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Le Conseil général de l’Hérault veut couper les banques en 2 !

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Alors que les élites parisiennes sortaient toutes sonnées des Européennes, des élus locaux ont décidé de ressusciter la bataille contre le monde de la finance.

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Cela n’aurait pas été possible sans la persévérance d’une militante déterminée : lundi 26 mai, le Conseil général de l’Hérault a adopté un vœu exigeant de l’Etat la séparation stricte entre banques d’affaires et banques de dépôts et de crédit. Cette motion a été adoptée à l’unanimité par des élus en majorité… socialistes !

Car malgré l’acharnement des médias à nous faire penser en étiquettes, aujourd’hui, la vraie ligne de partage politique, c’est celle entre le monde politique d’en haut, égaré dans les salons mondains des métropoles, loin de la réalité vécue au quotidien par nombre de Français, et les élus de terrain qui font du « bien commun » non pas une expression creuse, mais un combat au fil des jours, au service de leurs administrés.

La campagne de vœu que nous menons depuis plus d’un an est l’arme politique que nous leur tendons pour contrer la trahison du gouvernement, devenu un relais de la logique financière prédatrice. Non, les politiques ne sont pas tous pourris, à vous d’aller les rencontrer là où vous êtes, comme Julie Perea, et de les mettre à l’épreuve du vœu !

Fière de mes élus

par Julie Perea, représentante S&P dans l’Hérault

Hérault. Le travail de plusieurs mois paye. A peine croyable !
Tout s’est précipité pendant le week-end des Européennes. Le samedi, je lis sur le site du Midi Libre : 600 élus ont manifesté la veille contre le projet de réforme territoriale.

Des commentaires invectivent les élus. Abasourdie, je poste aussi un commentaire qui renvoie à l’article que j’écris en réaction sur mon blog.

Injuste. Cela faisait déjà plusieurs mois que les élus héraultais avaient mêlé leur voix aux autres élus de France contre l’entêtement du gouvernement à poursuivre une politique d’austérité. Sans capacité d’investissement, les collectivités ne peuvent construire l’avenir du pays. Austérité et suppression des collectivités éloigneront les citoyens des centres de décision et les priveront des services publics qu’ils utilisent au quotidien.

11 avril 2014. André Vézinhet, président du Conseil général, lance une pétition pour sauver les départements, que je découvre fin avril. Une aubaine. Je fonce. Le 7 mai, j’y réagis, je la signe. Et lui demande dans une lettre de s’engager sur la nécessité de couper les banques en deux. Je précise que depuis novembre, j’ai remis les mêmes documents à certains élus héraultais dont le président de l’AMF : le kit de campagne en faveur de vœux de soutien pour une loi de séparation stricte des banques.

Condition sine qua non pour assurer un développement économique et social.
14 et 15 mai, Congrès des Maires de l’Hérault. M. Vézinhet y fait un discours passionné. Les interventions des élus sonnent juste, sincère, mais leur pensée s’enferme dans la logique du système libéral. Là, je réalise à quel point notre campagne de vœux est l’arme qu’il leur manque et qu’ils attendent sans le savoir.

M’apercevant, le maire de ma ville, Jacques Adgé, me présente à l’un de ses collègues. Et me glisse qu’il leur parle de notre démarche. Je l’informe avoir profité de ce Congrès pour distribuer à une centaine d’entre eux la lettre adressée à M. Vézinhet et le fameux kit de campagne. Je pars avec l’idée d’en contacter quelques-uns plus tard.

Lundi 26 mai. Au réveil, je l’ignore encore. Mes projets de la semaine vont tomber à l’eau ! 13h. Par mail, Christophe Morgo, le conseiller général de mon canton, m’apprend que le vœu a été voté le matin même par ses collègues du CG et lui. Que signifie « voté » ? Je lui demande si le vœu a été adopté. « Oui à l’unanimité », me répond-il. « U-NA-NI-MI-TE ! » Je n’en reviens pas. J’oublie (presque) de le féliciter et de le remercier. En contact avec lui depuis un an, il m’avait informé le 8 mai qu’un des élus communistes allait rédiger la motion.

Mardi 27 mai. Je file au Conseil municipal de Poussan. Fin de séance, je suis mon maire dans son bureau. Il prépare l’apéro, une habitude d’après CM. Encore seul, je lui donne la nouvelle. Heureux, il rameute les autres élus pour la partager avec eux, leur expliquant l’importance de cette démarche... Jolie coïncidence, c’est Marianne qui me tend un verre de mousseux : « Tu le mérites ! »

Quel décalage avec Toulouse en décembre 2013 ! Les démarches de nos amis militant là-bas avaient convaincu une conseillère municipale d’introduire le vœu au conseil de la mairie centrale. Élus de droite comme de gauche s’étaient alors vaillamment unis pour… le rejeter.

Mais ce grand moment de vérité avait été filmé et la vidéo a fait le tour de la ville ! Aujourd’hui, le nouveau maire de Toulouse prône la fin des vœux dans les grandes municipalités. Finalement, le spectre de MM. Glass et Steagall [1] effraie encore les élus qui refusent de voir le précipice au bord duquel nous sommes.

Je suis fière de « mes » élus qui, par ce vote unanime, montrent… non, prouvent… que le « millefeuille » qu’ils représentent est vital pour garantir le droit de chacun à l’entière croissance !

Détermination, enthousiasme et séparation des banques sont les armes absolues contre l’oligarchie financière. C’est communicatif. Chez vous aussi, des élus ne demandent qu’à connaître notre bataille. Inspirez-les ! Mobilisez-les !

Le saviez-vous ?

En France, le droit est donné aux élus locaux de délibérer sur « tous les objets d’intérêt local ». Rompre avec l’occupation financière en est un !

Ainsi, les collectivités territoriales ont le droit de se prononcer par un vœu sur une affaire telle que le vote d’une loi de séparation stricte des banques. Le Conseil général d’Ille-et-Vilaine, le Conseil régional des Pays de la Loire ainsi que 38 communes dont 2 communautés de communes l’ont déjà fait :

Rendez-vous sur notre page mobilisation !


[1Les premiers législateurs à avoir imposé la séparation des banques, aux États-Unis, sous Roosevelt.

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