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Helga Zepp-LaRouche dénonce le diktat de la Commission européenne

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17 novembre 2009 (Nouvelle Solidarité) - Lors d’une conférence intitulée « Falling Walls », organisée à Berlin le 9 novembre par l’Institut Einstein, la chancelière Angela Merkel a admis que la question clé aujourd’hui est de savoir si « les Etats-nations sont prêts et aptes à abandonner leurs compétences à des organisations multilatérales, quel qu’en soit le prix ». Et de poursuivre en prétendant que l’Union européenne est le seul moyen pour les nations de rester actrices, alors que « les cartes sont rebattues » à l’échelle mondiale.

Ses propos ont été critiqués par Helga Zepp-LaRouche, présidente du parti allemand Büso, qui fit remarquer que même avant l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, prévue pour le 1er décembre, l’UE est une institution contrôlée par les banques privées, comme le confirme un récent rapport de l’ONG Alter-UE, intitulé : « Une Commission captive : le rôle du secteur financier dans l’élaboration de la régulation de l’UE ». Il montre que la Commission « a formulé sa politique financière presque exclusivement sur la base de conseils provenant du secteur financier et de personnes qui se sont avérées incapables de prévoir la crise ». L’étude constate que 19 « groupes d’experts » en matière de politique financière sont dominés par des représentants du monde financier, qui font des propositions sur la régulation des banques, des hedge funds et des paradis fiscaux, sur les agences de notation et les systèmes de comptabilité. Ils dépassent en nombre, et de loin, même les fonctionnaires de l’UE qui conseillent la Commission. Et ils sont quatre fois plus nombreux que les représentants issus d’académies, d’associations de consommateurs et de syndicats.

Selon l’étude, cela explique pourquoi la Commission a autorisé les banques à évaluer elles-mêmes le niveau de risque de leurs propres investissements, n’a approuvé qu’un durcissement minimal des règles sur la régulation des hedge funds et a refusé de réguler les agences de notation du crédit.

De plus, continue Zepp-LaRouche, la Commission européenne encourage désormais, dans le secteur de la santé, le modèle britannique QALY, repris par les conseillers d’Obama, qui consiste à un triage des patients selon le coût d’une « année de vie ajustée suivant la qualité » (QALY). [*] De par le traité de Lisbonne, « tous les champs relatifs à la vie politique et économique seront assujettis aux règles de la mondialisation, du libre-échange et d’un maximum de profits pour les banques et les cartels », a-t-elle dit. Cependant, « on doit s’attendre à ce que la population n’accepte pas longtemps le corset de la dictature de l’UE. Et pour une politique qui va si fondamentalement à l’encontre des intérêts des pays membres et de tant de catégories de la population [médecins, agriculteurs, ouvriers], serons-nous bientôt censés payer directement des impôts à Bruxelles ? Non merci ! »

Un traité entre maintenant en vigueur, qui supprimera presque tous les vestiges de la souveraineté nationale au sein de l’UE. Le Président tchèque, Vaclav Klaus, a été le seul chef d’Etat suffisamment honnête pour reconnaître ouvertement ce fait, selon Mme LaRouche, qui a également cité l’ex-Présidente de la Lettonie, Vaira Vïke Freiberga, qui a posé sa candidature à la Présidence de l’UE. Le 12 novembre, celle-ci attaqua, à juste titre, l’UE sur sa façon de décider, dans « l’obscurité et à huis clos », déclarant que « l’UE devrait arrêter de procéder comme l’ex-URSS ».


A lire : Conférence internet d’Helga Zepp-LaRouche sur les enjeux des accords sino-russes


[*« Une QALY note votre santé sur une échelle allant de zéro à un : zéro si vous êtes mort, et un si vous êtes en parfaite santé. On examine jusqu’où un traitement ferait monter le patient sur cette échelle. Si l’on effectue un remplacement de hanche, le patient commence peut-être à 0,5 pour se retrouver à 0,7, soit une amélioration de 0,2. On peut supposer que les patients vivent en moyenne 15 ans après le remplacement d’une hanche. Et 0,2 x 15 = trois années de vie ajustée suivant la qualité. Si le remplacement coûte 10 000 livres, ça donnera 10 000 divisés par 3, ce qui fait 3 333 livres. Ce chiffre est donc le coût par QALY. » Sir Michael Rawlins, président du National Institute for Health and Clinical Excellence britannique, dans une interview au Time du 27 mars 2009

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