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Référendum sur la constitution : notre programme pour l’Europe

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Le texte qui suit est un extrait du dépliant publié à l’occasion de la campagne européenne de juin 2004.

Le sommeil de l’Europe engendre des monstres. Nos dirigeants actuels, petits d’esprit, pessimistes et manquant de vision, préfèrent soumettre l’Europe à un ordre mondial de pillage économique et à des guerres impériales imposées par les néo-conservateurs américains et le blairisme anglais, plutôt que d’oser changer la donne.

L’Europe doit se ressaisir, retrouver l’optimisme et la volonté d’action que les deux guerres mondiales du XXe siècle ont si fortement affaiblis.

Les conditions sont réunies pour qu’elle retrouve un rôle de premier plan dans le monde. L’ordre financier international de changes flottants adopté à la mort du système de Bretton Woods, en 1971, est aujourd’hui menacé d’explosion. C’est une bonne nouvelle ! Sa fin doit être l’occasion de nous remettre en cause, de rejeter les valeurs économiques que nous avons embrassées à cette époque et qui sont à l’origine de la faillite actuelle..

Nous devons saisir l’occasion de l’élargissement aux dix nouveaux pays membres pour repartir sur des bases nouvelles. Dans les conditions actuelles d’endettement, de déficit et de chômage, engendrées par l’adaptation au système néo-libéral anglo-américain, seules deux voies s’ouvrent à l’Union Européenne : l’éclatement pur et simple ou la dérive vers un vaste marché de libre échange dominé par la loi de la jungle financière. Nous proposons, au contraire, de nous inspirer des conceptions économiques des fondateurs de l’Europe de l’après-guerre, de Gaulle, Adenauer et Monnet notamment, pour nous attaquer au grand défi des deux générations à venir : l’industrialisation rapide de l’Eurasie et, du même élan, de l’Afrique, ainsi que la conquête spatiale, vecteur scientifique d’une nouvelle phase de développement de la société humaine.
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La croissance serait revenue, dit-on, aux Etats-Unis... La seule croissance que l’on constate cependant est celle des bulles spéculatives formées par les banques centrales sur les marchés boursiers, immobiliers, hypothécaires et des matières premières, grâce à une politique de faibles taux d’intérêts. 870 000 milliards de dollars, c’est-à-dire environ quarante fois la production annuelle européenne, circulaient en 2003 dans les marchés des dérivés, les produits les plus spéculatifs ! Le monde ne peut plus continuer à vivre du gonflement sans fin des bulles financières, du pillage de nos populations et de l’exploitation de la main d’œuvre des pays du Sud. Avec la courbe de la spéculation financière devenant exponentielle et celle de la production physique par tête en chute libre, comme on le voit dans le graphique, les conditions d’un effondrement de tout le système sont désormais réunies.

C’est dans ces conditions que l’oligarchie financière anglo-américaine songe déjà aux vieilles recettes qu’elle infligea à l’Allemagne surendettée des années trente : l’austérité financière imposée par le chancelier Brüning, que Hjalmar Schacht réalisa pleinement sous le régime nazi. La terrible réalité est qu’un nouveau fascisme monte aux Etats-Unis, dont les tortures en Irak ne sont que le premier symptôme.

Face à la faillite du système, une seule solution est acceptable : une réorganisation financière de l’économie mondiale s’inspirant de celle qui a permis à Franklin Roosevelt de sortir l’Amérique de la grande dépression. Des formules incantatoires du type « l’Europe sociale » ou « l’Europe de l’emploi » ne suffiront pas à mettre fin aux abus de la finance ni à retrouver une croissance productive, des emplois stables et un niveau de vie digne pour tous.

Pour y parvenir, l’Europe doit exiger :

  1. la mise en règlement judiciaire de l’économie mondiale et le retour à un système de changes fixes au cours d’une nouvelle conférence de Bretton Woods, à laquelle devront aussi participer les grands pays du Sud ;
  2. la fin de l’ère des banques centrales indépendantes, héritées du système anglo-hollandais hégémonique depuis 1763, et leur remplacement par des banques nationales souveraines, sous le contrôle politique des peuples ;
  3. la réorientation des capitaux vers l’équipement et la production, via des crédits de type plan Marshall pour financer l’essor de grands couloirs de développement infrastructurel traversant toute l’Eurasie ;
  4. une forte augmentation de la recherche scientifique devant fournir les savants et ingénieurs nécessaires à nos grands projets. Elle devra atteindre 5% des PIB.

Remettre l’argent au service de la production, de l’équipement, de l’éducation, de la santé publique et de la recherche : voilà la grande cause que l’Europe doit faire sienne ! Sans elle, promettre relève de l’escroquerie.

Etre européen, c’est bâtir de la
Méditerranée à la mer de Chine

L’Europe actuelle va dans le mur. Six des quinze pays fondateurs de l’UE ne remplissent plus les critères de déficits et d’endettement imposés par les traités de Maastricht et d’Amsterdam. Les taux de croissance sont partout en baisse et la seule réponse de nos dirigeants semble être : au secours, le Mont de piété ! La France et l’Allemagne, les deux moteurs de la « riche » Europe, en sont à vendre leur patrimoine national et leurs bijoux de famille.

Pourtant, juste à l’est de notre petite Europe, les grands pays d’Eurasie montrent une vitalité et une volonté de développement dont nous semblons aujourd’hui incapables. Depuis des années, la croissance chinoise crève les plafonds avec des taux annuels allant de 7 à 9% ! Et si une partie de cette croissance est due à l’exploitation d’une main d’œuvre bon marché, y compris par nos industries qui s’y délocalisent, c’est surtout la volonté de l’Etat de bâtir des infrastructures modernes et d’industrialiser rapidement le pays qui la nourrit. Tirés par la Chine, la Corée du Sud et le Vietnam, des chantiers s’ouvrent aussi dans une Asie du Sud-Est, traditionnellement plus pauvre. L’Inde poursuit son développement, cependant que, plus près de chez nous, la Russie se remet de la faillite de son système et manifeste sa volonté de jouer un rôle politique et économique majeur au cœur de l’Eurasie.

C’est dans la contribution que nous pouvons apporter à l’industrialisation et à l’amélioration des conditions de vie de ces milliards d’êtres humains en Eurasie, et au-delà, que l’Europe retrouvera le sens de mission qui lui fait cruellement défaut. Pour produire les chemins de fers rapides, centrales énergétiques, grands barrages et autres infrastructures essentielles aux peuples qui veulent sortir de leur sous-développement, la vieille Europe devra remettre en question l’idée qu’une économie peut vivre uniquement de finances et de services. Elle devra réorienter son économie vers la recherche scientifique, le développement de hautes technologies (trains à lévitation magnétique, centrales nucléaires HTR, etc.) et vers la création d’un plein emploi dans les industries de pointe. Imaginons un instant toute cette région du monde se peuplant et devenant prospère. Les savants français et européens devront collaborer avec ceux de Russie, de Chine et d’Inde, dans ce grand projet à deux générations que constitue l’exploitation des gigantesques ressources minérales de l’Asie centrale et de la Russie du Nord, nécessaires au développement de toute cette région.

Pour cela, il faut faire sauter les verrous imposés par les traités de Maastricht et d’Amsterdam :

  1. remettre le pouvoir politique au cœur de l’économie ;
  2. remplacer la Banque centrale européenne par un système européen de banques nationales souveraines, sous contrôle des Etats citoyens. Il faut rassembler les banques nationales des pays membres autour de grands projets en alimentant le développement physique par des crédits publics, garantis par un euro à référence-or, et non en partant de la monnaie pour opérer un triage social et industriel comme aujourd’hui ;
  3. rendre aux Etats le pouvoir d’émettre du crédit pour des investissements infrastructurels en y consacrant jusqu’à 10% du PIB européen ;
  4. négocier un traité d’association avec les pays eurasiatiques et l’adhésion de la Turquie, pont de paix entre l’Asie du Sud-Ouest et l’Europe, pour passer à la réalisation de ces projets ;
  5. favoriser les industries de pointe (TGV, Maglev, réacteurs HTR, fusion thermonucléaire) ;
  6. accroître la part de la recherche dans les PIB nationaux jusqu’à 5%. L’ordre de grandeur à consentir serait d’environ 1000 milliards d’euros par an pour l’équipement, de la Méditerranée à la mer de Chine, et 200 milliards d’euros pour un plan d’urgence en faveur de la recherche. L’Europe ne peut être pensée dans le court terme, avec des formules institutionnelles ; elle ne peut réellement exister que comme projet pour les générations futures, en devenant plus grande que la somme de ses parties.
Etre européen, c’est garantir la justice sociale

L’Europe ricane cyniquement sur l’absence de protection sociale aux Etats-Unis et pavoise sur son économie « sociale » de marché. Le fait est que depuis trente ans d’adaptation au système anglo-américain, il ne reste plus grand-chose de cette exception européenne.

L’Europe de demain ne pourra être construite qu’en s’inspirant des meilleures conceptions de notre histoire. Au sortir de la guerre, influencé par le programme du Conseil national de la Résistance qui appelait à « l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières, de la direction de l’économie », le préambule de notre Constitution de 1946 réaffirme « les droits inaliénables et sacrés » de tous à « obtenir un emploi » et rappelle que « la nation assure à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement. ». « Elle garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. ».

Cependant, au nom de la soumission aux règles du jeu économique des traités de Maastricht et d’Amsterdam, ces principes sont aujourd’hui totalement bafoués.

Avec un taux de chômage réel qui dépasse les 10% depuis vingt ans, le droit à l’emploi n’est absolument plus garanti en Europe. La chute de la part de la masse salariale dans le revenu national, qui est passé en France de 70% à 60% en vingt ans, est la cause principale des déficits monstrueux accumulés par les systèmes de santé partout en Europe. Mais, plutôt que de remettre en cause les privilèges accordés depuis vingt ans aux marchés financiers, les gouvernements préfèrent rogner les « droits inaliénables » des populations. La canicule a montré à quel point le droit des « vieux » à une fin de vie décente a été complètement trahi. En dix ans, de Balladur à Fillon, l’âge de la retraite a été repoussé de quatre ans et les montants versés revus fortement à la baisse. Le droit à « la protection de la santé » ne se porte guère mieux. Depuis les années 80, les gouvernements, de gauche comme de droite, ont taillé dans les remboursements de la Sécurité sociale (plus que 60%) et ponctionné les salariés afin de couvrir les déficits provoqués par un chômage de masse persistant. Aujourd’hui, le nouveau ministre de la Santé veut franchir un cap supplémentaire en proposant de retirer la responsabilité de la Sécurité sociale à l’Etat et de la transmettre, avec des délégations de pouvoirs conséquentes, à des organismes indépendants ! Ces Ponce Pilate seront investis pour organiser le triage au nom d’une rentabilité comptable.

La santé n’est pas un « coût » pour la société, mais un investissement pour le futur. Grâce à l’énergie libre engendrée par la réforme économique que nous proposons, l’Europe pourra :

  1. rétablir une retraite convenable ;
  2. mettre fin à toute tentative d’imposer une maîtrise des dépenses de santé, que ce soit via des agences de contrôle « indépendantes » ou des schémas tels que les « enveloppes budgétaires » imposées aux hôpitaux ;
  3. revaloriser de toute urgence la médecine générale ainsi que les effectifs et les statuts des personnels, notamment infirmiers, à l’hôpital et dans les cliniques ;
  4. être à la pointe des progrès techniques, à l’échelle du projet européen de recherche ;
  5. développer la médecine préventive. La médecine du travail et celle de l’école sont les cadres idéals pour l’amélioration de la prévention ;
  6. réorienter les crédits de la recherche vers les sciences de la vie qui nous fournissent déjà beaucoup d’excellents appareils de diagnostic : scanners, IRM, tomographes à émission de positrons, scintigraphie, sont tous basés sur l’étude des propriétés optiques des tissus vivants ;
  7. la qualité de vie reste la clé de voûte de la santé publique, ce qui implique l’amélioration des conditions de vie, de travail et de transports ;

La sécurité sociale et le service public « à la française » ; doivent être l’horizon de l’Europe. La régression sociale actuelle, organisée par une méga-bureaucratie, n’en est que la caricature désastreuse.

Etre européen, c’est envoyer un homme sur Mars

La fuite des cerveaux européens vers l’Amérique est intolérable, tout comme le fait que de grands projets conçus en Europe, tel le train à lévitation magnétique allemand, Maglev, doivent s’exporter ailleurs pour voir le jour.

Cessons de nous saboter ! Nous vous proposons de construire le futur, dans les deux générations à venir, autour de deux grands projets dont les retombées productives seront immenses : l’industrialisation rapide de l’Eurasie et la conquête de Mars. Ces deux projets sont intimement liés. Le projet eurasiatique, mobilisant des milliards d’êtres humains, posera immédiatement la question de la gestion des matières premières d’une planète en pleine croissance. Outre qu’elle permettra à l’homme d’avoir accès à des produits nouveaux, la conquête de Mars contribuera à améliorer notre connaissance de la physique des matériaux et de mieux comprendre la transmutation des atomes pour la création possible de matériaux synthétiques.

Seuls des projets de cette dimension nous permettront de former des générations de savants, de scientifiques, d’ingénieurs, de techniciens et d’ouvriers qualifiés constituant des équipes pluridisciplinaires et multinationales, fondements d’un développement mutuel et d’un véritable dialogue des cultures, des civilisations et des religions. Seuls des projets de cette dimension, lancés autour d’équipes responsables, justifient des délégations de souveraineté.

Il est clair qu’un grand programme spatial comme celui que nous proposons est impossible dans un système économique et culturel fondé sur le gain financier à court terme et une société du virtuel.

Une véritable politique spatiale ne doit pas se limiter à la banlieue de la terre, elle doit avoir un objectif bien plus ambitieux : l’exploration et l’industrialisation du système solaire et de Mars. Seule une approche audacieuse mobilisera les esprits pour accomplir de grandes choses et aura, comme conséquence, des retombées technologiques énormes sur notre économie, comme le programme Apollo en a eues aux Etats-Unis.

L’exploration de Mars, et au-delà, devra se faire à partir d’une base lunaire, l’attraction lunaire étant faible et permettant un décollage vers Mars dans de bien meilleures conditions. La Lune est aussi un réservoir très important de produits tels que le fer, le titane, le silicium ou même de l’hélium 3 qui pourra être utilisé comme combustible pour la production de l’énergie de fusion. L’ensemble de ce projet nécessitera la création d’une série de stations orbitales, centres à la fois de communication et de recherche, dont le travail débouchera sur la création de véritables usines de l’espace

Pour réaliser tout cela, il faut revoir de fond en comble la politique spatiale européenne.

Dès aujourd’hui, il faut que les pays membres de l’Agence spatiale européenne investissent de toute urgence, au minimum 50 milliards d’euros - 2 milliards par an pour la France - dans un programme pour des vols habités. Il faut ensuite démarrer un programme de conquête lunaire et martienne avec 100 milliards d’euros investis sur vingt ans. Un ensemble de technologies devra être mis au point rapidement : un lanceur lourd, au-delà d’Ariane V, capable d’acheminer de gros tonnages de matériaux vers ces stations spatiales ; des moyens rapides d’aller-retour récupérables, c’est-à-dire un transporteur spatial de troisième génération ; des moteurs à principes physiques nouveaux pour aller vers la Lune et Mars.

L’Europe doit voir grand ! C’est seulement aux frontières de la connaissance que les êtres humains sont réellement eux-mêmes. C’est seulement par un grand projet vecteur que l’on peut changer l’orientation de toute une société.

Etre européen, c’est imposer la paix par le développement mutuel

Aux Etats-Unis, depuis l’époque de Truman, une certaine droite, raciste et impériale, a pris de plus en plus les rênes du pouvoir. La torture pratiquée à l’encontre des prisonniers, en Irak et à Guantanamo, la doctrine de guerre préventive, les mensonges de la guerre d’Irak, le soutien total accordé à la politique de l’extrême-droite israélienne contre la Palestine, ont récemment dévoilé l’horrible visage de ceux qui ont pris ce pays en otage. La doctrine du choc des civilisations, élaborée par Samuel Huntington contre les musulmans, les Asiatiques et les Latino-Américains, met déjà à feu et à sang les pays du Sud.

L’Europe doit s’opposer à cette barbarie. En contribuant d’abord à ce qu’un homme comme Lyndon LaRouche puisse faire revenir les Etats-Unis à leur vocation originale et en promouvant en même temps l’alternative pour rétablir la paix par le développement économique et le dialogue des cultures dans les zones de conflit.

Avec la même détermination dont elles ont fait preuve dans la lutte contre la guerre d’Irak, la France et l’Allemagne doivent amener l’Europe à résoudre deux des problèmes urgents des pays du Sud :

  1. rétablir la paix en Asie du Sud-Ouest. Une Europe avec une économie revigorée par la réforme que nous proposons pourra contribuer à la paix, en facilitant non seulement les accords politiques mais en créant, via des programmes de reconstruction économique d’intérêt commun, les conditions de leur application à long terme. Les principaux problèmes économiques de l’Asie du Sud-Ouest sont l’eau et l’énergie. Dans le voisinage immédiat d’Israël et de la Palestine, les ressources en eau disponibles ne sont pas suffisantes pour permettre à la population de vivre en paix. Avec des moyens artificiels permettant d’augmenter l’approvisionnement en eau potable, comme des installations de dessalement à grande échelle, ainsi que des équipements de production et de distribution d’énergie, on peut assurer les conditions d’unepaix durable dans toute la région.

    Actuellement, les fonds engagés, qui servent surtout à financer les cabinets qui élaborent les projets, sont totalement insuffisants car soumis aux conditions du système dominant : paiement de la dette étrangère et soumission aux règles du FMI et de la Banque mondiale. Seuls des programmes de reconstruction, inspirés de ceux du plan Marshall, seront efficaces. Il appartient à l’Europe de donner aux bonnes intentions de ceux qui ont élaboré le Pacte de Genève les moyens humains et matériels de les mettre en œuvre ;

  2. rebâtir les Etats africains et les aider à lutter contre le sida et les épidémies.La situation africaine est intolérable. Vingt ans de politiques ultralibérales, imposées par le FMI sous le nom de « d’ajustements structurels « , ont abouti à l’éclatement des Etats et au retour au pillage effréné des richesses naturelles immenses du continent par les intérêts financiers des anciennes puissances coloniales. Cette destruction économique a créé les conditions d’émergence de nouvelles épidémies qui, comme le sida, menacent l’existence même de l’Afrique, ainsi que le retour d’anciennes épidémies, tels la tuberculose ou le paludisme, qui avaient été maîtrisées grâce à un certain essor économique et des efforts en matière de santé publique.

    Notre grand projet eurasiatique permettra de dégager les ressources pour ré-industrialiser l’Afrique et pour établir, sur le modèle des Pastoriens, les politiques de santé publique permettant de mettre fin, une fois pour toutes, aux épidémies. Pour commencer, et matérialisersonengagement,l’Europe doit mettre à la disposition de l’Afrique les moyens de traiter le sida à bas coût grâce aux produitsgénériques,en aidant à l’installation d’industries pharmaceutiques africaines. Elle doit fournir les moyens existants permettant de combattre avec succès le paludisme, la tuberculose et le choléra. Enfin, nous devons mobiliser les crédits et les capitaux pour de grands projets d’infrastructure (ports, canaux, ponts, routes, revitalisation du lac Tchad) et des systèmes éducatifs modernes. C’est le minimum que nous devons faire pour prouver notre bonne foi.

Etre européen, c’est lancer
une seconde révolution américaine

La vraie Europe refuse que l’homme soit un loup pour l’homme, elle rejette toute idée de domination impériale, romaine, britannique ou bonapartiste. La vraie Europe, notre Europe, est celle d’Erasme, de Cervantes, de Rabelais, de Léonard de Vinci et de Nicolas de Cues, des révolutionnaires américains et de leurs amis européens, Lazare Carnot en France, Friedrich Schiller et les frères Humboldt en Allemagne. Cet élan de la Renaissance et du XVIIIe siècle n’est pas mort. Faire des Européens à la dimension des moments les plus généreux et les plus exaltants de notre histoire est au cœur de notre projet, ces moments où l’Europe a bâti la République américaine et inspiré la Russie de Pierre le Grand. Sans cette mémoire, l’Europe ne serait qu’un arbre sans sève, aux branches mortes. Faisons-en une projection vers l’avenir.

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