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Grenoble : Le « Forum Libé » passe à table, notre table

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Souvent le scepticisme s’installe à l’idée de changer le monde politique, mais c’est parce que, la plupart du temps, la question est vue dans un monde constitué de relations fixes entre citoyens, médias et politiques. C’est là que les débats publics offrent un levier indispensable pour notre action afin de dénoncer, devant les gens et leurs représentants, ceux qui poussent nos sociétés à leur destruction, et de fournir les armes à ceux qui, sur l’estrade ou dans la salle, ont du courage pour les combattre !

C’est dans cette idée de nourrir l’action des uns et des autres que nous nous sommes rendus les 18, 19 et 20 juin au Forum organisé à Grenoble par le journal Libération, en collaboration avec Le Nouvel Observateur, Terra Nova (think-tank socialiste), la Fondation Jean Jaurès et quelques autres. De nombreux élus de gauche, du Parti de Gauche en passant par les Verts, et bien des pontes des milieux économiques et médiatiques y étaient invités.

Au programme : les retraites, l’Europe, la dette, la jeunesse. Les débats auraient pu être politiques mais malheureusement, certains orateurs affirmèrent leur impuissance à coup de « mais vous vous attendiez à quoi ? » Ainsi, Jean-Pierre Jouyet, de l’Autorité des marchés financiers, nous répondit sur la question du Glass-Steagall : « Le Glass-Steagall global, c’est "in your dream"[dans vos rêves]  ! Nous n’avons même pas le contrôle des marchés européens, alors… »

Quel 18 juin ! Un manque de courage qui limita à faire des retraites et de la dette un problème fiscal, de l’Europe, un problème institutionnel, et de la jeunesse, un problème d’écoute. Pas de changement du système financier ni d’horizon de long-terme mais seulement (et cela pendant des heures de conférences) comment ajuster la fiscalité pour que l’austérité ne coule pas la reprise ? Comment faire face, courageusement, à la dette sans renier ses valeurs socialistes ?

« Et le débat ? A nous de parler maintenant ! » C’est ce qui, légitimement, fut souvent réclamé dans les salles, le micro restant, comme la balle d’un jokari, accroché à l’estrade. Certains, horrifiés par le lien entre ces élites et un certain public de courtisans venu tout de même en nombre, montrèrent l’exemple en amenant à parler des vraies questions. Ainsi, après une conférence sur les retraites, une dame s’est levée pour la première question, offusquée qu’on n’ait pas abordé la disparition de notre souveraineté monétaire alors qu’elle aurait dû être la première chose à traiter. Et lorsque lui fut répondu par Jean-François Kahn que cela n’était pas la question, elle répondit : « Ah si, c’est la question ! »

Cette colère latente fut amplement perceptible lors de nos diverses interventions. Quand, questionnant les orateurs sur la nécessité d’organiser une banqueroute contrôlée des spéculateurs grâce au Glass-Steagall, aucune réponse compétente ou courageuse n’a été apportée, les questions qui suivirent se sont focalisées sur cette question précise. Lorsque dans l’un des derniers débats sur le thème du courage en politique, tout comme à l’extérieur du bâtiment où nos équipes abordaient les participants, nous avons fait référence à notre bataille contre les milieux financiers lors des présidentielles de 1995, le débat passa vite de la question du courage à la bataille contre la finance !

Parce que nous aurions dû être sur l’estrade et pas seulement dans les salles, nous avons installé une table militante à petite distance du Forum aussi longtemps que dura l’évènement, afin de parler à un maximum de monde. Entrepreneur bridé par ses banquiers, jeune journaliste découvrant la nature de cette dette tant « débattue », professeur des écoles et des lycées, ingénieur au centre d’énergie atomique, beaucoup purent ainsi s’y arrêter et voir l’importance de nos projets pour reconstruire notre société dans le même esprit qu’à la Libération (rien à voir avec le journal...). Mais surtout, ce qui fit que certains laissèrent leurs coordonnées, une contribution financière ou achetèrent des documents, fut le fait d’avoir reconnu en notre bureau politique improvisé, leur propre capacité de transformer, en vrais citoyens, la situation où l’on avait tenté de les enfermer, ces élites ayant elles-mêmes écarté cette nature-là de leurs propres personnes.

Changer les choses en donnant à notre population les outils nécessaires à son intervention politique, ça n’est pas « in your dream ». Ça marche ! C’est ainsi que madame « Ah si ! » revint nous voir le dernier jour, une fois nos documents bien étudiés : « Vous devez mettre Pecora sur internet et imprimer un million de documents ! Les gens doivent connaître ! » (Pour mémoire, un million et demi de tracts distribués en faisaient mention.) Si vous n’êtes plus du genre à rester « in your dream », c’est le moment de nous aider, de planter à côté de ces forums, de votre mairie, de votre conseil général ou de votre immeuble mitoyen, une table militante pour réunir ceux qui aujourd’hui veulent agir.


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