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Bâtissons une nouvelle Résistance des producteurs et des consommateurs — Tract pour le Salon de l’agriculture

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La logique des marchés financiers et du profit à court terme détruit les fondements de notre agriculture.

Dans ce jeu où se succèdent hausses et baisses brutales des prix, le producteur qui pense et produit à long terme ne peut pas « s’adapter », alors que l’industriel, le distributeur et surtout le spéculateur, pourvus de capitaux liquides, touchent une véritable rente contre l’alimentation et la vie humaines.

Car la seconde victime est le consommateur, qui subit toutes les hausses sans bénéficier des baisses – exactement comme le producteur subit les baisses sans bénéficier des hausses.

Résultat : l’Egypte, la Tunisie et chez nous, les « glaneurs » guettant les produits périmés à la sortie des supermarchés ou les restes des fins de marchés.

Résultat : un recul des terres arables et des terres cultivées dans le monde et une vulnérabilité à la moindre calamité naturelle (Australie, Russie…)

C’est de cela qu’il faut sortir. En constituant une nouvelle Résistance qui rassemble producteurs et consommateurs, à l’échelle de notre pays et du monde.

  1. Le flanc financier : opération nettoyage. Il faut priver les spéculateurs de l’argent qui ne leur appartient pas et avec lequel ils spéculent. Pour cela, il faut séparer leurs banques d’affaires des banques de dépôt et de crédit des producteurs, des consommateurs et des épargnants. Cela s’appelle un Glass-Steagall. Quand la source empoisonne, il faut la tarir. Sarkozy prétend qu’il va se battre au G 20 contre la « volatilité ». Mais c’est pourtant bien les banques « universelles » françaises – comme la BNP et son Hopti Hedge au Luxembourg, la Société générale avec Lyxor et le Crédit agricole avec Amundi – qui jouent sur les prix agricoles avec les ETF (trackers) et c’est bien les trésoreries des supermarchés qui s’investissent là !
    Tant que rien ne sera fait pour arrêter ce jeu, tant qu’on pourra jouer à Chicago vingt fois la récolte de blé en papier, toutes les déclarations des Sarkozy ou des Strauss-Kahn, protecteurs et renfloueurs des méga-banques, resteront au mieux une hypocrisie, au pire une trahison.
  2. Un flanc pour protéger la production : opération justice. Il faut partout des mécanismes régulateurs : des offices de la production en Europe permettant de maîtriser les prix et des mécanismes de stockage dans les pays importateurs net récurrents, comme l’Algérie ou l’Egypte. Les quotas laitiers protecteurs ou les interventions sur le marché du blé ne doivent pas disparaître en 2015 !
  3. Un flanc pour sensibiliser le consommateur : opération vérité. Au sommet, il faut disposer d’un véritable observatoire de la consommation et des stocks agricoles, pour savoir ce qui se passe. A la base, imposer un étiquetage avec le prix payé au producteur (pour les fruits, il faut faire savoir que le consommateur peut payer 3 euros ce que l’on achète 20 cents au producteur).

On dit : « Mais vous ignorez l’état d’esprit qui règne à Bruxelles, vous ignorez le pouvoir des gros céréaliers, des fabricants d’aliments et des distributeurs ! Vous ignorez les pressions des écologistes, qui imposent une hausse des factures phytosanitaires aux producteurs ! »

Eh bien, mettons les cartes sur la table ! La seconde vague de la crise financière internationale vient droit sur nous. Face à elle, l’Etat doit assumer ses responsabilités. Si le système de Bruxelles ne sert plus les peuples ni les producteurs, changeons-en. Si le porte-parole de la Commission, Olivier Bailly, ne trouve pas de « preuves » du lien entre spéculation et flambée des matières premières, qu’il prenne la porte. Si les charges « écologiques » sont trop lourdes, c’est au consommateur de savoir combien il doit payer et non au producteur de tout subir.

La PAC a fait de la France une grande puissance agricole. Elle doit le rester. Il faut rejeter une évolution « à l’anglaise », dans laquelle les agriculteurs seraient victimes des boursicotages de la City et le budget européen deviendrait peau de chagrin.

Ma campagne présidentielle visera à mener cette bataille, contre le mal de la mondialisation financière malthusienne.

Jacques Cheminade

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