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Lille : Alors c’est ça un socialiste...

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Dans la semaine qui a précédé le référendum sur le traité constitutionnel européen du Parti socialiste, une équipe de jeunes larouchistes s’est déployée à Lille pour aider le camp du « non ». Ils ont diffusé des dizaines de milliers de tracts au cours des meetings organisés par les partisans des deux camps, ainsi que dans la ville. Fred Bayle nous rapporte l’ambiance.

Lorsque nous sommes arrivés à Lille, la bataille faisait rage au comptoir du Parti socialiste entre Martini Aubry, la mairesse barman, et Marc Dolez, l’austère patron de la délégation rose bonbon. Ca n’était pas vraiment l’Europe sociable.

Dans la ville à la grise mine, notre idée était d’amener du poil à gratter dans le camp de ce que devrait être l’opposition française et pousser le débat sur les vrais enjeux du référendum sur la Constitution : le PS adopterait-il le goût acide d’un socialisme à la Blair ou retrouverait-il un sursaut de fidélité à l’esprit de Jaurès ? La question était cruciale dans cette ancienne capitale de l’industrie devenue l’Ohio français.

Dans la population, c’est l’angoisse qui ressortait le plus au fil des discussions, comme chez ce chef d’entreprise sidérurgique inquiet d’un prix du coke avoisinant les 500 dollars l’once. La majeure partie des lillois, quant à elle, ne reflète pas la joie que devrait procurer le fait d’appartenir à ce qui fut la « capitale de la culture en 2004 ». Les seuls à regretter les bambous hideux décorant à cette occasion la place Charles de Gaulle étaient les étudiants, nombreux à avoir profité des divertissements apportés par ce prestige. Les mêmes ne sont toutefois pas longs à dévoiler leur vision grise d’une Europe minimaliste : « Mais si on ne signe pas, qu’est-ce qu’on fera ? Vous voulez nous isoler ».

C’est le même argument que reprenait Pierre Moscovici à sa réunion lavage de « cerveaux déjà bien lustrés » de l’Institut des sciences politiques. Face à ce déni de réalité économique et à un sophisme rodé à toute épreuve, et connaissant les liens d’amitié de Moscovici avec le New Labour britannique, nous sommes intervenus pour dénoncer la dérive de Tony Blair et de ses proches en direction des thèses d’un Empire européen et, plus proche des faiblesses du Parti socialiste français, celle du Parti démocrate américain vers une « droite light », ce qui a empêché John Kerry d’emporter l’élection récente. Mais il a suffi que l’un de nous pointe le doigt sur sa seule quête de pouvoir pour qu’il s’irrite assez et passe du pédantisme à l’agacement. « Jacques Cheminade, candidat à l’élection présidentielle de 2007, nous disait en début de semaine que ces hommes politiques seraient finis avec la chute du système ». C’est le seul moment où il a pâli.

Le camp du « non », je dois l’admettre, nous a séduit. C’est la première fois que nous voyions des socialistes à l’air sincère. Le plus surprenant fut Henri Weber, qui amena la nécessité de la ré-industrialisation de l’Europe et une perspective de grands projets. Mais ni banque nationale, ni rupture avec Maastricht : dans une Europe trop longtemps dominée par une idéologie de soumission à l’ordre établi, les tentatives pour en sortir restent terriblement tièdes. Malheureusement, en privé, la discussion ne devait différer que peu de celle du politicien lambda : « Aller voir mon livre » ! Heureusement que j’étais pas là pour me faire recruter ! C’est là que l’on saisit la limite de ces politiciens : aucune passion réelle pour les idées, peu ou pas de sens de mission. Pas étonnant alors que les jeunes militants qui rejoignent leur bataille soient aussi carriéristes. Aussi, sur les 150 personnes de la salle, les fronts non ridés et encore garnis faisaient exception. Où étaient les jeunes ? L’avantage est que les personnes de la génération de mes grands-parents n’avaient pas grand mal à voir la folie de la génération aujourd’hui au pouvoir. Mais assisterions-nous, dans ce cas, à la mort des derniers socialistes ? Nous leur avons montré que le travail de Blum, c’est nous qui, aujourd’hui, le portons plus loin.

Comprendre un processus historique, c’est voir une action sur le long terme comme celle que nous avons engagée depuis quelques mois au sein du mouvement de jeunes (pas toujours courtoisement ni adroitement...) pour éduquer la gauche française. Des interventions dans les meetings de ceux qui se veulent dissidents, comme Montebourg et ses amis, au déploiement massif aux universités d’été de La Rochelle, les « Larouchiens », comme ils aiment nous appeler, ont mordu les pattes des idéologues sophistes pour ramener sur la table ce qui fit la force du Front populaire, afin que, dans une période de l’histoire similaire, la France ne soit pas bradée.

Fred Bayle

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