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Déclaration de Lyndon LaRouche

Allocution spéciale de Lyndon LaRouche - Vers un monde trans-Pacifique

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4 octobre 2011 (Nouvelle Solidarité) — Le 30 septembre, l’économiste américain Lyndon LaRouche s’est adressé aux citoyens américains et au monde lors d’une allocution exceptionnelle retransmise en direct sur internet. En fidèle héritier de Franklin Roosevelt, il a tracé les pistes sur lesquelles doivent s’engager sans plus tarder les Etats-Unis et le reste du monde pour briser l’étreinte fatale imposée aux peuples par l’effondrement du système monétariste.

Nous publions ci dessous une retranscription de l’essentiel de son discours initial. Vous pouvez accéder au discours intégral ainsi qu’aux questions réponses (en anglais) sur le site du LaRouche PAC.


Mathew Ogden : Bonjour à tous. Merci d’être avec nous ce soir. Je suis Matthew Ogden et je vous souhaite la bienvenue pour une allocution télévisée en direct de Lyndon LaRouche, qui souhaite faire connaître son point de vue sur la situation après les développements spectaculaires du week-end dernier. A la convention du parti Russie unie, Vladimir Poutine a annoncé qu’il serait candidat aux élections présidentielles, tandis que l’actuel Président, Dmitri Medvedev, postule pour en être le Premier ministre. Peu de temps après, ce dernier acceptait la démission de son ministre des Finances, Alexeï Koudrine.

Ces développements représentent une occasion historique, ouvrant un nouveau chapitre dans l’histoire de l’humanité. Ce chapitre dépendra du leadership offert par une « grande alliance Pacifique » : Russie, Chine et l’Amérique post-Obama. Cependant, pour être à la hauteur de l’évènement, les patriotes américains doivent grandir et se montrer capables de reproduire en Amérique les actions ardues et courageuses entreprises par nos amis russes le week-end dernier. Je donne la parole à M. LaRouche.

Lyndon LaRouche : Malgré quelques tristes nouvelles, en compensation, l’occasion se présente pour l’humanité de faire un grand pas en avant. Ce que je vais dire se décline en trois temps : je parlerai d’abord du fait que nous sommes entrés dans la période la plus dangereuse de mémoire d’homme. Ensuite j’aborderai les solutions financières, puis les projets économiques.

Nous sommes confrontés à un effondrement de l’ensemble de la région transatlantique, en particulier dans sa partie nord. La seule alternative consiste à détourner notre attention de cette région pour la porter vers l’optimisme qu’on peut espérer de la région trans-Pacifique. Le processus d’effondrement économique global est en cours et l’heure approche du délitement de l’ordre transatlantique tel que nous l’avons connu. Bien entendu, personne ne peut prédire exactement quel jour et à quelle heure se produira cette chute, mais à moins d’un miracle, elle est inévitable.

La première réalité à prendre en considération est la suivante : puisque la région transatlantique est en pleine désintégration (ce qui touche donc les Etats-Unis, le Canada implicitement et l’Europe occidentale), on doit chercher une alternative pour organiser une reprise économique mondiale à partir de la région Pacifique.

La condition préalable à l’adoption des mesures nécessaires pour surmonter la crise est le départ immédiat de Barack Obama en tant que président des Etats-Unis. Car s’il reste en place, sa présence rendra impossible toute action de nature à sauver la civilisation d’un terrible « nouvel âge de ténèbres », qui frappera en premier la région transatlantique avant de toucher la région trans-Pacifique.

Ainsi, afin de sauver la civilisation, après avoir regardé le rôle de la Russie et de ses partenaires, regardons maintenant la tâche qui incombe aux Etats-Unis. C’est d’eux que partira la solution, car l’Europe occidentale et l’Europe centrale sont dans une situation désespérée en raison de la perte de leur souveraineté. Aucune option pour une reprise de l’économie mondiale ne peut venir de la partie européenne de la région transatlantique, parce que les pays européens ont cessé d’exister en tant qu’Etat-nations souverains. La politique des cartels financiers, que j’appelle « l’Empire britannique » , qui prévaut dans cette partie du monde est un désastre complet. On doit donc regarder vers la région trans-Pacifique qui est, elle aussi, menacée, y compris les Etats-Unis, mais à un degré moindre que la région transatlantique.

Ainsi, avec ce qui vient de se passer en Russie, nous nous tournons vers la région trans-Pacifique, qui comprend évidemment la côte ouest de notre propre pays et la rive orientale de l’Asie. Déployons-nous donc dans ces régions qui ne sont pas encore en banqueroute, où il existe encore un semblant de souveraineté nationale, comme la Russie vient de le démontrer. Nous dépendrons de notre rive pacifique pour un programme de développement trans-Pacifique dans ces parties du monde qui ont maintenu un minimum d’organisation. Elles sont fonctionnelles et ne sont pas entièrement sous domination britannique. C’est pourquoi nous nous attendons à que le programme que nous espérons lancer à l’échelle mondiale prenne son point de départ dans la région trans-Pacifique.

Obama doit partir

Toutefois, pour que les Etats-Unis puissent jouer leur rôle dans cette relance globale, la première chose à faire est d’évincer ce Président. Cela ne signifie pas forcément qu’il quittera la présidence du jour au lendemain, mais qu’il se trouvera dans une situation ou, soit il part, soit il risque la destitution. Cependant, toute procédure d’ impeachement (ou le départ anticipé du Président) risque de prendre un certain temps. En tout cas, on peut commencer par lui faire comprendre que son heure est venue. Vous pouvez également entreprendre d’autres actions qui conduiront au retrait. Cependant, une fois son départ décidé, ce qui suspend ses pouvoirs, les Etats-Unis deviennent prêts à mener des actions efficaces pour la relance mondiale dont on a besoin.

La première chose à faire, c’est de mettre Obama dans une position où il ne soit plus aux commandes et ou plus personne ne le respecte. De toute façon, il n’y a plus grand monde qui le respecte encore aujourd’hui. Mais il faut le neutraliser et faire en sorte qu’il n’ait plus aucun rôle décisionnaire dans la politique des Etats-Unis.

Retour au Glass-Steagall Act

Dès lors, la première chose à faire, c’est Glass-Steagall : nous devons rétablir le programme Glass-Steagall de Franklin Roosevelt. Il y a une lame de fond aux Etats-Unis en faveur de cette solution et bien des pays, y compris en Europe, réalisent qu’ils en ont besoin. Ils s’en rendent compte car ils constatent qu’ils ont perdu leur souveraineté et sont devenus des annexes du système britannique.

On commence donc, aux Etats-Unis, par « suspendre » le contrôle d’Obama sur la présidence. Il est passible de destitution pour les actes qu’il a commis [violation de la War Powers Resolution dans le conflit libyen, etc.], qui peuvent éventuellement le conduire en prison, pour son incompétence ou même pour son état de santé mentale [cf. page 11]. Virons-le donc sans aucun respect pour lui et en ôtant toute véritable influence. Dès lors, la route est libre pour Glass-Steagall. Inversement, tant qu’il est aux commandes, il sabotera tout rétablissement effectif de cette loi.

Quand j’affirme que les Etats-Unis sont menacés de destruction, je pense en particulier à la menace d’hyperinflation, telle qu’à n’importe quel moment, l’argent peut quasiment cesser d’exister ! Ce qui implique une situation où, notamment aux Etats-Unis, on commencera à avoir des morts en masse.

Une fois Obama neutralisé et le Glass-Steagall rétabli, le gouvernement fédéral sera en mesure d’empêcher que les gens meurent en grand nombre aux Etats-Unis et de faire le premier pas sur le chemin de la reprise. Sinon, c’est impossible. Dès la mise en oeuvre des critères Glass-Steagall, on constatera rapidement que parmi tous les titres de valeurs, argent, actions et autres aux Etats-Unis, il ne reste pas grand-chose, car la plupart d’entre eux n’ont, à l’heure actuelle, plus aucune valeur ! Seulement, la décote n’est pas officielle. Nous sommes au début de l’hyperinflation, une hyperinflation de même nature que celle que l’Allemagne a connue d’octobre à novembre 1923. On est très près d’une crise d’effondrement généralisée où des Américains mourront de faim – en masse. On n’a donc pas droit à l’échec !

Retour à Hamilton

Que fera-t-on après ? Supposons qu’on reprenne le contrôle de la situation, bien qu’il s’agisse d’un contrôle relatif, vu qu’il n’y aura plus grand-chose ayant une quelconque valeur. On manquera de crédit, y compris après avoir rétabli Glass-Steagall, pour sauver la population des Etats-Unis. Que doit-on faire alors ? Mettre en œuvre ce qui était l’intention effective d’Alexander Hamilton, le secrétaire au Trésor à l’époque où la Constitution américaine fut adoptée : on s’oriente vers un système de crédit au lieu d’un système monétaire. En d’autres termes, le gouvernement fédéral proclame : « Nous, gouvernement fédéral, nous engageons à contracter une dette afin de fournir les moyens permettant à l’économie et à la population américaine de survivre. Cela marchera. Cela implique cependant que, afin que le crédit ainsi créé puisse garder sa valeur, on fasse de gros investissements : lancer un programme d’investissement dans l’économie physique à long terme, de pair avec des investissements dans les programmes de santé et tout ce qui permet d’améliorer les conditions de vie de nos concitoyens. Ce qui est fondamental, c’est d’accroître notre productivité grâce à un système de crédit, en lançant de grands travaux qui tirent leur profit d’une forte densité technologique et capitalistique. Cela veut dire aussi de revenir sur certaines lois qui, depuis Teddy Roosevelt, nous ont empêchés de développer la partie occidentale des Etats-Unis. On tirera un trait sur les politiques vertes : nous devons répudier la politique verte. Faire des choses raisonnables pour réduire la pollution, d’accord, mais ce programme vert interdisant tout développement, le Congrès doit le liquider d’un trait. Sinon, on ne pourra pas sauver les habitants des Etats-Unis : virez-moi la politique verte ou mourez avec elle !

NAWAPA sera notre locomotive

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Le projet NAWAPA (Alliance nord-américaine pour l’eau et l’énergie).

On pourra alors mettre en chantier le projet NAWAPA (North American Water and Power Alliance – grand projet d’aménagement de l’eau, s’étendant de l’Alaska au Mexique). C’est un programme à long terme qui commencera à porter ses fruits après ma mort, mais il faut le démarrer immédiatement. Sur la base de NAWAPA, la relance et le plein emploi seront à l’horizon. Mais ce sera bien plus que cela, car il s’agit d’investir dans la haute technologie et des projets de grande intensité capitalistique. (…) Chez nous, NAWAPA sera la locomotive de la dynamique et le pendant des gigantesques projets en cours en Russie, du côté de la Sibérie extrême-orientale et avec ses voisins, en particulier la Chine, qui a également des projets énormes. La Chine et la Russie coopèrent car la Sibérie recèle d’immenses richesses que les deux pays ont décidé de développer ensemble sous les politiques de l’ancien président Poutine et de l’actuel, Medvedev. Ces projets vont développer les ressources et le bassin Pacifique de la Russie. En contrepartie, la Russie aura un partenaire au sud, la Chine, qui, contrairement à la Russie, est densément peuplée dans cette région. La Russie a des ressources physiques, la Chine des habitants. Les deux pays partagent un engagement commun pour le progrès technologique.

Ainsi, les Etats-Unis et le Canada trouveraient leur propre intérêt à coopérer avec la Russie et la Chine, bien que d’autres, notamment le Japon, la Corée et bien d’autres pays d’Asie, puissent s’insérer avec bonheur dans cette perspective. L’Inde rejoindra cette dynamique.

Pendant cette période, nous referons de l’Europe un système d’Etats-nations souverains. Terminés les schémas de l’Empire britannique ! En réalité, nous serons heureux de voir disparaître complètement cet empire ! Les Anglais ont le droit d’exister, les Irlandais ont le droit de vivre – enfin ! Mais le plus important, c’est que l’Europe entamera elle aussi une reprise et que les pays de l’Union européenne retrouveront leur souveraineté nationale. Le système actuel a conduit l’Europe à la ruine. Avec notre aide, et celle d’autres pays, l’Europe pourra redémarrer. Car le marché pour les biens manufacturés allemands, et d’autres pays européens, n’a pas disparu. Il continue à exister comme un potentiel en Inde, en Chine et ailleurs. On aura donc une relance économique dans la région transatlantique, mais elle sera moins rapide que celle de la région trans-Pacifique.

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Le Pont terrestre eurasiatique, dont le tunnel sous le détroit de Béring est la clé de voûte, promu par Lyndon LaRouche et son mouvement depuis 1978.

Relancer une politique spatiale pour venger la mort de Kennedy

(…) A cela il faut ajouter le retour de l’exploration spatiale. Obama dehors, l’espace est de retour. La NASA et d’autres projets seront de retour. On en a tellement besoin ! On a besoin de technologies avancées, qui ont été quasiment bannies par le gouvernement des Etats-Unis. NAWAPA sera la locomotive sur notre continent, comme c’était l’intention de John F. Kennedy avant qu’il soit massacré. C’est l’assassinat de Kennedy qui a tué NAWAPA ! Tout était prêt à démarrer, Kennedy avait pris la décision. Aussi, pour venger le meurtre de Kennedy, nous voulons que le NAWAPA soit réalisé au complet. Ce sera la locomotive d’une vaste transformation de la nature économique de cette planète, et sur cette base, nous retournerons dans l’espace, avec une vision comme on n’en a jamais eue auparavant. JFK serait heureux ! Il verrait avec joie ce projet de développement du bassin Pacifique et de NAWAPA. Il serait content de vaincre les gens qui l’ont tué. Nous allons le faire, nous allons honorer nos engagements ! (…)

Voir les 4 commentaires

  • libertad • 04/10/2011 - 09:35

    ne pas oublier que ce qui a permis a roosevelt de se faire elire, ce n’est pas tant le new deal ou la fermeture des etablissements financiers ou le glass steagal , mais c’est bien la promesse de ne plus prohiber l’alcool .... sans cette promesse , il n’aurait pas été elu ....

    vous devriez en faire de même vis a vis du cannabis .... faut il encore avoir essayé pour savoir de quoi on parle .... tellement facile de reprehender des choses que l’on ne connait pas ...

    je suis pourtant d’accord avec votre vision economique , les grand projets , pret a vous rejoindre sur le dvt du nucleaire ( alors que ma sensibilité me dit le contraire ) mais votre position sur le cannabis est vraiment d’arriere garde ... et m’empechera de vous soutenir .... c’est domage ...

    • Bertrand Buisson • 04/10/2011 - 11:30

      S’accrocher à son joint au point de ne pas soutenir ce que l’on pense par ailleurs être juste ne serait-il pas tragique ? ;-)

    • Libertaf • 04/10/2011 - 12:06

      Sans la fin promise de la prohibition , roosevelt n aurait pas ete elu !! Et de ce fait pas de new deal , pas de glass steagal .. Je ne comprends pad l entetement a diaboliser le canabis . Etes vous a ce point si facile pour vous passer de 5 a 8 % des votants qui consomme regulierement du canabis ?

    • Bertrand Buisson • 04/10/2011 - 18:17

      Les fumeurs de cannabis qui se définiraient par le fait d’être fumeurs (ils seraient en cela aussi bête que, par exemple, un chasseur qui voterait en tant que chasseur plutôt que de se considérer comme un être humain responsable du futur de son pays et de l’humanité) eh bien ce serait leur rendre service que de ne pas se plier à leurs caprices de consommateurs.

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