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L’Europe bascule-t-elle dans le camp néoconservateur ?

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Un new deal pour l’économie mondiale !

Alors que le krach financier s’aggrave, l’Europe sombre peu à peu dans l’ingouvernabilité.

Helga Zepp-LaRouche

Jeanne d’Arc doit se retourner dans sa tombe. Alors qu’à son époque, la France se libérait héroïquement de l’occupation anglaise, posant les fondations du premier Etat-nation souverain, le 6 mai dernier, les électeurs français ont voté pour rétablir un contrôle britannique sur le palais de l’Elysée. Ainsi, au début de la semaine, le Financial Times de Londres s’est félicité de la nouvelle situation en Europe, notant qu’il n’arrive pas souvent qu’un Premier ministre britannique puisse compter « sur un ensemble de chefs de gouvernement si conformes aux instincts britanniques ». Le Premier ministre Tony Blair, principal architecte des mensonges ayant servi à justifier la guerre contre l’Irak, a aussitôt exprimé sa satisfaction face au changement en France, tandis que la chancelière Angela Merkel s’attend à une amélioration des relations franco-allemandes - sous l’égide britannique.

Quant à Nicolas Sarkozy, il donne priorité au rapprochement avec le gouvernement Bush, son hostilité vis-à-vis de la Russie et du président Vladimir Poutine étant bien connue. Bref, dans l’ensemble, la situation en Europe s’est considérablement aggravée. Face aux tensions ayant créé une situation d’ingouvernabilité dans un nombre grandissant de nos pays, il devient de moins en moins probable que l’Europe propose des initiatives politiques à même de parer aux dangers fondamentaux qui guettent le monde.

De nombreux défenseurs de la synarchie internationale se sont réjouis de la victoire de Nicolas Sarkozy. Que signifie son élection sur le plan stratégique, au moment où l’oligarchie financière internationale poursuit une campagne massive contre le président Poutine personnellement et une politique d’endiguement de la Russie ? Un aspect important de cette campagne vise à affaiblir le partenariat de la France et de l’Allemagne avec Moscou. Dans le cas de la France, ce but est désormais atteint, et en ce qui concerne l’Allemagne, on n’en est pas loin.

La Russie dans le collimateur

Dans ce contexte, Vladimir Poutine et d’autres personnalités russes, comme le dirigeant de l’Institut USA-Canada, Serguei Rogov, tirent la sonnette d’alarme : le monde est au bord d’une nouvelle Guerre froide et l’épée de Damoclès d’une guerre nucléaire est suspendue sur nos têtes. Récemment encore, le général Leonid Ivachov a mis en garde contre une éventuelle attaque nucléaire américaine contre l’Iran, que le gouvernement Bush-Cheney pourrait lancer sans l’accord du Congrès en orchestrant une grave provocation.

Aux Etats-Unis mêmes, les chefs militaires traditionnels savent que toute frappe militaire contre l’Iran à l’aide d’armes nucléaires miniatures (« mininukes ») mènerait presque certainement à une guerre asymétrique globale. Selon des sources bien informées au sein de cette communauté, c’est dans ce contexte qu’il convient de placer l’actuelle visite du vice-président américain Dick Cheney dans la région. En même temps, en divers endroits d’Asie du Sud-Ouest et du Sud, Washington revendique le droit de stationner des troupes et d’accès aux ports pour les navires de guerre américains.

Quelle est la véritable intention derrière les plans américains d’installer en Pologne et en République tchèque des systèmes anti-missiles, ce qui a amené Vladimir Poutine à renoncer au traité sur les Forces conventionnelles en Europe ? Beaucoup y voient la mise en place d’éléments nécessaires à une troisième guerre mondiale.

Alors qu’à l’époque du chancelier Schröder et du président Chirac, l’Europe constituait clairement un contrepoids à la politique des néoconservateurs anglo-américains, aujourd’hui, elle risque d’être entraînée dans une guerre mondiale où la Russie, la Chine et l’Inde, entre autres, seraient dans le camp adverse.

Du Royaume uni à la Serbie

Cependant, même sans cette escalade de la situation, la mondialisation a déjà instauré un situation d’ingouvernabilité dans de nombreux pays européens. Ainsi, lors des dernières élections en Grande-Bretagne, en dépit des efforts de Londres pour se présenter comme la capitale mondiale des hedge funds, on a vu à quel point le Royaume uni est divisé entre l’Ecosse d’une part, où le Parti national est devenu la plus puissante formation politique, et le pays de Galles et l’Angleterre de l’autre. Le Parti national écossais prépare un référendum sur l’indépendance de l’Ecosse (option rejetée d’office par le probable futur Premier ministre, Gordon Brown) et le gouvernement minoritaire qu’il a créé est fort instable, suite à l’échec des négociations avec le Parti démocrate libéral.

Par ailleurs, en Belgique, les différends entre Flamands et Wallons sont devenus, dans les circonstances actuelles, inconciliables.

En Serbie, l’élection du président du Parti radical, Tomislav Nicolic, à la tête du Parlement fait monter les tensions au Kosovo. En effet, le nouvel élu s’est déclaré prêt à mener la guerre, si nécessaire, au cas où l’Occident soutiendrait l’indépendance du Kosovo. Si l’on ne parvient pas à former d’ici le 15 mai un gouvernement en Serbie, il faudra organiser de nouvelles élections. Dans presque tous les pays est-européens, la situation est extrêmement instable.

En France, avec un président Sarkozy, le pays va se polariser de plus en plus sur le plan économique. En Allemagne également, la Grande coalition (chrétiens-démocrates et sociaux-démocrates) est divisée sur tant de sujets que le désir partagé par tous les dirigeants de rester coûte que coûte au pouvoir est mis à rude épreuve.

L’exemple allemand

En réalité, lorsqu’on regarde de près la situation politique et économique en Europe, elle est bien plus fragile que l’Union européenne ne veut l’admettre. L’exemple le plus flagrant est l’Allemagne même, pays autrefois leader en matière nucléaire, qui ne possède même plus le savoir-faire pour fermer ses centrales. Alors qu’on assiste partout dans le monde à une renaissance du nucléaire civil, notre ministre de l’Environnement bloque toute discussion rationnelle sur le sujet.

Alors qu’une dizaine de pays travaillent sur des projets concrets de train à lévitation magnétique, par exemple au Venezuela ou le long du golfe Persique, tout semble indiquer que le Transrapid de conception allemande n’en bénéficiera pas, mais plutôt la Chine ou le Japon, qui veulent y exporter leurs modèles. Il n’est même pas clair si la technologie du Transrapid, dont la mise au point a été subventionnée par les contribuables allemands, mais qui n’a jamais été exploitée commercialement en raison de l’idéologie "écologiste" prédominante, appartient encore aux Allemands ou si elle a été vendue.

L’ingouvernabilité actuelle de l’Allemagne est patente si l’on considère le fait que ni la grande coalition, ni aucune autre combinaison de partis représentés au Bundestag ne sont en mesure de prendre les décisions dont dépend la survie politique et économique de l’Allemagne. Certes, il y a des députés qui savent que le nucléaire est nécessaire et qu’il existe une technologie de réacteur à haute température parfaitement sûre, ils savent que le Transrapid pourrait connaître un énorme succès dans le monde, ils savent que le thème du changement climatique dû à l’homme est une escroquerie - mais ils n’oseraient jamais risquer leur carrière politique en le reconnaissant ouvertement. C’est cette couardise morale et ce sophisme qui constituent le plus gros problème aujourd’hui.

A bien observer l’état de dégénérescence en Europe, il est clair que le krach financier imminent risque de plonger les structures politiques dans le chaos. Si l’on compare cet étouffant tableau aux multiples projets de corridors de transport et d’infrastructures économiques de base, en Russie, en Inde et ailleurs, en Asie et en Amérique latine, on voit bien que la proposition de Lyndon LaRouche d’initiatives conjointes entre Chine, Inde et Russie avec une Amérique transformée, libérée du parti de la guerre, représente la meilleure chance pour l’avenir. Si ces quatre pays décident de réaliser un nouveau système financier dans la tradition de Franklin Roosevelt, ainsi qu’un New Deal pour la reconstruction de l’économie mondiale, une solution positive peut exister. Alors, les personnes lucides en Europe s’efforceront de soutenir cette alternative.

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