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États-Unis : Le parti de la guerre s’accroche à un « Russiagate » discrédité

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Le Comité d’action politique de l’homme politique américain Lyndon LaRouche (LPAC) poursuit sa mobilisation pour faire échouer la tentative de putsch contre la présidence Trump, faisant circuler parmi les milieux institutionnels et la population le dossier exposant « les trois crimes » du procureur spécial Robert Mueller (voir notre chronique du 29 septembre). Le dossier a ainsi été remis à environ 180 représentants des missions des Nations unies à New-York, et à de nombreux sénateurs et députés du Congrès.

Malgré le discrédit qui s’accumule autour l’affaire dite du « Russiagate », Robert Mueller, qui représente la face visible de la cabale anti-Trump réunissant les milieux les plus corrompus des institutions américaines (le « Deep State », ou l’État dans l’État), s’acharne dans son enquête sur l’ingérence russe dans les élections de 2016, ainsi que sur la « collusion » entre les Russes et l’équipe de campagne de Donald Trump, sans avoir été capable d’apporter la moindre preuve de la nocivité des rapports commerciaux que l’entourage de Trump a pu entretenir avec la Russie.

Cependant, plusieurs développements survenus ces derniers jours risquent bien de porter le coup de grâce à cette cabale, et le LPAC entend bien jouer un rôle décisif pour cela, d’autant plus que la perspective du voyage de Trump en Asie début novembre, et en particulier sa rencontre quasi-certaine avec le président chinois Xi Jinping, ouvre la voie pour sortir enfin les États-Unis – et, par richochet, l’Europe – de la géopolitique de guerre et de pillage de Londres et de Wall Street, pour rallier l’esprit de coopération et de développement des Nouvelles Routes de la soie (lire la chronique de demain).

Le Russiagate en pleine déroute

Lors d’une conférence de presse le 5 octobre, le président du Comité du renseignement du Sénat américain Richard Burr a affirmé qu’après avoir interrogé une centaine de témoins, le Comité devait se résoudre à admettre qu’il n’avait trouvé aucune preuve d’ingérence russe dans les élections, ni de collusion avec l’équipe de Trump.

Par ailleurs, après avoir subi de très fortes pressions cet été, suite à la publication début août d’un article réfutant la thèse du hacker russe, le journal The Nation, hebdomadaire emblématique de la gauche progressiste outre-Atlantique, s’est de nouveau attaqué à la fraude du Russiagate. L’article publié le 6 octobre sous le titre « Le Russiagate est plus une fiction qu’une réalité » dévoile la véritable intention derrière ce mensonge. Le journaliste Aaron Maté note à son tour qu’aucune preuve n’a été présentée, en dépit des affirmations d’Hillary Clinton dans ses mémoires et de tout le fracas médiatique autour de l’affaire depuis un an. « Mais la focalisation sur la Russie présente un intérêt qui dépasse le clan Clinton en tant que tel », écrit-il. « Cela concorde avec certains éléments de l’appareil d’État qui s’opposent à la volonté de Trump d’améliorer les relations avec Moscou et qui souhaiteraient recréer l’atmosphère de guerre froide bloquant toute initiative allant dans ce sens ». Puis, l’article de conclure qu’ « un conflit avec une puissance nucléaire représente une menace d’annihilation pour le plus grand nombre, mais il offre des avantages immédiats pour certains. Les préoccupations de l’OTAN vis-à-vis de la Russie sont vues comme positives pour l’industrie de l’armement ».

Même le Washington Post, l’un des plus virulents dans la campagne anti-Trump, a dû admettre hier que l’enquête de Mueller pédalait dans la semoule ; sous le titre « Robert Mueller ne pourra pas nous sauver », le journal se lamente du fait que le « héro » Mueller ne parviendra sans doute pas à réunir les éléments permettant de faire tomber le président américain...

Le Congrès américain commence à soupçonner une ingérence... britannique

CNN a révélé le 5 octobre que le procureur spécial Robert Mueller avait pu obtenir un entretien avec Christopher Steele, l’ « ancien » espion du MI6 britannique, auteur du « dossier Steele » publié avec grand fracas dans la presse internationale en décembre 2016, accusant Donald Trump d’être devenu un agent russe depuis ses prétendues frasques sexuelles dans un hôtel de Moscou. Rappelons ici qu’à l’origine, c’est-à-dire avant que l’équipe d’Hillary reprenne la chanson, Steele a été payé pour compiler ce dossier à la demande d’un autre candidat républicain cherchant à écarter Trump de l’investiture républicaine : Ted Cruz, l’homme soutenu par Jeb Bush.

CNN note que « malgré le fait que les allégations les plus salaces dans le dossier n’ont pas pu être vérifiées, l’idée que la Russie a interféré dans les élections américaines reste globalement établie comme un fait au sein de la communauté du renseignement ». Ces révélations ont provoqué la colère des élus du Congrès, dont Steele a refusé toutes les demandes d’auditions. Richard Burr a d’ailleurs déclaré que « le Comité [de renseignement du Sénat] ne peut pas réellement se prononcer sur la crédibilité du dossier sans avoir des éléments sur les sources et sur les commanditaires financiers ».

Le sénateur républicain Chuck Grassley, qui préside le Comité judiciaire du Sénat, a écrit une lettre ouverte au directeur du FBI Christopher Wray, sur une question qu’il juge « alarmante » : Est-ce que l’ « ex »-agent du MI6 Christopher Steele (…) a communiqué son dossier au Renseignement britannique, alors que le FBI a prétendu qu’il s’agissait d’une « corroboration » indépendante ? Dans sa lettre, Grassley écrit en effet que Christopher Steele « a admis devant la justice britannique qu’il avait remis au moins certains éléments de son dossier à au moins un gouvernement étranger – c’est-à-dire le gouvernement britannique ». L’affaire est très grave, car cela signifie que les informations du dossier peuvent avoir été communiquées via les services de renseignement britanniques, ce qui porte les soupçons d’ingérence dans les élections américaines sur la Grande-Bretagne !

Le LPAC a démontré que les services britanniques étaient impliqués depuis au moins 2014 dans l’opération anti-Trump, opération s’inscrivant dans une stratégie générale de subversion de la République américaine par « l’Empire britannique » (Wall Street et la City de Londres), depuis la création des États-Unis !

L’affaire est à suivre. Le Comité du renseignement de la Chambre a délivré mardi une assignation à comparaître auprès de la société Fusion GPS de Christopher Steele, basée à Washington DC, avec laquelle Steele a produit son dossier, ce qui a provoqué la fureur de la cabale anti-Trump. Le député démocrate Adam Schiff a d’ailleurs déversé sa rancœur contre les membres du Comité : « Je pense que certains espèrent qu’avec la mise en accusation de Christopher Steele, ils pourront bloquer le FBI et le Département de la Justice, et mettre ainsi un coup d’arrêt à l’enquête sur la Russie ».

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  • BONIN Stéphane • 12/10/2017 - 13:30

    Et nos "médias dominants", il porteront ça à notre connaissance quand ? On sent toute la véritable dictature qui règne chez nous !

    Répondre à ce message

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