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Les éditoriaux de Jacques Cheminade

1995-2002-2005-2007

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Progression des salaires dans la fonction publique limitée à 0,5% en février et 0,5% en novembre, ouverture du marché postal à la concurrence et refus d’inscrire une vocation sociale en faveur des plus démunis dans la nouvelle agence financière prévue, baisse de l’emploi à la SNCF jugée inéluctable, règles du dialogue social bouleversées, mise en concurrence à EDF, loi d’orientation sur l’école incertaine, inutile et régressive, réorganisation malthusienne des hôpitaux : le gouvernement Raffarin multiplie les « réformes », détruisant pan après pan « l’exception française ». Le leitmotiv du jour est qu’une partie des fonctionnaires partant à la retraite ne doit pas être remplacée et que le « poids » du secteur public doit être diminué. La France s’ajuste ainsi à une Europe de la concurrence et du dumping social qui n’a plus rien à voir avec celle de ses pères fondateurs, que ce soit Jean Monnet, Konrad Adenauer, Alcide de Gaspari ou Charles de Gaulle.

Tout en critiquant la politique étrangère de George Bush et sa « société de propriété », c’est-à-dire sa destruction de l’héritage économique et social de Franklin Roosevelt, le gouvernement français détruit parallèlement l’acquis social et économique des combats de la Résistance et de la France libre.

Nous en sommes là. La politique de Nicolas Sarkozy, avec celle de Benyamin Netanyahou et des néo-conservateurs américains, n’est que le point extrême de cette dérive.

L’économie française se spécialise ainsi dans le tertiaire à faible valeur ajoutée, comme l’hôtellerie ou le tourisme, et devient une « économie de bazar », important des produits bon marché en provenance d’Asie, à l’américaine. L’Allemagne affiche des excédents commerciaux mais en réduisant ses importations et en pénalisant le pouvoir d’achat des Allemands. Dans les deux cas, il s’agit d’une politique suicidaire.

On ne forme plus en Europe, et tout particulièrement en France, les scientifiques et instrumentalistes ayant permis le grand exploit de la sonde Huygens. Qu’aurons-nous donc à léguer aux générations futures ?

Certains parlent d’un « néo-colbertisme européen » (rapport du Sénat du 23 juin 2004), d’autres d’innovation industrielle (rapport Beffa, rapport de Jean-Hervé Lorenzi et Luc Fontagné, promesses du Président de la République) et d’autres encore proposent, avec Dominique Strauss-Kahn, un « socialisme de la production ». Tous, cependant, raisonnent en l’air, comme s’il s’agissait de dossiers à fournir à des fonctionnaires et non d’une grande querelle politique. Aucun n’ose affronter ses adversaires et ses ennemis, tous se condamnent donc à l’impuissance.

Les grèves de fin 1995 et la défaite de Lionel Jospin en 2002 sont prémonitoires. Le recul réactionnaire des élus de 2002 prépare inéluctablement un nouveau sursaut. La forte mobilisation des fonctionnaires le 20 janvier et la journée d’action prévue pour le 5 février en témoignent. Chacun d’entre nous est responsable de donner à ce mouvement de fond un horizon, national et international, pour en faire cette fois un point de décollage, et non de bavardage.

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