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A Berlin, S&P démasque l’Europe féodale d’Amato

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23 juillet 2008 (LPAC) — Interpellé par des sympathisants du mouvement de LaRouche à l’université Humboldt de Berlin, le 10 juillet, l’ex-Premier ministre italien Giuliano Amato, l’un des architectes du Traité de Lisbonne, a reconnu que ce traité vise à faire retourner l’Europe au Moyen Age.

Cet aveu est hautement révélateur, venant de celui qui fut chargé en 2005, après les référendums en France et aux Pays-Bas, de reconditionner le « traité constitutionnel » déchu sous un nouveau nom et avec quelques changements cosmétiques, avant de le remettre sur le tapis.

A l’époque, il avait formé un groupe, le Comité d’action pour la démocratie européenne, plus connu comme le « groupe Amato », financé, entre autres,par la Fondation Bosch. Ce groupe, qui existe encore aujourd’hui, ébaucha alors le Traité de Lisbonne. Curieusement, ses membres recoupent ceux du nouveau European Council on Foreign Relations (ECFR) de George Soros, qui tente aussi de faire ratifier le traité de l’UE, contre la volonté des peuples.

Dans une célèbre interview avec Barbara Spinelli, en 2005, Giuliano Amato avait soutenu le système médiéval de « droit international ». En juillet dernier à Berlin, lorsqu’un de nos militants lui demanda s’il défendait toujours cette position, l’ex-Premier ministre répondit que l’humanité avait vécu sans Etat-nation pendant la plus grande partie de son histoire, et que cette forme est dorénavant « remise en cause par de nombreux défis ».

L’Europe que lui, Amato, promeut, n’est pas un remplacement ou une alternative à l’Etat-nation, mais plutôt une combinaison de citoyens européens et d’institutions au-dessus des Etats.

En réponse à une autre question, Amato déclara que la spéculation n’était pas un facteur déterminant, comparée à l’augmentation de la demande de nourriture et du nombre de « bouches supplémentaires ». Estimant que la BCE n’est pas censée protéger les citoyens de l’UE contre les effets de l’inflation, il critiqua l’actuel ministre italien des Finances, Giulio Tremonti, lui reprochant d’attiser les passions contre un « ennemi », la spéculation, sans pouvoir faire quoi que ce soit contre lui. Pourtant, Amato sait très bien que les instruments auxquels fait allusion Tremonti – à savoir les articles 81 et 82 des traités de l’UE – existent bel et bien et pourraient être utilisés contre les spéculateurs.

En bon sophiste, Amato n’a pas voulu critiquer le « non » irlandais, tout en appelant à trouver d’autres idées permettant l’adoption du traité de Lisbonne sans avoir à le récrire ou à organiser un autre référendum. Dans la même veine, il appela à tenir « un référendum européen à la place des référendums nationaux », car ces derniers, dit-il, verront toujours le mécontentement national se mêler aux questions européennes « plus importantes ». L’apogée du sophisme fut atteint quand il déclara que le « non » irlandais était en fait un « oui » à « l’Europe ».

Sur les questions de défense et de sécurité, il insista lourdement sur le besoin de mettre sur pied une police anti-terroriste et une armée européenne commune.

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