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Affaire Duggan : la mort malheureuse d’un jeune homme exploitée par les ennemis de Lyndon LaRouche

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Le 27 mars 2003, Jeremiah Duggan, un jeune étudiant britannique atteint de troubles psychologiques mettait fin à ses jours en se jetant devant des voitures sur une voie rapide près de Wiesbaden (Allemagne). Au vu de divers témoignages et de l’examen des blessures, les autorités policières et judiciaires allemandes avaient conclu au suicide et classé le dossier.

Jeremiah était venu assister, pour la première fois, à une conférence de l’Institut Schiller sur le Pont terrestre eurasiatique, qui réunit plusieurs centaines d’auditeurs. L’objectif de cette conférence était de définir la paix par une politique de développement mutuel, tant entre l’Europe et l’Asie, les Etats-Unis et le monde, qu’au Proche-Orient. Tous les auditeurs étaient à la recherche d’un engagement pour parvenir à la paix, au moment même où se déclenchait la guerre anglo-américaine en Irak. L’Institut Schiller est une organisation internationale présidée par Helga-Zepp LaRouche, qui prône le développement économique mutuel et le dialogue des cultures.

Cet acte tragique survenu 2 jours après la conférence fut immédiatement exploité à des fins politiques par des cercles proches des spin-doctors de Tony Blair et des services de renseignement britanniques, eux-mêmes fortement mis à mal par un autre « suicide », celui de l’expert en armement David Kelly, qui avait eu le courage de contester les mensonges de Blair et Cheney sur l’existence d’armes de destruction massive en Irak. Ces cercles mirent à profit la mort du jeune Anglais pour monter une campagne internationale visant la personne, l’action, le mouvement et les idées de Lyndon LaRouche, les tenant pour responsables du drame. M. LaRouche avait condamné l’attitude du gouvernement britannique d’alors sur la BBC, avant d’en être écarté.

Bouleversée par cette disparition tragique, sa mère, Erica Duggan, se prêta assez rapidement au jeu de ceux qui tentaient de monter cette opération politique. Cependant, après avoir bénéficié au départ du soutien de la baronne Elisabeth Symons, ministre chargée de l’équipement de l’armée anglaise et amie de la femme du vice-président américain Dick Cheney, l’affaire n’intéressait plus grand monde fin 2005. Juridiquement, il apparaissait impossible d’obtenir de la justice allemande qu’elle rouvre une enquête déclarée close par le gouvernement britannique lui-même. Afin de relancer l’affaire « Justice pour Jeremiah », les metteurs en scène dramatisèrent encore plus la question. Lors d’une conférence de presse tenue à Londres le 27 mars 2007, MmeDuggan reprit la thèse du plumitif américain mercenaire, « Chip » Berlet, ennemi de Lyndon LaRouche depuis plus de 30 ans, qui avait accusé dès 2004, sans aucune preuve évidemment, le mouvement de LaRouche d’avoir assassiné Jeremiah avant de le « balancer » sous les voitures, pour la simple raison qu’il « était juif » ! Le 27 mars à Londres, le président du Centre Simon Wiesenthal Europe, l’anglais Shimon Samuels, récemment condamné à Paris pour diffamation envers un groupe palestinien, fit également une apparition pour jeter de l’huile sur le feu. Le but de la manœuvre étant d’exercer une pression destinée à faire « craquer » les autorités allemandes, en les accusant, par insinuations grossières, de protéger des « assassins de juifs ».

Après un long silence diplomatique, le 19 avril 2007, deux quotidiens allemands, le Wiesbadener Kurier et le Wiesbadener Tagblatt ont publié des articles, sous la plume de Wolfgang Degen, reprenant sans détour la position officielle du ministère de la justice de la Hesse sur cette affaire. Sous le titre « Seules les légendes ont la vie longue ; quatre ans après le suicide de Jeremiah Duggan, les partisans d’une conspiration pour meurtre trouvent de nouveaux supporters, mais pas de preuves », l’article débute ainsi : « Quatre ans après le suicide - un fait établi sans aucun doute possible - du britannique Jeremiah Duggan, on continue à cultiver des légendes. Une version meurtre circule toujours. Les médias anglais, pour l’essentiel, se livrent à des accusations contre le ministre de la Justice de la Hesse. »

L’article du Wiesbadener Tagblatt, écrit par le même journaliste, s’intitule : « L’histoire sans fin de l’affaire Duggan ; le ministre de la Justice de la Hesse se focalise sur les médias ». Une photo de Hartmut Ferse, le porte-parole du ministre, entouré de volumineux dossiers, illustre les deux articles.

Les conclusions du journaliste répondent à l’accusation de meurtre relayé par le Berliner Zeitung et la presse anglaise, sans cibler de journaux particuliers. Ferse dit, sans mâcher ses mots, que son ministère n’est pas en mesure de fournir la réponse que la mère de Duggan aurait aimé entendre. Selon le Wiesbadener Kurier, le porte-parole du ministre met en cause les médias qui « font tout à partir de rien » et vont jusqu’à imaginer que l’accident aurait été arrangé de toutes pièces, que Jeremiah aurait perdu la vie bien avant d’être percuté par les voitures et qu’il aurait été déposé sur l’autoroute par des inconnus. Enfin, que ses blessures auraient été le résultat d’impacts d’un instrument rigide et que la terre argileuse sur les chaussures du défunt serait un indice majeur. Face à ces accusations, Ferse répondit par un soupir d’agacement.

Le porte-parole du ministre refusa de commenter les nouvelles pressions politiques exercées par quelques parlementaires anglais sur l’Allemagne. « Pourquoi le ferais-je ? » Le ministère de Justice de la Hesse a mené consciencieusement l’enquête et fait savoir à plusieurs reprises qu’il n’avait aucune information justifiant sa réouverture.

Wolfgang Degen, un journaliste, qui par ailleurs ne nourrit pas une grande sympathie pour les larouchistes, attaque néanmoins sans concession le rôle d’une certaine presse britannique, qui a accusé pendant des années le ministre d’ignorer avec entêtement les « preuves » d’une conspiration criminelle. Ce qu’ils oublient de mentionner, dit-il, c’est que la plus haute cour de la Hesse, la Oberlandesgericht de Francfort, a confirmé l’enquête du ministre. « Ainsi, une conspiration gigantesque de juristes de la Hesse se serait déployée pour cacher la vérité ? C’est absurde ! » On brandit des stéréotypes. « D’un côté, il y a un amoureux de la vie, un bon petit Anglais de confession juive, maintenant mort ; de l’autre, le bureau du procureur de la Hesse - allemand, peau de vache et maléfique. Maléfique, parce qu’incompétent et têtu... Les nazis seront toujours des nazis, voilà le refrain. On ne peut pas faire plus idiot que cela. »

« Puisque les autorités [allemandes] ne voient rien qui corresponde au souhait du groupe qui veut "faire la lumière" sur cette affaire, on tente de les amadouer par des pressions politiques à partir de l’Angleterre. »

En tous cas, puisse cette affaire servir de leçon à ceux qui, en France, par intérêt ou naïveté politique, tentent de prendre le relais de calomnies véhiculées par des sources britanniques associées aux intérêts financiers de la City, de l’armement et du renseignement. Celles-ci n’ont pas le moindre fondement dans la réalité, si ce n’est l’exploitation sans scrupules à des fins politiques d’un terrible accident de la vie.

A noter enfin que les autorités judiciaires britanniques ont finalement elles-mêmes classé l’affaire.

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« Le parti a pour objet de combattre, en France et dans le monde, pour la paix par le développement économique et l'égalité des chances et contre l'usure financière et les idéologies du sol, du sang et de la race. Il défend pour chacun et entre les peuples le progrès matériel, intellectuel et moral. A cet effet, il participe à la vie politique de notre pays, notamment lors des échéances électorales. Il peut apporter son soutien politique et financier à des partis et associations dont l'objet concorde avec celui-ci. »

Extraits des statuts - Article 2 - Objet