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Les éditoriaux de Jacques Cheminade

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La première année du nouveau millénaire est celle d’une grande chance pour la France et pour l’Europe. Cependant, tout montre jusqu’à présent que les dirigeants officiels et les habitants de l’une comme de l’autre ne sont pas conscients de cette chance ou, pire encore, refusent de la saisir. Plutôt que de se battre pour changer la règle du jeu, ils préfèrent s’adapter à une situation impossible.

L’effondrement du système financier et monétaire international, que nous sommes actuellement en train de vivre, offre en effet l’occasion de remplacer la domination anglo-américaine par un nouvel ordre international fondé sur le crédit productif et le développement mutuel. La France et l’Europe, dans ce but, ont pour alliés naturels l’Inde, la Chine, la Russie et les pays du tiers monde, comme le voient bien Hubert Védrine et ses proches conseillers.

Il y a urgence, car si cet engagement n’est pas pris, si nous laissons passer l’occasion, ce qui va se mettre en place aux Etats-Unis, autour de la présidence Bush, est un régime d’exception pour gérer la crise au service de l’oligarchie. Deux choses ne doivent pas être oubliées. La première est que le grand-père de George W. Bush, Prescott Bush, est l’homme qui organisa, aux Etats-Unis, le soutien financier à Adolf Hitler, dans des circonstances d’exception financière semblables à celles d’aujourd’hui. La seconde est que Bush n’est pas l’élu des Américains, mais de la Cour suprême des Etats-Unis, sous le contrôle et l’influence du juge Antonin Scalia, qui oppose le « textualisme » (la loi de l’ordre établi) au droit naturel (le vote des électeurs). Bush est le produit d’un environnement sudiste, confédéré, totalement opposé à celui des pères fondateurs du pays et du mouvement des droits civiques : preuve en est la désignation au ministère de la Justice de John Ashcroft, qui a exprimé sans pudeur ses idées racistes et réactionnaires dans un numéro de Southern Partisan, en 1998.

Cependant, devant cette chance et face à ce péril, nous n’agissons pas. Jospin et Chirac pensent en fonction des échéances électorales de 2002, avec le simple souci démagogique de leur image. Chirac, en présentant ses voeux aux Français, leur a menti de façon aussi éhontée qu’en ayant auparavant prétendu ignorer « les affaires ». Non content en effet d’avoir totalement échoué au sommet de Nice - car l’accord obtenu est pire qu’un simple échec - il a prétendu que « l’histoire retiendra qu’une volonté s’est exprimée et que l’Europe s’est mise en ordre de marche pour achever son unité ». Les Français, eux, se laissent aller à un scepticisme désabusé et satisfait, qui rappelle celui des années trente.

Ici, nous n’admettons pas que les possédants soient possédés par ce qu’ils possèdent. Contre la duplicité et l’opacité dominantes, nous entendons briser l’esprit de soumission des « élites », y substituant un plaidoyer pour l’avenir.

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