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Balkans, rien de réglé sur le fond

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par Christine Bierre

En Europe comme aux Etats-Unis, les déclarations officielles suite à la capitulation serbe traduisent un énorme soulagement. Ouf ! On avait pu craindre le pire : l’enlisement du conflit, voire son extension en une nouvelle guerre mondiale...

Rien cependant ne permet de crier victoire. Certes, le danger immédiat semble s’éloigner. Sauf coup de théâtre ou bavure majeure, les événements vont désormais se précipiter : retrait vérifiable des Serbes, arrêt des bombardements, résolution du Conseil de sécurité autorisant le déploiement de la force de paix.

Mais, sur le fond, rien n’est vraiment réglé, ni au niveau local, ni sur les aspects internationaux du conflit.

Localement, deux éléments rendent cette paix extrêmement fragile. Confier le commandement de la force d’interposition à deux généraux anglais, alors que les Britanniques sont à l’origine de ce conflit (comme du précédant), est franchement suicidaire, tout comme de donner la responsabilité du plan de reconstruction des Balkans au même trio - Banque mondiale, FMI et Yves Thibaut de Silguy - déjà responsable de l’échec du plan de reconstruction de la Bosnie. Seul un véritable plan Marshall permettra de créer une logique de paix répondant aux intérêts de toutes les communautés en place.

Sur le plan international, les véritables causes de la guerre sont toujours là et prêtes à rebondir. Comme la guerre contre l’Irak, en décembre dernier, celle-ci a été déclenchée par l’équipe Al Gore, Madeleine Albright et William Cohen, en collaboration avec le gouvernement britannique, profitant de la faiblesse d’un président Clinton marginalisé par le Monicagate. Lancées au plus fort de la crise financière, ces guerres sont la réponse de l’oligarchie financière anglo-américaine à la contestation de plus en plus forte venant d’Asie, de Russie, et d’Amérique latine contre le système du FMI. Elles sont aussi destinées à empêcher Bill Clinton et certaines nations d’Europe continentale de s’allier avec ces pays pour lancer une réforme du système monétaire international allant dans le sens du New Deal de Roosevelt ou de la planification française.

Etablir une paix durable dans les Balkans, au Moyen-Orient ou dans le sous-continent indien exige aujourd’hui de trancher entre deux logiques absolument antinomiques : celle de l’oligarchie financière anglo-américaine ou celle, plus rooseveltienne, ou gaullienne, d’un nouveau plan Marshall à l’échelle internationale.

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