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Déclarations de Jacques Cheminade

Revenons à une politique gaullienne ; Retirons nos combattants d’Afghanistan

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Par Jacques Cheminade

22 août 2008

Lors de la décision de déployer des troupes françaises en Afghanistan, j’ai fait connaître mon opposition à cette décision prise sans mesurer les dangers réels sur le terrain. C’est pour se faire bien voir des milieux actuellement dominants à Londres et Washington que la France s’est engagée.

A l’époque, les généraux Georgelin et Cuche avaient averti des dangers qu’il y avait à se lancer dans « ce merdier ». Nous en payons maintenant les conséquences. M. Sarkozy, qui, pendant sa campagne, avait dit que la présence française en Afghanistan « n’était pas décisive », devrait en revenir à ses convictions réelles et à celles de son état-major militaire.

Les révélations qui viennent d’être faites sur la conduite des opérations à Saroubi confirment que l’on risque la vie de nos soldats dans des conditions inacceptables.

En rendant hommage à leur courage et à leur compétence professionnelle, je demande le retour de tous les malheureux combattants qui se battent sans espoir sur un terrain incontrôlable.

La guerre au terrorisme ne peut être gagnée que par des initiatives économiques recréant les conditions d’une croissance mondiale partagée et en tarissant la source des provocations qui se trouve dans les allées du pouvoir anglo-américain et en particulier dans les officines de l’oligarchie financière installée à Londres.

L’intervention de Nicolas Sarkozy en Géorgie a été au départ un premier pas dans la direction d’une politique étrangère raisonnable. Nous devons continuer dans ce sens, en tenant compte des moyens réels dont nous disposons pour jouer un rôle actif dans le monde permettant de faire prévaloir une politique de paix par le développement mutuel.

Enfin, le rôle joué par les inspirateurs et les dirigeants de l’OTAN, en Géorgie comme en Afghanistan, montre le caractère irresponsable de cette organisation, qui prend le risque de déclencher un embrasement généralisé sans avoir les moyens réels d’intervenir. Ceci devrait nous inciter à reconsidérer notre position vis-à-vis de cette organisation incertaine, inutile et dangereuse.

Echapper à la guerre, dans une situation de désintégration économique et financière internationale, suppose de sortir par le haut du dilemme en remettant l’argent au service des peuples et des nations et non d’aventures irresponsables.

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