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Intervention à la conférence d’Hélène Langevin-Joliot

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Hélène Langevin-Joliot de passage à Rennes

L’Arcouest, petit coin de paradis aux radiations universelles


par Alise Frank, LYM Rennes


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Irène et Frédérique Joliot-Curie, avec leurs enfants, Hélène et Pierre.

L’Arcouest, plage des Côtes-d’Armor : c’est là que se réunissait un groupe d’intellectuels scientifiques et littéraires pendant la première moitié du XXe siècle. Parmi eux, les Curie, Joliot et Langevin, pour ne citer que ceux qui nous sont les plus familiers.

J’ai eu l’occasion de découvrir le destin de cette « colonie » d’universitaires lors de la conférence d’Hélène Langevin-Joliot, petite-fille de Marie Curie, qui se trouvait à Rennes ce mardi 13 janvier 2009, à l’Espace des Sciences.

Cette rencontre fut pour moi des plus enrichissantes. Une véritable occasion, en découvrant les recherches et engagements politiques de ces grands femmes et hommes, d’avoir un sens concret de l’aspect universel du rôle de la science et de la découverte dans la société humaine.

Mme Langevin-Joliot, elle-même chercheuse dans le nucléaire, a pu, à travers son exposé sur la petite « colonie » de l’Arcouest, nous dévoiler ses attentes quant au rôle de la technologie. « Le progrès ne fait pas tout mais représente la condition nécessaire à l’évolution de la société », nous dit-elle. Je n’ai pu m’empêcher de penser aux conceptions d’économie physique de Lyndon LaRouche, où la survie réussie d’une société dépend de sa capacité à accroître la densité de flux énergétique en faisant avancer la science. Ce qui est le plus important devient alors, non pas la machine-outil utilisée, mais cette capacité qui réside dans l’esprit humain de faire des découvertes. Et cela change la donne sociale.

Nous pouvons dire, de ce point de vue, que les Joliot-Curie ont largement contribué à développer le potentiel d’accroître le niveau de vie sur terre. Se plonger dans l’histoire de cette incroyable famille, c’est redécouvrir l’histoire de la France et de l’humanité. La découverte de la radioactivité et de son utilisation industrielle a fait plus que créer une nouvelle discipline scientifique, elle a augmenté le potentiel de vivre dans un monde qui ne serait plus jamais celui d’hier. En aucune manière nous ne pouvons comparer le potentiel de développement d’une société qui utilise le pétrole avec celui d’une société qui maîtrise la fission nucléaire, puis la fusion. A l’époque de cette découverte, la première réaction fut celle d’un enthousiasme sans limite pour le progrès et l’espoir d’un monde meilleur. Hiroshima et Nagasaki tombèrent illégitimement et à pic pour briser cette effervescence. Mme Langevin-Joliot dénonça d’ailleurs les débats et opinions fondés sur l’apparence, car il est clair que le nucléaire n’a jamais eu vocation à la guerre ni aux bavures politico-économiques telles que Tchernobyl.

Pour s’en convaincre, il suffit de regarder quels sont les individus qui l’ont découvert et appliqué. Première Guerre mondiale, Marie Curie engage sa vie et celle de sa fille sur le front. Pour faciliter les interventions chirurgicales urgentes sur les poilus blessés, elles créent les « petites Curie », des voitures équipées d’appareils radiologiques, à l’époque totalement nouveaux. Anciens dreyfusards, c’est de plein pied que cette famille de républicains s’engage auprès du gouvernement Blum. Irène Curie en sera d’ailleurs une des premières femmes ministre. Sa sœur Eve n’hésita pas à s’engager auprès de la France libre. Tous ont résisté contre le nazisme. Puis le couple Joliot-Curie s’est avéré un élément majeur de la politique énergétique de la France, en participant au Commissariat à l’énergie atomique (C.E.A), sous De Gaulle.

Pour conclure, Mme Langevin-Joliot précisa qu’il faut, bien sûr, connaître le passé et que s’il s’avère plus qu’utile de pouvoir retraverser les grandes découvertes, l’on ne pourra jamais les revivre toutes en une seule vie ; le plus important, c’est « le plaisir de la découverte ».

« Le plaisir de la Découverte », la première fois que j’ai entendu cette expression, c’était lors de la campagne présidentielle 2006/2007 de Jacques Cheminade. Cela pourrait tout à fait résumer l’idée de son projet pour l’éducation, ainsi que le rôle de notre Mouvement de jeunes de par le monde : l’alliance de la pensée politique avec le plaisir de transmettre forme ainsi la combinaison gagnante de ceux qui souhaitent désarmer l’oligarchie qui tente inlassablement d’entraîner l’humanité en Enfer (leur enfer), en abêtissant chacun et tous. Cette bataille est le fruit d’un travail quotidien engagé par notre mouvement de jeunes.

Nous nous faisons donc un plaisir de partager cette idée que nous faisons vivre, pour une véritable Renaissance économique et culturelle. Nous avons pu dernièrement engager cette discussion avec plusieurs lycéens rencontrés lors des mobilisations ou à proximité des lycées où nous avons distribué des tracts. Il se trouve qu’en ce moment ont lieu différents salons étudiants où nous avons pu, là aussi, rencontrer des représentants des générations qui seront bientôt appelées à diriger le pays. Tous les week-ends, nous poursuivons notre projet en travaillant avec ceux d’entre eux qui estiment nécessaire de se ré-accaparer leur processus de réflexion. Un des meilleurs moyens pour cela est de s’instruire à travers les œuvres d’individus qui en avaient tout à fait conscience et qui ont légué à leurs successeurs le fruit de leur liberté intellectuelle. Marie Curie et Johannes Kepler (1571-1630) étaient de ceux-là. Le couple Curie refusa toujours de déposer un brevet pour leurs découvertes et n’en gagnèrent que la fierté d’avoir contribué au bien commun. Johannes Kepler prit la peine d’écrire et publier l’ensemble de ses recherches en astronomie, et tout nous est parvenu : les hypothèses, les erreurs, les réussites, les découragements mais aussi les joies d’avoir su voir dans l’obscurité de la voûte céleste.

Bref nous essayons de créer l’opportunité que Marie et Pierre Curie ont su saisir en développant une dynamique sociale et d’éducation autour de leurs recherches. Et vous, êtes-vous prêts à devenir « L’arcouestien » ?

La conférence sera prochainement disponible en vidéo sur le site www.espace-sciences.org/

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