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Les éditoriaux de Jacques Cheminade

Appel

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Les manifestations du jeudi 10 mars ont été massives. La mobilisation a été presque deux fois plus importante que pour celles du 5 février. Un mouvement social de fond est en cours. En effet, le chômage reste au plus haut, les actionnaires sont systématiquement privilégiés par rapport aux salariés du privé et les salariés du public sont laissés avec des perspectives professionnelles quasi-nulles. Tous souffrent de plus en plus durement de la baisse du pouvoir d’achat. Or les énormes profits réalisés l’an dernier par les sociétés du CAC 40 et le caractère anti-social de la directive Bolkestein ont agi comme autant de révélateurs de l’injustice. Le « non » à la « Constitution » européenne, enregistré pour la première fois dans les sondages, manifeste un sursaut. Il y a appel à un autre monde, à une autre Europe, à une vraie France.

Face à cet appel, le gouvernement et les oppositions officielles n’apportent aucune réponse de fond. Ils restent en effet au sein du système existant, dans lequel il ne peut y en avoir. Seule permettra de la donner une réorientation de fond de l’économie, rétablissant la priorité des infrastructures, du travail et de la production de biens. Relever ce défi à l’échelle nationale implique le choix d’une politique internationale qui abolisse la loi de la rente financière.

Aujourd’hui, le système existant est en faillite. Les bulles financières de l’immobilier, du capital investissement (achat et revente d’entreprises) et des obligations sont sur le point d’éclater. Même l’Express du 14 mars le reconnaît. Le moment de prendre l’initiative est donc venu. Nous en exposons les grandes lignes dans les pages de Nouvelle Solidarité.

Les réunions internationales actuelles devraient en être l’occasion. Le 18 mars viennent de se réunir à Paris Poutine, Chirac, Schroeder et Zapatero. Le 22 et 23 mars, ce sera le sommet des chefs d’état européens. Pourtant, aucune grande querelle n’aura été prise. Le gouvernement français semble au contraire s’être engagé dans la voie du compromis tous azimuts. Nicolas Sarkozy va jusqu’à prôner une « France de propriétaires », en reprenant une formule appliquée aux Etats-Unis par Georges W. Bush.

Ce que l’on peut espérer, c’est ce que craint un Alain Duhamel en cas de victoire du « non » : un réveil de Jacques Chirac, qui dramatise la situation, change de Premier ministre, prenne « la pose du capitaine courageux », fasse appel à l’opinion nationale et engage sur le champ une « stratégie diplomatique du recours en s’appuyant sur l’alliance allemande » avec les pays fondateurs de la Communauté. C’est pour arriver à cette situation que nous voterons « non » le 29 mai, tout en nous battant bien davantage encore pour fournir la perspective programmatique, l’horizon et la volonté d’agir qui manquent à notre classe politique et à notre technocratie aujourd’hui dépourvues d’âme motrice.

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