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Séparation bancaire : sursaut démocratique de la ville de Givet

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Par Laurent Kraus, militant S&P, Reims

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Tout ne se décide pas à Paris !
A Givet, ville des Ardennes, le conseil municipal vient lui aussi de voter un vœu pour la séparation des banques.

Les mises en garde ignorées sur les conséquences que peut avoir un système monétaire mondial totalement découplé des valeurs effectives de développement humain que sont la santé, la démographie, l’enseignement, l’activité professionnelle et l’efficience énergétique, ont été en leur temps soulignées par l’économiste Maurice Allais et le parti politique S&P.

Aujourd’hui, ces conséquences sont devenues réelles pour la majorité des Français dans notre quotidien. On peut regretter que cela arrive maintenant mais d’une façon ou d’une autre, c’était inéluctable que les crises deviennent toujours plus intenses. La chance que nous avons, c’est de pouvoir travailler ensemble à la refonte d’un nouveau système monétaire débarrassé de ses imperfections d’appréciation des valeurs de bien commun humain.

Le conseil municipal de Givet (6626 habitants, département des Ardennes) qui, à l’été 2013, n’avait pas souhaité voter le vœu de séparation bancaire, a, un an plus tard, après avis de la commission des finances, délibéré à 24 voix pour et 4 abstentions (aucune voix contre) pour la séparation stricte des banques d’affaires et des banques de dépôt. Mais lorsqu’on est convaincu du bien-fondé de sa propre position, on aimerait également que tous ceux qui votent les lois de l’ordre républicain (députés et sénateurs) et tous ceux qu’on côtoie au quotidien pour faire fonctionner l’ascenseur social (conseillers départementaux et régionaux) partagent avec nous le même constat. C’est pour cette raison que le conseil municipal a décidé d’interroger le conseil général des Ardennes et la Région Champagne-Ardenne.

Cette large expression quasi unanime traduit la conscience des habitants de Givet à l’identification du mal qui nous frappe depuis sept ans et auquel les partis conventionnels n’arrivent pas à apporter une réponse crédible.

Dans un système monétaire où la spéculation qui représente dix fois le PIB mondial (les quatre grandes banques françaises détiennent quarante-cinq fois le PIB de la France en produits dérivés) ne cesse de s’accroître et où il n’existe aucune législation pour cantonner le trading à haute fréquence à un outil d’aide à la décision, plutôt qu’à un trader juridiquement irresponsable, il est suicidaire de ne pas séparer les banques de dépôts et les banques d’affaires.

Un véritable vote symbole

Ce vœu de séparation bancaire voté par la commune de Givet, qui a vu grandir Etienne-Nicolas Méhul, cofondateur du Conservatoire de musique de Paris et premier compositeur romantique de France, est un véritable symbole à l’échelle du département des Ardennes. En effet, par cette délibération, le conseil municipal de Givet signifie au Président de la république, par la voie du préfet des Ardennes, que la réflexion sur toutes les questions sociales n’a aucun tabou et que les questions sur le fonctionnement de notre système financier peuvent désormais être entendues par toute la population. Ce signe de bonne santé de la démocratie est encourageant pour notre pays.

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