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Municipales à Ploërmel : une mobilisation citoyenne

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Militant S&P dans le Morbihan, David Cabas vient de lancer sa campagne municipale avec une liste sans étiquette : « Ploërmel Libre ». A 34 ans, il a déjà été deux fois candidat : aux élections législatives et cantonales. Lors de ces dernières, en 2011, il avait recueilli 7,6 % des voix et était passé devant le premier adjoint Modem de la ville. Entretien.

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David, quelle est la ligne directrice de vos campagnes ?

Il s’agit de mobiliser les citoyens pour qu’ils se réapproprient le débat public. Or, celui-ci dépend d’une réalité fondamentale : notre système financier, basé sur le pillage des gens, est en faillite. Sans séparer les banques, nous n’arriverons à rien. Ploërmel est d’autant plus concernée qu’elle est en proie aux emprunts toxiques, aux réaménagements et aux refinancements de prêts depuis de nombreuses années, ce qui a fait s’accumuler des taux intérêts usuriers et indus. Nous avons beaucoup travaillé pour rassembler les éléments juridiques nécessaires pour se battre sur ce dossier.

Il y a un an, nous distribuions 5000 tracts pour dénoncer la complaisance de Mme Le Marre, maire PS actuelle, sur les emprunts toxiques : un certain nombre de citoyens s’en souviennent encore. Il a fallu attendre cette campagne pour que Mme le Maire se prononce sur le sujet : ils ont fait le choix de négocier avec les banques sans procédure judiciaire à leur encontre, a-t-elle dit. Bref, aucune volonté !

Pourquoi avoir nommé votre liste « Ploërmel Libre » ? Quels sont les points forts de votre programme municipal ?

Il faut rebâtir une résistance contre le monde de la finance ! C’est aussi l’idée de sortir les habitants du poids de l’omerta. Ici tout s’arrange entre notables ; aucun citoyen n’est consulté ni écouté. M. Anselin, le maire qui a précédé Mme Le Marre, est un véritable autocrate, resté au pouvoir pendant 30 ans. Mme Le Marre représentait un espoir mais ce dernier a été déçu car elle n’écoute pas les gens : au point qu’elle est aujourd’hui rejetée !

Nous voulons remettre les citoyens en avant. Chaque mardi, nous organisons une réunion avec les candidats et les Ploërmelais pour parler du programme : l’idée est de rebâtir un corps civique car les gens ont perdu le sens de la façon dont une société peut fonctionner. Dans ce programme, que nous avons discuté en commun, une seule chose était non négociable : la problématique de la dette et la nécessité d’attaquer Dexia en justice, afin de créer un précédent pour les communes alentour.

Ensuite, le problème de l’isolement : on parle de liberté, d’égalité et de fraternité, alors qu’en zone rurale, combien de gens – personnes âgées ou précaires – sont isolés ! Il faudra donc organiser une vraie politique de mobilité avec la communauté de communes d’une part, en multipliant navettes à la demande, bus, etc., et une politique de lien social d’autre part, en utilisant l’accès à l’éducation et la culture. Nos propositions en faveur des pratiques artistiques, musicales et scientifiques, ainsi que pour l’aide aux devoirs – en s’appuyant sur la réforme des rythmes scolaires et en multipliant les initiatives associatives – sont celles qui touchent le plus les gens.

Comment avez-vous rassemblé 28 candidats en 3 mois ?

Un notable ploërmelais me disait en porte à porte : «  Mais je ne connais personne sur votre liste ! » Normal ! Les autres ont les réseaux sans les militants, car ils ne croient pas au militantisme et ne font pas confiance aux gens. Nous, nous avons les militants pour tisser un nouveau réseau. A la grande surprise de nos adversaires et contrairement à ce qu’ils ont tenté de faire croire (y compris certaine presse locale), cela a suffi pour former une liste ! Nous sommes allés chercher les candidats un à un en porte à porte. Nous sommes allés chercher la population silencieuse, celle qui n’est encartée nulle part mais qui sent que tout se dégrade et qu’on va droit dans le mur. A ce stade, une quinzaine de nouveaux candidats se sont décidés courageusement à faire campagne sur le terrain avec nous.

Vos ambitions ?

Si je suis maire, j’embauche tout de suite un cabinet comptable expert en emprunts toxiques, en vue d’un audit sur la dette. Puis on organise une réunion publique pour exposer aux gens la situation et les solutions juridiques. Un référendum sera peut-être nécessaire car il s’agit d’un gros dossier.

Il n’y a que 4 listes à Ploërmel. Les 10 %, nécessaires pour entrer en conseil sont réalisables. Le contraire signifierait que les Ploërmelais ne veulent pas changer. S’ils considèrent crédible la question économique, ils doivent voter pour moi, sinon c’est qu’ils ne prennent pas ça au sérieux. C’est ça qui déterminera ce qu’on fera par la suite.

Propos recueillis par Maëlle Mercier

Le blog de Ploërmel libre

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