Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Orientation stratégique Analyses
Editoriaux de Jacques Cheminade

8 mai

visites
1193

Les éditoriaux de Jacques Cheminade sont publiés tous les quinze jours dans le journal Nouvelle Solidarité, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que www.cheminade-le-sursaut.org.


8 mai 1945 : « L’ennemi allemand vient de capituler devant les armées alliées de l’Ouest et de l’Est ; le commandement français était présent et partie à l’acte de capitulation... ». Ainsi s’exprimait à 15 heures le général de Gaulle. 8 mai 2009 : les services de l’Elysée évoquent les « commémorations de l’Armistice du 8 mai 1945 ». Erreur terrible, car ce n’est pas un armistice mais bien une capitulation pure et simple des nazis, sans conditions, qui s’est produite. Avec eux, contrairement à ce que laisse croire l’Elysée d’aujourd’hui, il ne pouvait y avoir suspension des hostilités. La défaite de cette cause inhumaine devait être, comme elle le fut, totale.

Alors, diront certains, il ne faut pas jouer avec les mots. Beaucoup d’eau depuis a coulé sous les ponts de l’histoire. Eh bien non ! C’est précisément la perte de la mémoire, la perte du sens des évènements tragiques du passé qui livre notre époque aux malentendus, aux manipulations et à une ignorance criminelle. Ici non plus, il n’y a pas de point de détail.
Retrouvons donc notre mémoire, pour pouvoir voir aujourd’hui avec les yeux du futur.

« Honneur à notre peuple, à nos Armées et à leurs chefs, honneur aux Nations Unies qui ont mêlé leur sang à notre sang et leur espérance à notre espérance » disait De Gaulle. Cette espérance est incarnée dans le Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, repris par la Ve République : « Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d’asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés ». Alors se trouvent proclamés, « comme particulièrement nécessaires à notre temps », des « principes politiques, économiques et sociaux » qui constituent la trame, le sens même de notre vouloir vivre en commun. Le problème est que depuis plus de trente ans, ces principes se trouvent ignorés, bafoués ou trahis.

Prenons un exemple révélateur : « Elle [la Nation] garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. » Alors qu’on démantèle le système de santé publique, comme le montre le manifeste de 25 professeurs de médecine contre la loi Bachelot : « Une loi sur l’hôpital doit porter en elle la notion de progrès » et ne pas se soumettre à la loi inhumaine des marchés financiers. Peut-être ne va-t-on pas aussi loin qu’aux Etats-Unis, où le triage des dépenses se fait sous prétexte du rapport coût-efficacité. Cependant, les uns comme les autres doivent se rappeler ce que disait le Dr Leo Alexander en 1949. Conseiller des procureurs américains au Tribunal de Nuremberg, il soulignait qu’en matière médicale, « l’acceptation que la vie humaine est un concept chiffrable et utilitaire engage sur la voie de crimes monstrueux ». Rappelons-nous aussi que c’est le 8 mai 1945 que commencèrent les massacres de Sétif et Guelma en Algérie, ternissant cette journée de victoire sur le nazisme par un crime colonial.

Disons « jamais plus ». Offrons aux autres nations et peuples une France digne de son accomplissement comme idée de liberté, d’égalité et de fraternité. En abandonnant son Nouveau Bretton Woods à Londres, là aussi l’Elysée a étouffé l’espérance face aux monstres de notre temps.

Contactez-nous !