle occupe, représentant un apport significatif pour la communauté des BRICS et ses objectifs », a déclaré le président égyptien al-Sissi à l’agence de presse chinoise Xinhua à la veille de son départ vers la Chine. Al-Sissi a également expliqué que le sommet va être l’occasion d’ouvrir de nouvelles perspectives de coopération entre les pays dans divers domaines, notamment entre la Chine et l’Égypte, qui voient leur coopération s’étendre ces dernières années, avec « la participation des entreprises chinoises à de nombreux projets d’infrastructures en Égypte, dont le projet de nouvelle capitale administrative, des projets de développement des systèmes d’électricité et d’énergie, ainsi que du réseau de transport. »

Dans le même temps, la Nouvelle Banque de développement des BRICS (NDB) a annoncé l’approbation de quatre nouveaux projets, à hauteur de 1,4Md$. Ces « projets approuvés aujourd’hui s’accordent pleinement avec les plans de développement de pays membres [des BRICS], et avec le mandat de la NDB, qui est de mobiliser les ressources pour les infrastructures et pour le développement durable au sein des BRICS et des autres pays en développement », a déclaré K.V. Kamath, le président de la NDB.

Sortir du suicide économique

Cet esprit de coopération apparaît tout à fait étranger pour nous autres Occidentaux. Pourtant cette politique de grands travaux et de coopération entre les nations fait écho avec ce que l’Europe et les États-Unis ont connu après-guerre. Mais, bien que deux générations seulement nous séparent des « Trente Glorieuses », cela nous semble bien loin aujourd’hui, tant le libéralisme financier et culturel des quarante dernières années a sapé la notion même de progrès, tout en pompant l’argent du travail humain et de l’économie réelle vers les marchés financiers et le shadow banking.

Ainsi, la tempête Harvey a trouvé un Texas complètement démuni en raison de la vétusté de ses infrastructures d’eau, les barrages et canaux de drainage n’ayant pas été rénovés ni même entretenus. Le bilan provisoire des pertes humaines se porte à 44, et on estime le coût économique entre 30 et 100Md$. En 2012, l’ouragan Sandy frappait New-York, causant la mort d’une centaine de personnes et 65Md$ de dégâts économiques. Trois ans plus tôt, L’American Society of Civil Engineers (« Société américaine de génie civil ») avait proposé un plan de construction de digues pour la région de New-York, estimé à 9Md$ ; l’administration Obama ne l’a pas pris en compte. En conséquence, les New-yorkais traversent actuellement un « été infernal » dans le métro et dans l’ensemble du réseau de transport, vieux de plus d’un siècle, inondé et endommagé en 2012 sans être par la suite rénové ou remplacé. Il s’agit d’une véritable négligence criminelle.

De l’autre côté de l’Atlantique, le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) vient de publier un article montrant que l’Allemagne bloque ou retarde la construction des sept principales sections ferroviaires connectant son réseau au réseau européen. En conséquence, les routes sont saturées de camions et les trains à grande vitesse tchèques ou français, par exemple, doivent soit ralentir considérablement une fois entrés sur le réseau allemand, soit faire le relais avec les locomotives diesel allemandes (qui y sont encore très nombreuses).

En France, en raison des réductions budgétaires, qui se répercutent en premier lieu sur les moyens d’entretien, les infrastructures publiques se décomposent lentement mais sûrement, dans le silence général. Pour ne donner que quelques chiffres : les routes ne sont plus renouvelées que sur une base de 20 à 25 ans, alors que leur durée de vie optimale est de 8 à 15 ans ; 72000 ponts sont menacés par la corrosion des armatures, et un pont est fermé par jour dans l’hexagone ; sur les 3700km du réseau ferroviaire transilien, 40 % des voies et 30 % des aiguillages ont plus de 30 ans, alors qu’ils doivent être rénovés au bout de 25 ans. Environ 15 % des caténaires ont plus de 80 ans et même 5 % ont plus de 100 ans, etc.

Il est plus que temps de sortir de cette aberration. Les BRICS, et la perspective de développement mutuel autour des Nouvelles routes de la soie, ont le mérite de donner tort au fameux « TINA » (« There is no alternative ») de Margaret Thatcher : il y a bien une alternative au suicide économique.

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