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Poutine et LaRouche : l’Empire britannique menace la paix mondiale

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Cette chronique est la première partie d’une trilogie destinée identifier la nature de notre véritable ennemi : l’Empire britannique.

Lire les deux autres chroniques :


En 1994, alors qu’il venait d’être libéré de prison, après cinq ans d’injustice, l’économiste et homme politique americain Lyndon LaRouche avait publié un rapport de 60 pages portant le titre de « La chute prochaine de la Maison de Windsor ». Ce rapport reste aujourd’hui une référence pour identifier de façon adéquate la nature britannique de l’empire qui asservit actuellement l’humanité, et dans lequel les États-Unis sont devenus le bras armé, en particulier depuis l’assassinat de John F. Kennedy en 1963.

Dans l’introduction, LaRouche endossait le rôle de procureur général représentant l’humanité contre le génocide britannique : « Mesdames et messieurs les membres du jury des lecteurs internationaux, nous vous avons convoqué devant ce tribunal afin d’entendre les charges découlant de l’un des crimes les plus monstrueux qui ait été commis dans toute l’histoire humaine, et perpétré à grande échelle ».

Alors que le grand nombre a préféré ignorer ou moquer cette affirmation de LaRouche, les récents événements en ont forcé plus d’un à reconsidérer la question. En effet, au travers des trois « affaires » du Russiagate, de l’empoisonnement de Skripal et de la fausse attaque chimique en Syrie, qui mettent en péril la paix mondiale, la main instigatrice des Britanniques apparaît de plus en plus en pleine lumière. Déjà, en 2003, c’est bien Tony Blair et les services britanniques qui avaient été à l’origine du mensonge sur les armes de destruction massive de Saddam Hussein, et qui avaient entraîné l’Amérique de Bush dans une guerre illégale en Irak.

Une longue histoire de crimes contre l’humanité

Le fait nouveau est que la Russie a décidé de lancer à son tour l’offensive contre le perfide Empire. La veille des frappes du trio franco-américano-britannique en Syrie, le ministère russe de la Défense présentait les premières preuves de la mise en scène de l’attaque chimique du 7 avril à la Douma par les Casques blancs, et accusait la Grande-Bretagne d’être à l’origine de cette manipulation.

Jeudi 19 avril, lors de sa conférence de presse, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a sorti l’artillerie lourde.

« Tenez-vous prêts », a-t-elle prévenu les journalistes. « Vous voulez parler de crimes de masse perpétrés par des États ? Alors parlons de l’histoire de la Grande-Bretagne, la pire puissance coloniale de tous les temps. Puisque les diplomates britanniques d’aujourd’hui ne semblent pas être conscients de leur propre histoire, il est grand temps, depuis cette tribune, de remplir ce vide cognitif ».

Mme Zakharova s’est lancée durant une heure dans une revue extensive et précise de tous les génocides, empoisonnements, pillages et mensonges perpétrés par l’Empire britannique dans le monde, en s’appuyant sur de nombreux documents, y compris provenant des archives britanniques. Depuis la Seconde Guerre mondiale, aucun gouvernement, qui plus est d’une grande puissance, n’avait osé dénoncer et attaquer publiquement les pratiques de l’Empire britannique.

Commençant par le cas de l’Inde, elle a rappelé ce qu’avait écrit l’historien américain Will Durant en 1930 sur les pratiques délibérées de torture des Britanniques pendant 150 ans. L’indien Shashi Tharoor, auteur de « Inglorious empire, what the British did to India » (2017), a réuni tous les documents et archives existant sur ce crime. Il a mis en lumière la politique de désindustrialisation et de pillage de l’Inde, mise en œuvre par le Premier ministre le plus cruel du XXe siècle, Winston Churchill, et qui a provoqué la mort par famine de 15 à 29 millions de personnes – dont quatre au Bengale en un an. Churchill disait : « Je hais les Indiens. C’est un peuple bestial, avec une religion bestiale ». Mme Zakharova a rappelé les exécutions d’Indiens par les Britanniques, qui les mettaient dans des canons et les faisaient tirer, ainsi que le massacre du 13 avril 1919, où 50 soldats ouvrirent le feu sur des civils sans armes dans le centre d’Amritsar, tuant un millier d’entre eux.

En Afrique, l’Empire britannique a réduit en esclavage et extrait du continent environ treize millions de personnes ; mais on sait qu’il en a tué trois à quatre fois plus, ce qui porterait le nombre de victimes totales à environ 50 millions sur le continent africain ! L’histoire de l’esclavage britannique a des racines lointaines puisque, comme l’a rappelé Mme Zakharova aux journalistes, le philosophe anglais John Locke avait rédigé la constitution des États confédérés esclavagistes en Amérique, et qu’il avait investi toute sa fortune dans l’esclavage (tout comme un certain Voltaire).

Lors de la Guerre des Boers en Afrique du Sud, les Britanniques avaient mis en place des camps de concentration pour toute personne soupçonnée d’être sympathisante de la cause des rebelles Boers contre la loi britannique. Leurs maisons étaient brûlées, leur bétail et leurs récoltes étaient détruits, et les hommes étaient ensuite séparés des femmes et des enfants, pour être déportés au Ceylan (aujourd’hui le Sri Lanka) ou en Inde. Lorsque l’existence de ces camps fut connue, Lord Kichener déclara qu’ils visaient à assurer la « sécurité » de la population civile, et il les renomma même « lieux de salut ».

« N’est-ce pas exactement la même chose que nous voyons à l’œuvre aujourd’hui avec les Casques blancs ? » a demandé Maria Zakharova. « Ils vont trouver des terroristes, leur donnent le nom de ‘Casques blancs’, puis ils les utilisent pour lancer des provocations, tout en prétendant vouloir ‘sauver la population’ ». Le temps a passé, mais les méthodes sont restées les mêmes.

Mme Zakharova a évoqué ensuite le génocide des Zoulous en Afrique australe, dans les années 1870 et celui du peuple Kikuyu au Kenya entre 1954 et 1961 ; l’occupation de l’Australie, pendant laquelle les Britanniques ont tué 90 à 95 % de la population indigène, et où les occupants recevaient une récompense pour chaque personne tuée ; les guerres d’opium en Chine, où la Grande-Bretagne a pratiqué un véritable empoisonnement de la population, pendant plusieurs générations ; l’utilisation d’armes chimiques – avérée par les archives britanniques – en Mésopotamie (aujourd’hui l’Irak) au printemps 1920, sous les ordres de Churchill, et qui a tué entre 6 000 et 10 000 personnes.

« Les films de James Bond ne sont pas une fiction », a-t-elle souligné ; « Ian Fleming travaillait à partir de documents d’archives. Les espions britanniques disposent bien d’un ‘permis de tuer’ ».

La liste des cas d’assassinats et de coups d’État impliquant les services britanniques est longue. La baronne Daphne Park, ancienne agent du MI6, a admis avoir participé à l’organisation de l’assassinat en 1961 du premier Premier ministre démocratiquement élu du Congo, Patrice Lumumba, ainsi que du coup d’État contre Mossadegh en Iran, des assassinats en Irlande du Nord ; elle a également raconté comment les fascistes ukrainiens, issus du groupe de Stepan Bandera, avaient été renvoyés en Ukraine dans les années 1950.

Pour la période plus récente, Mme Zakharova a mentionné la série de morts étranges de scientifiques russes et britanniques survenue en Grande-Bretagne entre 2001 et 2014, bien souvent autour de la zone gouvernementale de recherche militaire de Porton Down, comme le « suicide » de David Kelly, qui était en 2003, avec Lyndon LaRouche, l’une des principales personnalités dénonçant le mensonge fabriqué par les services secrets britanniques et qui a permis de justifier l’invasion de l’Irak en 2003.

En ces temps troublés, où les revendications sociales sont souvent parasitées et radicalisées par les idéologies d’extrême-droite ou d’extrême-gauche qui trompent les gens sur les véritables causes de la désintégration actuelle de la société, il est essentiel que chaque citoyen arme son propre esprit avec la connaissance de ce que représente aujourd’hui encore cet Empire britannique.

La Russie et la Chine, avec les pays des BRICS et tous ceux qui participent à bâtir les Nouvelles Routes de la soie, tentent de s’émanciper de cet empire et d’y substituer un nouveau paradigme de paix par le développement mutuel.

Nous en appelons donc à mesdames et messieurs les membres du jury des lecteurs internationaux à agir à la hauteur du défi.

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