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Mme Rabault, les Français veulent de vraies banques, pas des casinos universels !

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Lors du Forum Libération 2013, qui s’est tenu à Rennes les vendredi 29 et samedi 30 mars, la députée socialiste Valérie Rabault participait à la table ronde sur le thème « Faut-il faire confiance aux banquiers ».

Interrogée par une militante de Solidarité et Progrès sur la mobilisation politique actuellement en cours aux Etats-Unis pour faire adopter la proposition de loi HR 129 (Glass-Steagall) de séparation bancaire, Dominique Rousset, la journaliste de France Culture qui modérait le débat s’est empressé de manière préventive de dire qu’une telle loi n’avait aucune chance de passer. Valérie Rabault a ensuite répondu que l’intérêt de la France est de garder des banques universelles car autrement l’économie ne pourrait plus être financée.

« La confiance règne ? » s’interrogeait le Forum. Eh bien, en un sens oui : les grandes banques françaises peuvent faire confiance à Mme Rabault pour défendre leurs intérêts. Cependant en un autre sens non : on ne peut faire confiance à Mme Rabault pour défendre la vérité et l’intérêt général.

En effet, Mme Rabault trompe son auditoire sur ce qui se passe aux Etats-Unis. Là-bas, une grande mobilisation politique est en cours pour revenir à une loi Glass-Steagall, et ce sont les amis de Solidarité et Progrès qui mènent le combat. Les preuves ? Trois Etats ont voté des résolutions en faveur de Glass-Steagall et une vingtaine d’autres l’envisagent. Au niveau fédéral, plus de soixante représentants se sont associés à la proposition de loi HR129.

Quant au rôle économique des banques universelles, on sait bien qu’elles ne financent pas l’économie réelle, et notamment l’industrie. Mme Rabault devrait savoir que la BPI, puisqu’elle a été rapporteure du projet de loi prévoyant sa création, a été mise en place pour pallier à l’absence d’engagement des grandes banques en faveur des PME-PMI.

On ne veut pas croire que le fait que Mme Rabault ait exercé les fonctions de responsable de la surveillance des risques à la BNP Paribas, puis de responsable de la prospective et des risques des marchés dans la banque d’investissement BNP Arbitrage, ait pu avoir une quelconque influence sur son jugement. Cependant, plongée dans un monde auquel on s’adapte pour réussir sans changer de système, elle joue un rôle politiquement néfaste en prétendant, comme nombre de ses amis « socialistes », que rien ne se passe en Amérique alors que c’est de là que peut provenir un espoir.

En tous cas, à la fin de la conférence à laquelle participait Mme Rabault, on a pu assister à une mini-révolte de la salle, avide d’échapper à ce pessimisme. On vit même un banquier de la vieille école se mettre à distribuer des tracts pour un Glass-Steagall global avec nos militants bretons.

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