Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 8 décembre - Référendum en Italie : une nouvelle claque pour l’UE Lire Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire
Accueil Orientation stratégique Analyses
Les éditoriaux de Jacques Cheminade

Ce que je peux dire

visites
1664
commentaires

Par Jacques Cheminade


Voici venus les temps de dire la vérité. Le rôle politique que j’ai assumé me le permet. C’est l’avantage d’être un exclu du système.

Les Français ne peuvent pas voir les racines du mal parce que personne ne les éclaire. Mon métier est de le faire.

La trahison fondamentale du gouvernement Sarkozy s’est manifestée après son discours de Toulon, lorsque Eric Besson a reçu Tony Blair à Paris, les 8 et 9 janvier de cette année. Depuis, au G20 de Londres, on s’est gavé de paroles. Aujourd’hui, au G20 de Pittsburgh, ce ne peut être que pire : l’illusion stupide d’une reprise, une reprise sans emplois, sans consommateurs et sans investissements industriels, sert d’excuse pour paralyser les initiatives et plus que jamais servir les casinos financiers. Wall Street et la City veulent que rien ne change. Obama se soumet, tandis que la France et l’Allemagne s’unissent pour hausser le ton sur les bonus des traders et le réchauffement climatique, courant après des boucs émissaires pour ne pas affronter les vrais responsables.

La vérité est que le système en place détruit la production et l’emploi, ceux des travailleurs de l’automobile comme ceux des producteurs de lait. On parle de régulation mais c’est tout le système qu’il faut changer. Le monétarisme, libéral ou dirigé à la mode de Keynes, a creusé sa propre tombe. Il faut passer à un nouvel ordre de crédit productif public, dans lequel l’Etat sert l’équipement de l’homme et de la nature, le travail et la production, et non les émetteurs de capital fictif. En clair, les salariés, les agriculteurs, les artisans et les PME doivent redevenir les gagnants, et les établissements financiers interdits de salles de jeu et contraints à servir le bien commun et les générations futures.

En changeant de culture : à un univers défini par les possessions et la déification du témoignage des sens, substituer un monde du devenir et de la création. Cela veut dire faire revivre la culture de l’imagination et des idées par delà les formules et les instincts, une culture qu’il faut arracher à la catastrophe du siècle de guerres mondiales entamé à la fin du XIXe. La destruction financière de ces quarante dernières années nous a amenés à un point de non retour : soit nous continuons et nous aurons ce siècle passé en pire, à l’échelle du monde, soit nous changeons et nous pourrons continuer l’histoire de l’exploration humaine.

Pour cela, il faut éradiquer deux illusions. Celle d’un écologisme devenu un obscurantisme irrationnel et celle de la croyance en l’Administration Obama. L’intoxication a atteint chez nous un sommet et les Français ne comprennent rien à ce qui se passe en Amérique. Comme si un gouvernement qui renfloue Wall Street et sert les sociétés d’assurance, le cœur même du capital fictif, pouvait en même temps présenter une réforme de la santé publique dans l’intérêt de l’humanité !

Cessons donc de nous comporter en ânes savants et en imbéciles heureux. L’UMP tente de mettre le peuple en fiches, avec l’agence Isobar, et les oppositions socialistes bêlent après Obama comme autant de moutons de Panurge. Elles ne seront rien tant qu’elles n’auront pas jeté le Mitterrand de l’Entente cordiale avec Margareth Thatcher aux poubelles de l’histoire, et relu Jaurès et Rosa Luxemburg dans le texte. J’ajouterais surtout LaRouche, au risque de bourrer l’urne de leur esprit.

Voir les 4 commentaires

  • Un parmis d’autres • 25/09/2009 - 14:14

    Monsieur Cheminade,
    Contrairement à d’autres qui ont eu le même cursus que vous,
    Vous n’avez pas choisi la voie la plus facile, vous avez choisi le combat d’homme libre, plutôt que celui si évident d’homme de cour.
    Cette particularité est la particularité des vrais esprits que partagent tous les grands hommes de l’histoire.
    Votre vision d’une qualité rare et éclairante en ces temps d’obscurantisme et une nécessité pour ceux qui veulent encore espérer et ceux qui sont dans les limbes.
    Votre pensée est solide vaste et large.
    Espérons que les événements et l’histoire sauront donner toute la place qu’il convient à un homme de combat tel que vous l’êtes, en vous lisant j’ai compris bien des choses mais par dessus tout que ce n’était pas le but qui comptait, mais le chemin vers le but, le petit pas de chaque jour.

    Répondre à ce message

  • Zimir • 25/09/2009 - 13:42

    C’est bien dit, rien à ajouter et ne voyez aucune flagornerie de ma part votre combat vous honore Monsieur Cheminade Chapeau bas !

    Répondre à ce message

  • Earthquake • 22/09/2009 - 23:42

    De toute manière les gens ne comprennent plus grand chose, si internet représente un champ média nouveau, il est pour un nombre encore
    conséquent de personnes un outil compliqué,le plus grave c’est que ce
    même outil avec lequel j’écris ces
    mots,a servi à élaborer des programmes
    informatiques pervers que certaines agences de trading ont utilisés, dès lors comment s’étonner que l’ensemble de cette civilisation ne puisse plus se
    sortir d’un processus qui est à bien des égards sans retour. Nous le voyons bien, ce nouvel ordre mondial, que l’on proclame ici et là est un leurre, mais un leurre qui dans certains esprits se doit d’être accompli, un peu à la manière des prophéties, de nouvel ordre mondial il n’y en aura point, comme disait H.G wells dans
    "l’esprit au bout du rouleau"..
    - "L’entreprise dépasse les forces, on
    envoie au pillage ceux que l’on pille.."
    Voilà ou en est ce monde...alors oui
    si changement il y a, il ne pourra t-être que de l’ordre du renoncement, mais comme nous ne l’avons pas préparé, ce sera un abandon plus ou moins brutal des modes et habitudes qui sont les nôtres, et cela quoi qu’il en soit risque de se jouer encore
    les uns contre les autres....

    Répondre à ce message

  • petite souris • 22/09/2009 - 21:48

    Bravo.

    Les 40 dernières années, avec ses 30 glorieuses financières, étaient une exception dans l’histoire. Nous revenons dans un monde qui doit se faire à l’échelle humaine, par l’homme et pour l’homme.

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Contactez-nous !

Don rapide