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Crise ukrainienne : Obama s’isole dans sa tour d’ivoire

La rédaction
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Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov (à droite) et son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier.
Crédit : RIA Novosti

Alors que les combats font rage dans le bassin du Donbass en Ukraine, les quatre ministres des Affaires étrangères des pays du « groupe de Normandie » (France, Allemagne, Russie, Ukraine) ont publié une déclaration suite à leur rencontre à Berlin le 20 janvier appelant à une mise en œuvre rapide des mesures arrêtées en septembre 2014 par le groupe de contact de Minsk (Russie, Kiev, République auto-proclamée de Donetsk, République populaire de Lougansk et Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, OSCE).

Les ministres ont appelé à la cessation des hostilités et au retrait des armes lourdes de chaque côté de la ligne de démarcation définie par l’accord de septembre. Ils ont appelé à une nouvelle réunion du groupe de contact de Minsk dans les jours à venir. La réunion au sommet des chefs d’État de ces quatre pays, qui devait avoir lieu à l’origine à Astana, Kazakhstan, a été écartée pour l’instant, tant que les conditions exigées par l’accord de septembre ne seront pas réunies.

Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a affirmé à l’issue de la rencontre, selon les rapports dans les médias, que des progrès significatifs avaient été accomplis, même s’il n’y a pas eu de percée majeure.

Mais si François Hollande avait pris soin, lors des cérémonies de juin 2014 célébrant le 70e anniversaire du débarquement de Normandie, d’exclure les Britanniques et les Américains des pourparlers sur l’Ukraine, les déclarations américaines apportant un soutien inconditionnel au régime de Kiev ne viennent pas faciliter la tâche des Européens.

Ainsi, au moment même où les quatre ministres se rencontraient à Berlin, l’ambassadrice américaine aux Nations unies Samantha Power, l’une des proches conseillères d’Obama, profitait d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur l’Ukraine pour qualifier les propositions de Poutine « de plan d’occupation ». Obama lui-même déclarait, dans son discours annuel sur l’état de l’Union :

Nous défendons le principe que les plus grands pays ne peuvent bousculer les petits, en nous opposant à l’agression russe, en soutenant la démocratie ukrainienne et en réassurant nos alliés de l’OTAN. L’an dernier, alors que nous nous attelions à la lourde tâche d’imposer des sanctions avec l’aide de nos alliés, certains avaient suggéré que l’agression de M. Poutine était un exercice sophistiqué de stratégie et de force. Eh bien, aujourd’hui, ce sont les États-Unis qui se retrouvent debout, unis avec leurs alliés, tandis que la Russie est isolée, avec son économie chancelante.

Se souciant peu des incohérences dans son discours, Obama a par ailleurs déclaré :

Nous allons continuer à pourchasser les terroristes et à démanteler leurs réseaux, et nous nous réservons le droit d’agir UNILATERALEMENT, comme nous l’avons fait sans relâche depuis que j’ai pris mes fonctions ; d’éliminer les terroristes posant une menace directe pour nous et nos alliés. (Souligné par nous.)

Obama persiste et signe dans sa politique d’assassinat par drone au Yémen et au Pakistan, sans se soucier des milliers d’innocents qui ont été tués (des « dommages collatéraux », comme il les appelle) ni de la colère engendrée dans les pays victimes de sa politique d’agression.

Pour ce qui concerne l’« isolement de la Russie », Obama n’a jamais calculé que l’Inde, la Chine, la Russie, le Brésil et l’Afrique du Sud comptent à eux seuls pour 3 milliards d’individus sur cette planète. C’est d’ailleurs ce qu’ont fait remarquer le lendemain le ministre russe des Affaires étrangères Sergeï Lavrov, ainsi que Dimitri Peskov, porte-parole du président Vladimir Poutine.

Peskov a en effet déclaré, lorsqu’on lui a demandé ce qu’il pensait de la remarque de la Chancelière allemande Angela Merkel, que Poutine ne serait pas invité au prochain sommet du G7, que l’on était en droit de se demander :

A quoi peut servir le G7 de toute manière, quelles décisions peut-il prendre sans la participation de la Russie, de l’Inde et de la Chine ?

Quant à Lavrov il a répondu :

Nous entendons beaucoup de déclarations de la part de nos partenaires occidentaux, concernant le besoin d’isoler encore plus la Russie. Le président Obama a pensé qu’il était approprié de déclarer cela hier dans son discours sur l’état de l’Union. De telles tentatives sont inutiles. La Russie ne va jamais prendre le chemin de l’auto-isolement, de la suspicion, et chercher des ennemis.

Lavrov a rappelé que la Russie participe à des organisations multilatérales comme le G20, les BRICS, l’Organisation de coopération de Shanghai, l’Union économique eurasienne et bien d’autres.

Ces organisations ont toutes pour point commun, faut-il le rappeler, le respect des pays plus faibles et leur droit au développement, la coopération économique, le rejet de l’option militaire, l’investissement à long terme.

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