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Les éditoraux de Jacques Cheminade

18 juin

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Les éditoriaux de Jacques Cheminade sont publiés tous les quinze jours dans le journal Nouvelle Solidarité, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que www.cheminade2007.org, et consitutent le principal regard du candidat à la présidentielle de 2007 sur l’actualité française et internationale.

Le grand moment de l’histoire de la Deuxième Guerre mondiale n’est peut-être pas, pour nous autres Français, le 18 juin 1940, mais le 17, lorsque De Gaulle s’envola pour Londres, seul, face à l’âpre joie d’être responsable. La décision qu’il prit ce jour-là, dont personne ou presque ne mesura la portée, demeure pour chacun d’entre nous source d’ardeurs nouvelles. Il trancha contre ses habitudes et ses pairs, parce qu’il comprit que la défaite ne pouvait pas être définitive. Dans cette guerre mondiale, définie par une force mécanique supérieure, il vit que le recours sans limites à l’immense industrie des Etats-Unis serait la ressource décisive. Cependant, sans jamais rien céder, il revendiqua sa part dans l’alliance de républiques souveraines contre l’abomination nazie, l’obtint et l’emporta.

Aujourd’hui, ceux qui se réfèrent à la France libre n’ont rien compris à ce moment unique de solitude peuplée. Car De Gaulle emportait avec lui, dans l’avion de l’exil, la légitimité du peuple de France. Aujourd’hui, suivre le chemin tracé revient une fois de plus à se définir par rapport au fait décisif : nous sommes au sein d’une crise mondiale. Le système néo-libéral qui nous a étouffés et meurtris depuis plus de trente ans s’effondre. Dès lors, deux voies s’ouvrent devant nous : un fascisme financier, porteur de guerre permanente et de mesures liberticides, et une renaissance économique, sociale et culturelle de bien plus grande ampleur que celle de l’après-guerre. La seconde exige de changer de manière de penser et de concevoir. C’est notre défi. Comme De Gaulle en 1940, et comme Mendès, et comme Jean Zay et comme Jean Moulin, nous devons retrouver à nos côtés tous ceux qui ont bâti notre pays et la civilisation européenne, qui est dialogue des cultures et des religions par delà les dogmes, dans un projet de justice commune.

Une fois de plus, l’enjeu décisif est aux Etats-Unis, avec leurs moyens, leur histoire et leur héritage d’Europe, pourvu qu’ils se libèrent eux-mêmes de ceux qui y ont pris le pouvoir en otage. La France, cette fois avec l’Allemagne, et dans un espace de l ’Atlantique à la mer de Chine, a cependant un atout majeur dans l’alliance mondiale de républiques souveraines à refonder. C’est ce sentiment de transcendance qui habite notre histoire nationale et la porte à l’universel, vers un avenir rassemblant les noms en apparence contraires d’idéal et de réel.

Se battre ainsi, à la frontière de nous-mêmes et dans l’ordre de la justice, implique cependant la certitude d’ennuis contemporains. C’est le risque à prendre. Car autrement, la grande peur des bien-pensants engendrera des monstres.

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