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Tribune militante sur les médias et la politique

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Derrière le bruit médiatique : les renards dans le poulailler

Par Eric Sauzé, militant S&P

A qui ne se contente pas d’absorber naïvement le brouet que nous infligent quotidiennement les media, et sait y chercher au-delà des apparences, le journal Le Parisien du 22 mars dernier offrait dans ses colonnes –involontairement et ironiquement -deux éléments édifiants, et, il faut le dire, préoccupants.

D’abord : consacrant 11 pages aux résultats des élections régionales, le quotidien y commentait un sondage, dans sa rubrique « Le fait du jour », titrant : « Les Français veulent que Sarkozy change de style ». Un article y indiquait à juste titre que l’abstention avait été motivée par le mécontentement. Hormis cette constatation assez évidente, et au-delà du souhait des Français sur le « style » de Sarkozy (mais est-ce vraiment la préoccupation principale de nos concitoyens ?) mis en avant par le journal, ce sondage apportait un enseignement inquiétant pour l’avenir.L’enquête établissait que, pour la présidentielle de 2012, Villepin était le « favori de la droite », et Dominique Strauss-Kahn « le préféré à gauche », crédité de soutiens plus importants que son rival de droite.

C’est là que le citoyen avisé décide de ne pas gober cette « info » présentée comme un fait « objectif », qui, d’ailleurs vise, à « préparer les esprits » au « duel » entre deux champions « choisis » parmi une liste de politiciens adoubés par le sérail, et élaborée par… les gens du sérail. Car, qu’y a-t-il de commun entre Dominique de Villepin, et Dominique Strauss-Kahn, en dehors de leur prénom ? Tous les deux ont professé publiquement leur volonté de « réduire les déficits publics ». Traduisez : mener une cure d’austérité destructrice en sabrant dans les dépenses publiques, et en pratiquant une politique de déflation salariale, dans le style de celles menées en 1935 par un Pierre Laval en France ou , en 1931-32, par un Brüning en Allemagne. Rappelons que M. Galuzeau de Villepin, alors Premier Ministre, se mit une grande partie de la population à dos en voulant faire passer les emplois au rabais du CPE. Quant à M. Strauss-Kahn, qui entretient un flou habile sur ses intentions électorales, et sait se faire désirer, il est le très médiatique directeur du Fond Monétaire International, instance connue pour avoir ruiné les pays du sud par une politique de prêts usuraires assortie de conditionnalités meurtrières : libéralisation, déréglementation, privatisations, et coupes budgétaires désastreuses dans les dépenses publiques, tout cela pour le plus grand profit de l’oligarchie financière qui le contrôle. Et quand on sait que le FMI « conseille » le gouvernement grec, avec l’aval de nos dirigeants européens ! C’est le même Dominique Strauss-Kahn qui déclara, à l’occasion du scandaleux plan de renflouement des financiers il y a peu, qu’ « un dollar investi dans une banque était plus rentable que dans un pont » ! Les bureaux feutrés de Washington D.C. ne donnent vraiment pas le sens des réalités, et n’incitent pas à la compétence.

Revenons maintenant au « Parisien » du 22 mars. Qu’y trouve-t-on en rubrique économie page 13, deux pages après LE grand dossier consacré aux régionales ? La brève suivante, sur –devinez quoi ? le Fonds Monétaire International ! Elle est tellement édifiante, malgré sa discrétion, qu’elle mérite d’être citée intégralement :

« Les pays développés avec des déficits publics élevés (c’est-à-dire les nôtres—NDLR) doivent commencer dès aujourd’hui à préparer leurs opinions publiques aux mesures d’austérité qui seront nécessaires à partir de l’an prochain », a estimé hier John Lipsky, le numéro deux du Fonds Monétaire International (FMI). Ces mesures, qui pourraient se traduire par un recul des allocations santé et retraite, une réduction des dépenses publiques et une hausse des impôts, « devraient être entreprises maintenant par tous les pays qui auront besoin d’un ajustement budgétaire », a précisé le premier adjoint de Dominique Strauss-Kahn. Il a également préconisé certaines réformes des programmes sociaux, et notamment un recul de l’âge de la retraite ».

Vous avez dit fascisme financier ? Voilà un texte qui a le mérite d’être clair, et qui, en plus, publié dans un journal populaire par excellence, donc largement accessible, donne une idée de l’origine des « réformes » que l’on veut nous imposer « avec pédagogie et doigté », avec les « éléments de langage » appropriés, comme le dit notre gouvernement et, plus largement, la nomenklatura. Si cela ne vous met pas en colère…

Conclusion : même dans notre presse fort peu encline à la vérité, « qui cherche trouve », et se met en position de mieux comprendre le monde et d’y intervenir. Alors, citoyens, ne vous laissez pas berner par le renard de gauche ou de droite du poulailler mondialo-français (surtout lorsqu’il parle de « réformes »), ne tombez pas dans le piège de ceux qui le tiennent en laisse, car vous risqueriez de finir comme les poules. Soyez curieux, aiguisez votre esprit, et surtout, agissez politiquement en rejoignant notre combat.

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