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Editoriaux : 22 février 2002

Au delà du 5 mai

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Il est clair que le 5 mai, fût-ce la rage au cœur et la mort dans l’âme, l’on doit voter pour Jacques Chirac. L’on ne peut en aucun cas s’abstenir face à Jean-Marie Le Pen, c’est-à-dire face à un homme qui prévoit le rétablissement de la peine de mort, la création de camps d’internement pour les étrangers expulsés et le démantèlement de notre système de protection sociale.

L’on ne doit cependant se faire aucune illusion. Jacques Chirac est l’émanation d’un système que les Français rejettent, d’une classe politique à la petite semaine, arrogante, sans grand dessein, sans vision ni caractère.

Voter pour lui, c’est se donner le droit de lui demander des comptes.

Mais cela ne doit en aucun cas nous mettre dans une position de critique plus ou moins confortable. Au contraire, nous devons nous interroger sans complaisance, en tant que simples citoyens, en tant que militants, en tant qu’humanistes ou en tant que croyants, sur le vide que nous avons laissé se créer.

L’impératif est d’élever le débat. En rester à la simple négation - « ils ne passeront pas » et « j’ai honte d’être Français » - revient à reprendre des slogans des années trente, de combats contre Pétain et Franco qui n’ont empêché ni l’un ni l’autre.

L’Europe, le Proche-Orient, l’aide au développement ont été les grands absents de la campagne. Rien n’a été opposé au système de l’oligarchie anglo-américaine, rien à son nouvel impérialisme militaire.

Battons-nous d’abord pour un rôle de la France et de l’Europe dans le monde, préparant ensemble et en première ligne un nouvel ordre économique international fondé sur les grands travaux d’infrastructure, la production, la solidarité et la justice. Tolérer Vivendi, comme on l’a fait à droite et à gauche, c’est au contraire importer chez nous une logique d’hégémonie médiatique et de pillage financier.

Autour d’actes solidaires - un vrai plan de paix par le développement économique mutuel au Proche-Orient, garantissant la justice à un peuple opprimé et la sécurité à deux Etats - créons les conditions d’un dialogue pour la paix entre civilisations, cultures et religions.

Donnons enfin l’exemple dans la politique intérieure de notre pays : prenons en compte les difficultés des gens qui se sentent abandonnés, en rétablissant nos propres infrastructures, le service public et un vrai tissu social. Rejetons dans nos actes toute adaptation hypocrite aux circonstances.

« Les pauvres revendiquent le droit d’avoir leur part des biens matériels et de mettre à profit leur capacité de travail afin de créer un monde plus juste et plus prospère pour tous. » (Encyclique Centesimus annus) « Tout individu a le droit de travailler, de produire, de créer, sans qu’aucune catégorie d’homme soumette son travail à une usure ou à un joug. » (Jean Jaurès, Le socialisme et la vie).

C’est l’au-delà du 5 mai qui comptera. Ce que nous en ferons.

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