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Kesha Rogers en France : Nous inspirer de la vraie Amérique !

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Par Bertrand Buisson

C’est une combattante victorieuse que nous avons accueillie à Paris, Lyon et Rennes ; victorieuse mais encore au combat. Le 2 mars dernier, Kesha Rogers remportait les primaires de la 22e circonscription du Texas et sera donc la candidate démocrate dans l’élection du 2 novembre pour le mandat de représentant au Congrès américain. C’est en faisant souffler ce vent de victoire dans un moment de l’histoire où tout est remis en jeu, qu’elle est venue à la rencontre de plus de deux cents de nos militants et sympathisants lors de trois réunions en France. Point de recette magique, non. Ce qu’elle a nous donné, ou plutôt ce qu’il y avait à prendre, passe avant tout par le cœur, par ce qui l’a amenée à outrepasser le politiquement correct pour répondre à cette exigence de justice du peuple qui ne peut plus attendre.

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Kesha Rogers à Lyon, avec Jacques Cheminade

Nouvelle tête contre vieux débris

Pour l’appareil démocrate texan, Kesha Rogers est une emmerdeuse. A tel point que plus aucun candidat proche de Lyndon LaRouche ne sera dorénavant accepté dans les primaires. Elle a osé faire campagne en appelant à la destitution de Barack Obama, au sauvetage de la NASA et à la mise sous tutelle de Wall Street. 53 % des électeurs démocrates l’ont soutenue après moins de trois mois de campagne sur le terrain. Face à elle, le candidat soutenu par le Parti, disposant donc de généreux financements et de nombreux relais institutionnels, n’a recueilli que 27 % des voix. De quoi rendre fou les bureaucrates qui n’y ont rien compris ! A peine les urnes dépouillées, son adversaire déclarait que les gens ne savaient pas pourquoi ils avaient voté pour elle... Ce mépris ne fit que renforcer les électeurs dans leur rejet des politiciens au profit de nouvelles têtes bien plus promptes à défendre l’intérêt général. Lorsqu’on lui pose la question, Kesha Rogers n’en a cure d’être rejetée par ces vieux débris : « Je me fiche complètement d’être soutenue par le Parti, j’ai le soutien du peuple ». Le phénomène Kesha Rogers pourrait bien se répéter ailleurs aux Etats-Unis, où des élus démocrates et républicains viennent de perdre les primaires et ne pourront donc pas être candidats à leur réélection. Tous ont le même profil : ils ont voté le renflouement de Wall Street, la réforme « corporatiste » du système de santé et sont opposés au retour de la loi Glass-Steagall. Le combat sera dur pour remporter l’élection de novembre face au républicain Pete Olson, a-t-elle confié, mais il s’agit ni plus ni moins, pour elle et les autres candidats larouchistes engagés à Boston et San Francisco, de créer une dynamique politique permettant de revenir sur quarante ans de saccages qui menacent aujourd’hui la survie même des Etats-Unis. A peine atterrie à Houston après son séjour chez nous, Kesha Rogers était de retour dans sa circonscription pour mobiliser les Texans sur le retour à la loi Glass-Steagall de Roosevelt.

Le « Houston spirit »

L’esprit pionnier est dans la nature de Houston. C’est dans cette 22e circonscription que se trouve le Johnson Space Center de la NASA, cœur du programme spatial habité lancé par le président Kennedy et qui mobilisa toute une nation dans la politique de « nouvelle frontière ». Les Houstoniens n’ont pas accepté le démantèlement du programme de vols habités, annoncé par Obama en janvier dernier. Interpellée lors de nos réunions, ici en France, sur la nécessité de relancer l’aventure spatiale vers la Lune et Mars, alors qu’il y a une misère si grande sur Terre, Kesha Rogers a répondu sans ambages : « Confronter et résoudre les grands défis scientifiques posés par le voyage vers Mars accroîtra sans aucune commune mesure les pouvoirs productifs du travail et le potentiel de développement sur Terre. On ne pourra résoudre la crise alimentaire et la crise énergétique qu’en engageant un programme scientifique sur deux à trois générations, qui soit un moteur pour l’ensemble de l’économie. » [*] En lui accordant leur suffrage, les électeurs ont montré qu’à l’austérité financière, ils préfèrent de loin relever les défis d’une vision de développement à long terme.

Ligne de fracture

La ligne de fracture dans la politique américaine a été complètement redéfinie depuis le renflouement de Wall Street et le passage en force de la réforme de la santé. Comme l’a expliqué la candidate démocrate, la bataille n’est plus « démocrates contre républicains » mais « patriotes contre traîtres » ; on est soit du côté de Wall Street, soit du côté de Main Street. Les électeurs démocrates texans ont voté contre le corporatisme du plan de renflouement et de la réforme de la santé. « Les responsables doivent être virés et de nouveaux dirigeants nommés pour qu’on puisse mener une politique de sortie de crise », lance-t-elle. Contrairement à la ligne répandue par les médias, « du pur mensonge », la contestation populaire contre la Maison Blanche et le Congrès qui s’est déclenchée l’été dernier (Town Hall meetings, Tea Party movement, etc.) n’est pas orchestrée par les républicains. « Regardez, je suis une démocrate et j’ai été élue par des démocrates en appelant à destituer Obama ; la réalité c’est que les Américains méprisent Washington parce qu’ils ont été trahis. »

A travers ses discours, Kesha Rogers a envoyé un message clair sur l’action politique. Que ce soit là-bas ou ici, les conditions sont les mêmes : nous arrivons à un point de rupture dans la société qui rend possible de grands changements. Pour que le cours des choses bascule du bon côté, il ne faut pas attendre que les choses et les gens changent. Sa candidature est un engagement permanent à éduquer la population. Son exigence intellectuelle envers ses concitoyens est la clé de toute révolution. « On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré », disait Einstein. C’est encore plus vrai dans la période mouvementée de l’histoire que nous vivons.



[*Voir la vidéo From Moon to Mars : The New Economics
http://www.youtube.com/watch?v=i7cXIOttE2o

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  • petite souris • 18/05/2010 - 21:51

    Le phénomène Kesha Rogers pourrait bien se répéter ailleurs aux Etats-Unis, où des élus démocrates et républicains viennent de perdre les primaires et ne pourront donc pas être candidats à leur réélection. Tous ont le même profil : ils ont voté le renflouement de Wall Street, la réforme « corporatiste » du système de santé et sont opposés au retour de la loi Glass-Steagall.

    Le 2 novembre c’est bien loin, et cela va être une belle pagaille...

    Puissent les candidats en France être des Kesha Rogers pour outrepasser le politiquement correct et répondre à cette exigence de justice du peuple qui ne peut plus attendre.

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