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Bretagne/Redon : Interview avec Alexandre Noury

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Interview avec Alexandre Noury
Candidat de S&P aux élections cantonales partielles de Redon (35), publiée dans Nouvelle Solidarité.


Nouvelle Solidarité : Alexandre, cette élection a lieu au milieu de la pire crise financière que l’humanité ait connue. Quel message veux-tu adresser aux Redonnais ?

A. Noury : Le message est que les gens devront subir l’austérité jusqu’à la fin de leur vie si on ne change pas le système économique, si on n’effectue pas une reconversion de l’industrie automobile, qui est un secteur particulièrement touché à Redon.

NS : Redon a la réputation d’être très industriel.

AN : Il y a eu une industrie agricole florissante, c’était l’entreprise Garnier, qui a dû fermer dans les années 1970, après presque un siècle d’existence. Elle avait pourtant permis la mécanisation de l’agriculture et au monde rural d’avoir des emplois plus qualifiés. Ce fut terrible : 1000 personnes étaient employées par cette entreprise, sans tenir compter des sous-traitants et autres emplois indirects.

NS : Y a-t-il eu reconversion ?

AN : Il y a eu une diversification : une fonderie qui était déjà là a continué, ainsi qu’une entreprise chimique importante, une usine Bic et bien sûr, les équipementiers automobile, comme Faurecia, qui est directement liée à Citroën PSA, basé à Saint-Jacques-de-la-Lande, près de Rennes.

NS : Que proposes-tu pour faire face à la crise ?

AN : Nous faisons campagne depuis plusieurs mois dans cette région, d’abord avec le tract « l’indispensable rupture avec l’empire financier », de Cheminade, distribué en France à 500 000 exemplaires en novembre, puis un autre appelant à une Commission Pecora. Mais depuis le début de cette campagne, nous sommes beaucoup plus présents : nous allons partout à la rencontre des gens pour leur parler avec passion, et ils nous répondent.
Nous nous rendons aux vide-greniers, économie parallèle symptomatique d’un niveau de vie qui chute et où les gens essaient de trouver des plans B qui sont plutôt des plans D, comme débrouille. Nous distribuons devant les entreprises, à l’hôpital, et nous faisons beaucoup de porte à porte.

NS : Quel espoir que ton plan de reconversion de l’automobile soit adopté ?

AN : Déjà les ouvriers rencontrés à la sortie des usines ou chez eux, en porte à porte, savent que c’est possible. Par exemple, une usine du canton produit des plastiques à forte valeur ajoutée (des tableaux de bord), mais dans le passé, on y fabriquait des salons de jardin ! Les gens savent aussi que l’autre usine qui fait des sièges pour l’automobile pourrait aussi bien en fabriquer pour des trains. Mais les gens s’interrogent : il y a déjà des usines qui fabriquent des trains. C’est juste, sauf qu’il faut plus de trains pour développer le monde. On a besoin de grands projets pour produire tout ce qu’il faut pour équiper la planète afin d’accueillir correctement les 6 milliards d’individus que nous sommes.

NS : Est-ce que l’industrie évoque elle-même ces reconversions, ou t’es-tu lancé dans un combat donquichottesque qui n’a aucune chance d’aboutir ?

AN : L’Etat français a passé une convention pour que le site Faurecia de St-Nicolas-de-Redon, qui doit fermer en 2011, soit racheté par un repreneur en vue de le reconvertir dans l’aéronautique ou le naval. Mais pour l’instant, rien n’est décidé. La semaine passée les syndicats étaient furieux car rien de concret n’était annoncé.

NS : Que disent les autres partis sur la crise, que proposent-ils ?

AN : Ils en parlent, bien sûr, mais n’ont aucune solution cohérente. Le maire de Redon, M. Bourguet (Centre-droit), déclare qu’il n’y a pas de solution miracle. Il voudrait que le bassin du pays de Redon accueille de nouveaux emplois liés à la construction, une économie plus verte, une économie sociale, mais pas de grand projet industriel. Il y a d’autres projets d’infrastructure autour de Redon, telle une route à quatre voies en direction de Rennes qui n’est pas finie, un projet d’aéroport entre Rennes et Nantes, et le contournement de Redon.
Le problème est que tous semblent croire que ces projets verront le jour, sans tenir compte qu’il faut changer ce système économique qui les empêche d’avancer.

NS : Dans ce contexte morose, ta campagne sort sans doute du lot.

AN : La réaction de la population à ma campagne est excellente. Le bouche à oreille fonctionne à merveille. En plus, avec 6000 tracts distribués sur la reconversion de l’automobile, dans un canton qui ne compte que 13 000 électeurs, la visibilité est très grande !
Le média local, Les infos du pays du Redon, s’est même cru obligé de jeter du purin sur ma campagne, en publiant un long article qui déforme mon engagement et diffame Solidarité et Progrès, me faisant passer pour un idiot adepte d’une secte. Mais son titre : « Il veut condamner les banquiers tricheurs ! » est révélateur de ce qui gêne dans ma campagne. Comme je suis le seul jeune du pays à sortir de la forêt, ils prennent une balle à sanglier et « pang ! »
Mais tous les gens qui me connaissent, y compris certains élus, trouvent cet article dégoûtant. En le lisant, une élue du canton a reconnu l’auteur et elle était furieuse qu’il n’ait pas eu le courage de le signer. Cet article aura l’effet inverse.

NS : Quels sont les intérêts derrière ce journal ?

AN : Le journal est financé et l’équipe de rédaction tenue par Yves Rocher, l’industriel local qui a fait fortune dans les produits cosmétiques.

NS : Il n’y a pas un petit parfum des années trente, justement ?

AN : C’est le problème, nous avons le choix entre sauver le système ou les gens, moi j’ai choisi les gens car j’en fais partie.


Son Blog de campagne :
http://alexandrenoury.over-blog.fr/

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