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Les éditoriaux de Jacques Cheminade

Chantage

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Les éditoriaux de Jacques Cheminade sont publiés tous les quinze jours dans le journal Nouvelle Solidarité, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que www.cheminade2007.org, et consitutent le principal regard du candidat à la présidentielle de 2007 sur l’actualité française et internationale.

Les banlieues brûlent, l’Etat se surendette, l’Ecole coule, les hôpitaux subissent des déficits record, la bombe à retardement des retraites explose. C’est ce qu’affichent aujourd’hui journaux et magazines, rivalisant de diagnostics sur notre « déclin ». Pourtant, ces mêmes journaux et magazines sont sous le contrôle, direct ou indirect, des intérêts et des forces financières qui sont les responsables idéologiques et politiques de ce déclin : l’Express de Serge Dassault, le Point de François Pinault, le Nouvel Observateur d’un conglomérat financier socialo-libéral, l’Expansion dirigée, comme l’Express, par Denis Jeambar, l’interviewer favori de Nicolas Sarkozy, le Monde d’Alain Minc et Jean-Marie Colombani, reconvertis au sarcozysme, le Figaro pro-Sarkozy (Serge Dassault, bis repetitam) et Libération, désormais sous la coupe d’Edouard de Rothschild.

Se prévalant de leurs propres vices, ces intérêts et ces forces réclament à cor et à cris des « réformes » comme ailleurs. Le « cercle de raison » qu’Alain Minc et Nicolas Sarkozy voulaient imposer avec Edouard Balladur en 1995, est devenu le « parti de la rupture ». Leur dernière offensive s’appuie sur une double peur, dont elles jouent sans scrupules. D’abord celle du péril jeunes, ce qu’Alain Finkielkraut, soutenu par Nicolas Sarkozy, appelle « une révolte dont la plupart des acteurs sont noirs ou arabes, avec une identité musulmane ». Ensuite l’endettement de la France, dont le rapport Pébereau (fleuron du très atlantiste Aspen Institute) vient opportunément d’indiquer « qu’il dépasse les 120 % du PIB ».

Sur le front de ce double chantage, la vague droitière des médias et des intellos se déchaîne : il faut faire payer les pauvres, les titulaires d’épargnelogement et les PME, favoriser la flexibilité du travail (CNE), aider les riches à ne pas partir ailleurs, abaisser les dépenses publiques et privatiser tout ce qui peut l’être. Dominique de Villepin ne vient-il pas de battre en six mois, avec 30 milliards d’euros de vente, autoroutes comprises, le record que détenait Lionel Jospin sur cinq ans ? La directive Bolkestein ne ressurgitelle pas à Bruxelles ? En même temps, le gouvernement démantèle le commissariat au Plan, outil d’un Etat soucieux d’éclairer son avenir et d’impliquer la nation dans un projet mobilisateur, et la Mission interministérielle sur les mutations économiques, qui réfléchissait à la manière de passer des emplois d’aujourd’hui à ceux de demain.

La loi des pompiers pyromanes promouvant la « réforme » et la « rupture », c’est-à-dire l’austérité sociale, alors que le système financier et monétaire existant s’effondre, c’est le climat des années trente. Un fascisme nouveau, fi- nancier, social, culturel et médiatique, monte devant nos yeux. C’est ce contre quoi j’ai tenté de mettre en garde lors de ma candidature présidentielle de 1995. Je le combattrai en 2007, avec notre mouvement de jeunes transatlantique et tous ceux qui, aux Etats-Unis, en prennent conscience et relèvent le défi autour de Lyndon LaRouche.

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