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Réforme bancaire : mourir pour des lobbys ?

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S’il n’est pas encore établi que la réforme bancaire soit l’enterrement du gouvernement socialiste, en l’état actuel du projet, tout laisse craindre le pire.

C’est la raison pour laquelle depuis trois semaines, Solidarité & Progrès a entamé une mobilisation tout azimut auprès des parlementaires. Chaque député, chaque sénateur a ainsi reçu notre Appel à un Glass-Steagall Global, avec la liste des 265 élus et économistes signataires, et a donc en main notre feuille de route Réforme bancaire : Ce qu’elle n’est pas – Ce qu’elle doit être, établissant l’impératif d’une scission complète des banques. Derrière, ce sont des centaines d’appels téléphoniques aux élus, plusieurs dizaines de militants et anciens candidats aux législatives qui prennent rendez-vous avec eux en circonscription, et de nombreux maires qui vont voir leur député et sénateur à ce propos. Sans compter les milliers de tracts distribués aux différentes institutions politiques (ministère des Finances, ministère de la Défense, Conseil d’Etat, etc.) et le militantisme quotidien mené partout.

« Allô, bonjour. Ce n’est pas la Fédération bancaire ! »

Déjà une quarantaine de rendez-vous sont fixés. Des parlementaires et de nombreux assistants, plus disponibles, surpris par les conséquences assurés de la réformette Moscovici, demandent plus de documents. Car, comme nous le rapportait une assistante, ils ont bien d’autres appels à ce propos mais… de la Fédération bancaire ! Du côté UMP, il y a hésitation entre l’impuissance de la minorité (« Vous savez, c’est la majorité qui décide de toute manière. Alors moi... ») et le : « Quand même on n’aurait pas dû laisser filer les banquiers si facilement en 2008 ! » Du côté de la majorité, souvent peu de doutes, ils savent ce qu’ils font... Mais tous ne sont pas fous, certains socialistes et pas mal d’assistants veulent comprendre notre point de vue et surtout, ce à quoi les banques universelles françaises ne veulent pas croire : la faisabilité d’un retour à la séparation stricte. (« Je ne peux pas dire que je sois d’accord sur tout avec S&P, mais sur l’économie, si. Je vais en parler au député. » « Sûr que c’est plus Le Bourget là, je suis d’accord ! »)

Sûrement qu’écrire le projet de loi avec la tête dans le sable a permis à Moscovici de ne pas se laisser désorienter par les critiques qui sortent de partout, depuis la gauche de la gauche jusqu’à la droite « de production ».

Couper les banques en deux, vraiment ?

À dire qu’il faille couper les banques en deux, maintenant que le danger crève les yeux, nous ne sommes plus les seuls : depuis quelques semaines, nombreux sont les journalistes et les économistes qui dénoncent cette réforme « a minima ». Quand le bateau coule, rares sont les ingénieurs à bord qui n’ont pas de bonnes critiques !

Les choses vont au-delà d’une simple question technique : un maire nous a fait part de son envie de vomir en voyant la mascarade de Bercy alors que le monde agricole dépérit, laissant place au risque de catastrophes alimentaires. Nous rencontrons même des inspecteurs des finances et des maires socialistes favorables à la découpe des banques, écœurés d’avoir cru au « changement ». Alors, socialistes, coupez les ponts avec les intérêts des seuls directeurs de banques universelles.

Il le faut parce que la crise n’est pas une erreur technique. Des hommes, à qui l’on a confié l’économie, ont mené le monde à servir leurs propres intérêts : le serpent a fini par se mordre la queue.

Il le faut aussi pour rétablir l’engagement de tous dans le développement conjoint de la production, du social et de l’innovation. Cette mission dont l’État doit être le garant, en ne cautionnant plus les folies financières des banques universelles, exige qu’il fasse la lumière sur les conflits d’intérêt. Nous pensons à la manipulation de l’Euribor, au scandale Dexia et à tout un système financier opérant hors bilan et hors de tout contrôle (shadow banking).

S’il pouvait arriver que le pouvoir ne s’engage pas dans cette voie, ne laissez pas ce comportement impuni ni cette voie inexplorée.

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