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Dans l’indifférence générale, les premiers frémissements du « tsunami financier »

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Ces dernières semaines, plusieurs voix venant de l’intérieur du système sont montées crescendo mettant en garde contre la menace d’un nouveau krach financier, en dissonance par rapport au refrain « la crise est derrière nous », chanté en boucle par les autorités comme Mario Draghi (Banque centrale européenne), Janet Yellen (Réserve fédérale) ou encore Jean-Claude Juncker (Commission européenne).

Tout le monde sait que le système est gonflé à bloc par les « liquidités » injectées par les banques centrales sans discontinuité depuis 2008, et que jamais le système n’aurait pu tenir tout ce temps sans cette perfusion monétaire. Tout le monde sait également que cette politique folle de la Fed et de la BCE va prendre fin tôt ou tard, et tremble à l’idée du grand saut dans l’inconnu : « nous extirper de cet univers parallèle des liquidités illimitées risque d’être un processus périlleux. Personne ne l’a jamais fait auparavant et donc personne ne peut prétendre savoir ce qui va arriver », a dit James Athey, gestionnaire de placements au Aberdeen Standard Invesments. (source MarketWatch)

La planète finance attend dans l’angoisse le discours de Janet Yellen, qui doit annoncer aujourd’hui si oui ou non la Fed augmente ses taux directeurs pour la troisième fois de l’année.

La semaine dernière, l’Institut Adam Smith de Londres a publié un rapport prévenant qu’ « accident était sur le point de survenir dans le système bancaire ». De son côté, le PDG de la Deutsche Bank John Cryan a déclaré le 6 septembre que la politique d’ « assouplissement monétaire » des banques centrales avait fait gonfler des bulles « touchant même des secteurs inattendus des marchés financiers », et que ces liquidités – la Deutsche Bank en a obtenu par exemple 285 milliards d’euros à la fin du second trimestre 2017 – mettent en difficulté les banques au lieu de les renforcer (source Bloomberg).

Un nouveau rapport, publié lundi par des prévisionnistes de la Deutsche Bank, affirme que « de nombreux secteurs du système financier mondial atteignent des niveaux extrêmes », que le marché des obligations est au plus haut, tandis que « le risque de correction soudaine [par les banques centrales] peut provoquer une déstabilisation de l’ensemble du système financier et de l’économie mondiale ».

La Banque des Règlements Internationaux (BRI) a justement publié son rapport pour le second trimestre, mettant en garde contre une crise potentielle au niveau des dettes des entreprises. Selon le rapport, 10 % des entreprises non-financières en Europe et 16 % aux États-Unis sont devenues de véritables « entreprises zombies », tant elles sont dépendantes des prêts à taux d’intérêts proches de zéro des banques centrales, et que bon nombre d’entre elles tomberont en faillite dès lors que les taux augmenteront de manière significative.

Lors de l’Assemblée générale des Nations unies, qui se tient en ce moment-même à New-York, le secrétaire général Antonio Guterres a pointé du doigt l’inadéquation du système financier par rapport aux objectifs de développement fixés par les Nations Unies : « le système financier mondial actuel, qui gère environ 300 000 milliards de dollars d’avoirs financiers au nom de la collectivité, n’est tout simplement pas en accord » avec l’Agenda 2030. « Les choix que nous ferons vis-à-vis de la finance seront essentiels », a-t-il dit. « Nous pouvons nous contenter de déplorer le manque de financement pour l’Agenda 2030 dans un monde inondé par une finance cloisonnée et improductive, ou nous pouvons saisir l’occasion pour réorganiser la finance en accord avec nos besoins urgents et collectifs ».

Face à ces développements, la présidente internationale de l’Institut Schiller Helga Zepp-LaRouche a précisé l’enjeu : « le krach financier va-t-il provoquer l’effondrement du système transatlantique, créant un véritable chaos, ou serons-nous capables, avant cela, de pousser les États-Unis et l’Europe à rejoindre les Nouvelles Routes de la soie en établissant un système économique complètement nouveau ? Certains auront peut-être des difficultés à l’entendre, mais c’est bien cela qui est en question. (…) Le problème est l’incapacité des élites – ou leur refus – à faire quoi que ce soit au niveau des causes de la crise de 2008, qui revient aujourd’hui tel un boomerang. »

Solidarité & progrès mène pour cela une mobilisation pour ouvrir le débat sur la séparation des banques – première étape d’une mise en faillite contrôlée du système financier – avec la proposition de loi de « moralisation de la vie bancaire ». Nous encourageons tout citoyen à agir, en signant la pétition, en interpellant son député et son sénateur, et en prenant contact avec nos équipes.

AGENDA :

AUX ARMES !
Les 22, 23 et 24 septembre : Journées de formation et de mobilisation de S&P

AG2017 : RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONS :
yannickcaroff solidariteetprogres.org
0176691450
Lieu de la conférence : 93400 Saint Ouen.

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