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Brest la résistante

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Par Maëlle Mercier

 

A Brest, l’un des premiers bastions que nous voulons conquérir en Bretagne, nous sommes toujours sur le pied de guerre après le premier tour des régionales. Et pour cause ! Le résultat ici, 1,24 % des suffrages exprimés, est l’un des meilleurs pour notre liste « Bretagne phare du nouveau monde », avec des pics au-delà des quartiers que nous avons arpentés.

La campagne a mobilisé sept jeunes de notre mouvement et une dizaine de militants, ce qui est beaucoup pour une « première ». Elle fut riche en tractage à l’entrée des usines, d’Ifremer, de l’Arsenal, en banderoles polémiques à la sortie des centres commerciaux. Nous avons passé beaucoup de temps à la rencontre des Finistériens dans les marchés, sur le pas de leur porte, de leur propriété agricole et surtout de leur commerce. L’accueil fut souvent chaleureux, chez eux et autour d’un café, à Brest et dans les villages alentours : nombreux sont ceux qui nous confièrent alors leur profonde déception du monde politique, mais leur espoir tout aussi profond en nous rencontrant. D’ailleurs, rappelons qu’en signe du grondement de la colère qui monte, la liste de Solidarité & Progrès a pu être rassemblée rapidement, avec beaucoup d’enthousiasme. Effrayés par l’urgence de la situation, ou se sentant impuissants face à la dégénérescence culturelle léguée à leurs enfants, les candidats sont donc d’emblée passés à l’action, et veulent aujourd’hui aller plus loin.

Nous nous engageons à les satisfaire, pour cela nous multiplierons réunions et journées de formation sur les idées et sur leur transmission. Il faudra qu’à travers ce processus éducatif intense, un mouvement puisse essaimer rapidement dans le département ; que ceux qui ont été candidats fassent à leur tour de nombreux contacts, dans la rue ou en porte à porte, et éduquent massivement et urgemment les habitants à multiples renforts de tracts et d’actions de soutien aux luttes contre le démantèlement économique et social.

Un autre signe révèle, par la négative, notre importance dans la ville : les calomnies, voire les menaces dont nous avons fait l’objet, émanant d’autres partis politiques et des « indépendantistes », y compris à la fac. Nous avons été attaqués aussi par les médias, sur France Bleue Breizh Izel, le Télégramme de Brest et la nouvelle chaîne locale Tébéo , sûrement soucieuse d’évincer nos idées pour maintenir l’oligarchie politique locale ! Etant les nouveaux venus, nos candidats ont été soumis à un traitement discriminatoire qu’on n’aurait jamais osé appliquer aux forces en place, qui sont, elles, peu portées à bousculer la règle du jeu.

Mince fut donc notre surprise, mais grande notre fierté en découvrant les dessous de sa propagande (souvent appuyée par ses programmes soi-disant bretonnants). Ainsi derrière Tébéo TV , outre les 42 % contrôlés par le Télégramme de Brest , il y a les financements du Crédit agricole, du Crédit mutuel et de la Caisse des dépôts, et, pour 20 %, d’une vingtaine de chefs d’entreprises finistériens amenés par Jacques Verlingue, président du fameux Club des Trente, que nous avions justement dénoncé. Parmi ceux-là, citons Michel Edouard Leclerc ; Vincent Bolloré, qui s’est illustré par ses pratiques coloniales en Afrique, et une certaine contiguïté avec M. Sarkozy ; les Frères Guillemot, possédant Ubisoft, la société de jeux hyper-violents, et Patrick Lelay, qui espère, autant que ses collègues, accroître le temps de cerveau disponible pour assurer ses propres profits et répandre ses préjugés… Or, au Club de Bretagne, où se réunissent à Paris les autres membres du même club, l’on croiserait fréquemment…M. Hubert Coudurier, président de la même Tébéo et chef de l’information au Télégramme de Brest  ! Il a aussi présenté la nouvelle chaîne en octobre dernier à l’Institut Locarn, rassemblant encore de grands patrons rêvant d’indépendance pour mieux faire leurs affaires… Une Bretagne off-shore au sein d’une gouvernance européenne et mondiale, sorte de paradis fiscal pour circulation de fonds et résidents fortunés, semble bien être leur plan, à la mode d’un Jersey péninsulaire détaché de l’idée même d’Etat-nation. Ce rêve de millionnaires est bien entendu irréalisable, mais les politiques qu’il charrie avec lui sont, elles, destructrices de tout ce que la Bretagne représente réellement.

Nous sommes particulièrement contents que leurs tentatives de discréditer notre positionnement pour le progrès n’aient pas trouvé l’écho escompté dans la population. En témoignent les nombreuses réactions enthousiastes lorsque nous arborâmes notre banderole sur les ronds-points près des grandes surfaces : « Oui au nucléaire, non aux éoliennes, votez Noury ! »  Nous avons ainsi pu distribuer plus de 8000 tracts la dernière semaine. Et parmi les Brestois que nous avons rencontrés, peu étaient dupes de la propagande en faveur des énergies renouvelables, là où, sur l’Ile longue, dans la rade même de Brest, se trouve l’une des plus grosses réserves nucléaires pouvant être reconvertie au civil…

En plus d’être érodée par le sel de l’air marin, Brest est rognée depuis trop d’années par la désertification et par l’aigreur de ses habitants qui voient bien que des compromis politiques en sont à l’origine… La construction d’un tram dans une ville qui se vide, réputée pour la qualité de ses dessertes en bus, et la sollicitation du contribuable dans un contexte où les dépenses sociales sont réduites, ont d’ailleurs beaucoup indigné… Par ailleurs, le récent second port de plaisance résonne comme un caprice pour bobos, voire un pied de nez à l’identité et la force de la ville, qui s’épuise d’années en années avec l’hémorragie de l’arsenal. En effet, c’est par plusieurs milliers qu’au port militaire de Brest l’on dénombre les pertes d’emplois depuis trente ans ; l’on n’y fait plus de constructions neuves, ces dernières ayant quitté Brest pour les autres villes portuaires, en raison d’arrangements politiques et de coupes sombres dans le budget de la Défense. D’ailleurs, le statut public de l’Arsenal va s’effacer au profit d’une société de droit privé à capital d’Etat !

Les activités des Ateliers français de l’Ouest, à la pointe des techniques en réparations de bateaux de commerce, maintenance de pétroliers et création de plateformes, qui employaient un millier de personnes, ont quant à elles été délocalisées à Santander et en Corée. Pendant ce temps, Thalès diminue ses effectifs de moitié et Jabil, ex Alcatel, est menacée de liquidation.

Alors, faut-il céder la ville industrielle et marine aux touristes de la mer, pendant que les ingénieurs et les diplômés de l’école de commerce essayent de se caser à la City de Londres ? D’ailleurs à Brest, on avoue à demi mot que l’on ne fait guère trop confiance aux Anglais… La ville se souviendrait donc du siège de Du Guesclin et de la riposte de ses voisins d’outre-Manche ! En tout cas elle arbore, sur le port de commerce et les hauteurs des fortifications de Vauban, un imposant monument américain célébrant la Libération, qui surplombe les fameuses soirées estivales des « Jeudi du port », imbibées de pluie, de bière et de bruits dissonants.

Nous combattons pour que ces jeunes retrouvent le goût de reconquérir et défendre leur région et leur pays ; qu’ils ne sombrent plus dans l’isolement confortable, bercés par les rythmes et les sons nostalgiques d’une musique celtique, et par l’illusion que le traditionalisme est un combat authentique. Ne gageons surtout pas, comme ces médias locaux et certains responsables démagogues, que leurs ancêtres, qui entrèrent nombreux dans la Résistance, auraient prôné la décroissance et le retour au passé.

Il n’est pas d’issue qui ramène au passé. La voie que nous continuerons à tracer est celle d’une Bretagne « phare du nouveau monde », un monde de justice sociale à qui l’on donne les moyens économiques et politiques de prévaloir contre la destruction financière. Un phare est fait pour voir plus loin un monde meilleur et plus beau.

blog : bretagne.solidariteetprogres.org

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