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Tournée militante dans les Alpes : St-Jean-de-Maurienne au coeur du combat

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Tandis que Jacques Cheminade va poursuivre son tour de France militant dans le Sud, S&P Lyon s’est rendu dans les Alpes à la recherche des résistants de Savoie et d’Isère.

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Militants S&P à Saint-Jean-de-Maurienne le 20 juillet 2013.

C’est à Grenoble, Chambéry, Albertville et Saint-Jean-de-Maurienne que nous avons, tour à tour, installé nos stands militants organisés autour de notre campagne politique alpine : « Marre de l’austérité ? Prenez de l’altitude… rejoignez la bataille pour couper les banques en deux ! ».

Entre toutes nos haltes, l’une des plus marquantes et des plus symboliques était certainement celle à Saint-Jean-de-Maurienne, une petite ville de 8 700 habitants, sous-préfecture de la Savoie.

C’est sur la place du forum, au cœur de la ville, samedi jour de marché, que nous sommes intervenus. Entre vacanciers, habitants de la vallée et des hameaux environnants, la foule était au rendez-vous. Peu coutumière des interventions militantes hors périodes électorales, l’accueil a été chaleureux et curieux. D’autant plus que la population avait de quoi raconter.

Comme nous l’a expliqué un ouvrier de Rio Tinto Alcan (Ex-Péchiney), le 13 juillet dernier, Saint-Jean-de-Maurienne était sous les feux des projecteurs : sur le site de l’usine de production d’aluminium, 3 ministres français et 3 patrons internationaux se rencontraient. D’un côté, Jean-Marc Ayrault, Arnaud Montebourg et Thierry Repentin ; de l’autre, Jacynthe Côté (PDG de l’anglo-australien Rio Tinto), Heinz-Peter Schlüter (PDG de l’allemand Trimet) et Henri Proglio (PDG d’EDF) : 6 personnalités réunies pour la signature de l’accord de reprise des usines RTA (Rio Tinto Alcan) de Saint-Jean-de-Maurienne et de Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne) par l’allemand Trimet (65% des parts) et le français EDF (35%).

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L’usine de production d’aluminium par électrolyse de Saint-Jean-de-Maurienne.
Crédit : Julien Lemaître

En vente depuis 2012, l’enjeu était de taille : plus de 2 500 emplois (510 sur le site de Rio Tinto Alcan, et environ 2000 emplois induits (sous-traitants et intérimaires) étaient menacés. Au-delà des inquiétudes légitimes liées aux termes de l’accord et au fonctionnement du groupe Trimet, le soulagement de la vallée est grand depuis le 13 juillet, elle qui voit, depuis une vingtaine d’années, sa jeunesse en recherche d’emploi, partir pour Lyon ou Grenoble, et sa population, diminuer. Loin du « gros business » des stations de ski de luxe de la vallée de la Tarentaise, c’est sur l’activité industrielle que la Maurienne a, depuis plus d’un siècle, toujours misé !

Dans cette logique, un autre projet d’ampleur est porteur d’espoir pour la région : le Lyon-Turin. Les Mauriennais ne sont certes pas tous favorables à la construction de cette ligne à grande vitesse et de son imposant tunnel, mais une majorité incontestable de la population la soutient y voyant une opportunité de regain d’activités pour la vallée. Pour en être convaincu, il suffisait de voir le sourire sur le visage de ce retraité savoyard, passionné de train, expliquant comment serait réaménagée la gare de Saint-Jean-de-Maurienne pour accueillir la future LGV. Non seulement, le projet sera source d’emplois pour la vallée pendant une vingtaine d’années mais surtout, il pourrait représenter le tremplin tant attendu pour développer un couloir d’activités industrielles transalpines.

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L’enjeu réel du Lyon-Turin n’est pas tant de répondre à la demande existante de transport de fret et de voyageurs que de représenter le tremplin tant attendu pour développer un couloir d’activités industrielles transalpines... de portée continentale !

Alors bon, évidemment, le « sauvetage » de RTA, dernier bastion de production d’aluminium de la Savoie, et le projet de LGV Lyon-Turin sont en ce sens, très positifs mais il est néanmoins important de les voir dans leur contexte. Et, malheureusement l’on se rend vite compte qu’ils représentent en réalité les quelques projets et industries rescapés d’une France et d’une Europe qui, par soumission à la finance folle, se désindustrialisent. Combien de temps ces projets tiendront-ils dans le système financier actuel ? A quoi serviront ces projets s’ils ne sont pas soutenus par l’ambition d’autres projets à venir ?

Tels sont les enjeux véritables que nous avons tenté d’apporter à une population qui, même si elle conserve un bon sens industriel, tend néanmoins à s’adapter de plus en plus en plus à des politiques de compressions budgétaires et tourne la tête du côté des montagnes en se disant que quoiqu’il arrive, elle pourra toujours, s’il le faut, retourner cultiver son lopin de terre là-haut. Oui, mais à quel prix ? Si Saint-Jean-de-Maurienne et les montagnes qui l’entourent ont connu pendant plus d’un siècle une véritable expansion, c’était grâce à son industrie. L’autoroute, l’hôpital moderne,… mais également un revenu mensuel assuré pour chaque habitant quelques soient les aléas météorologiques : voilà ce qu’a permis le développement industriel. Aujourd’hui, s’adapter aux mesures d’austérité du gouvernement c’est, dans un sens, accepter le repli sur soi. Voilà pourquoi, aujourd’hui, la bataille que nous menons et que nous sommes allés mener à Saint-Jean-de Maurienne pour séparer les banques en deux et revenir à un système de crédit productif public, est si importante. Nous voulons redonner aux savoyards les moyens de leur développement, les moyens d’accueillir de nouvelles générations qui ne seront pas là en consommatrices du week-end mais en actrices du développement de leur vallée ; de nouvelles générations qui, sans aucun doute, poseront encore et toujours leurs yeux sur les beaux sommets environnants et travailleront gaiement leur potager, mais qui, tout au long de l’année, se battront pour que l’héritage industriel de leurs aînés se perpétue et se développe.

Soutenez notre proposition de loi pour couper les banques en deux !

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