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Cirque et tragédie

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Les éditoriaux de Jacques Cheminade sont publiés tous les quinze jours dans le journal Nouvelle Solidarité, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que sur son site de campagne www.cheminade2012.fr.


Une campagne présidentielle devrait être le moment où les grandes idées qui déterminent l’avenir d’une société sont débattues, élevant ceux qui y participent. Celle de 2012, la nôtre, devrait l’être encore bien plus que toutes les autres car elle se déroule à un moment tragique de l’histoire : désintégration de l’euro, banqueroute du système financier mondial, austérité destructrice imposée aux peuples et manne monétaire livrée aux banques, risque de guerre.

Cependant, les participants officiels et plus encore les médias en réduisent l’enjeu à un débat entre personnes et à un étalage de manœuvres plus ou moins déshonorantes. Procédons à un rapide tour de table. Présentant ses vœux à la presse, François Fillon a déclaré : « Regardez aujourd’hui, tous les Etats européens sont en situation de faillite. Il n’y a qu’à voir leurs comptes, comme les nôtres. » Tout en ne faisant rien pour changer une donne dont il est, parmi d’autres, responsable depuis plus de cinq ans et sans faire face aux établissements financiers dont la politique a ruiné les Etats dont il parle. Comme si un médecin préconisait une saignée face à une maladie terminale. Nicolas Sarkozy s’efforce de « faire président » en s’agitant et François Hollande imite jusque dans sa gestuelle un François Mitterrand qui a incarné le compromis de la gauche avec les oligarchies financières. Marine Le Pen exhibe son père tout en se réclamant de l’héritage gaulliste, sans doute parce que la captation est une habitude familiale. Elle est convaincue d’être au second tour tout en se plaignant que les élus lui refusent les parrainages lui permettant de figurer au premier. Dominique Strauss-Kahn s’offre un bain de foule dans son ancien fief tandis que tous les candidats s’efforcent de rallier Jeanne d’Arc à leur cause tout en prétendant qu’elle appartient à tout le monde. François Bayrou rallie Philippe Douste-Blazy.

Dans ce contexte, on assiste à un chantage au chiffrage des programmes. Prenant ainsi la question par les coûts, on n’évoque pas les bénéfices et on calcule sur la base d’un système qui s’écroule sur ses bases. Comme si on calculait la vitesse du Titanic pour mesurer la durée du trajet restant à parcourir au moment où il heurte l’iceberg.

En fait, pour ne pas remettre en cause le système, on réduit les visions à des chiffres.

Ce que nos lecteurs eux-mêmes ne savent pas, car personne à part nous ne le leur dit, est que tout le financement des partis politiques et des élections en France est basé sur une sélection par l’argent qui entretient ce système aberrant. Il y a bien sûr l’argent du délit, celui des mallettes et des valises, mais aussi le financement officiel de la vie politique, qui sert les gens en place. Au prorata du nombre d’élus à l’Assemblée nationale et du nombre de voix obtenues par ceux qui ont pu présenter plus de 50 candidats dépassant 1 %, les partis établis se partagent ainsi chaque année environ 75 millions d’euros pris sur votre argent et le mien. Certes, les dons versés à tous les partis jusqu’à 7500 euros sont pour les deux tiers déductibles de l’impôt, dans une limite de 20 % des revenus. Cependant, cet avantage est par nature réservé à ceux qui paient effectivement l’impôt, c’est-à-dire aux 50 % des plus riches Français. Tant pis pour les autres, et tant pis pour les partis qui les représentent.

Ainsi, pendant que se déroule la tragédie, ne vous étonnez pas de voir le cirque se perpétuer. L’orchestre continuait à jouer sur le pont du Titanic – pour les premières classes.

Voir les 2 commentaires

  • martin • 10/01/2012 - 23:28

    Ce que les français devraient bien se poser comme question c’est comment N.Sarkosy peut il encore réussir à les manipuler, en se faisant le chantre d’être, soit disant, le seul capable de sortir le pays de la crise, ou du moins d’en limiter les effets, alors que l’on vient tous de voir le désastre qu’il a accompli durant 5 ans.
    Dans les rues de Paris et dans les stations de métro et de RER je vois le soir de plus en plus de SDF qui sont des Seniors de plus de 65 ans, jetés à la Rue comme des malpropres, parce tout simplement leurs trop maigres ressources ne leur permettent même plus de payer un loyer.
    Une personne âgée qui se retrouve à la rue, sur le trottoir est une personne irrémédiablement condamné à mort, par le froid, la faim, la maladie plus terrible encore sur un organisme fragilisé.
    Jamais je n’avais vu une telle situation dans ce pays avant les années Sarkosy.
    Triste signe et triste symptôme d’une réalité beaucoup plus profonde de désastre au niveau de la Société Civile, et des petites gens.
    Comment peut on tolérer celà en France aujourd’hui, et d’autant plus pendant que d’autres bien placés et hauts placés se vautrent dans la débauche de l’argent public ???
    il y a en latence un profond état de malaise social , digne des années 30, qui n’est pas encore pleinement visible car en partie amorti plus ou moins par des aides sociales ici ou là, aides sociales qui n’en doutons pas finiront par s’étioler et par diminuer sur ordre de la caste dirigeante.
    En fait nous ne voyons que le sommet de l’Iceberg, d’une situation de dégradation sociale marquée qui touche en profondeur 8 à 10 millions de personnes.
    Ne doutons pas qu’au moment où le nombre de citoyens basculant dans la pauvreté voir dans la misère et sans aucun espoir de retour, atteindra un nombre critique, tout pourra basculer très vite du jour au lendemain.
    Les Banquiers et Leurs Amis Politiciens, bien au chaud dans leur bulle feutrée, ne pourrons plus rien y changer,
    et c’est à ce moment là seulement qu’ils prendront conscience qu’ils ont une part déterminante de responsabilité dans ce chaos qui arrive à très grands pas.

    Répondre à ce message

  • petite souris • 11/01/2012 - 10:20

    L’orchestre continuait à jouer sur le pont du Titanic pour les premières classes.

    Merci Jacques pour ce rappel.

    ... et l’hypocrisie en plus !

    "Une dame" du CSA a expliqué la semaine dernière, très sérieusement, la différence entre équité et égalité de traitement des médias à propos du temps de parole accordé aux candidats à l’élection présidentielle tout en précisant qu’il n’y avait aujourd’hui que des candidats potentiels (ce qui permet donc un choix et donc une discrimination...)

    L’équité c’est maintenant et l’égalité pendant la campagne officielle ...
    Donc tout va bien, elle a ouvert son parapluie.Elle va garder son job !

    Liberté de parole, d’expression, censure !!!
    En France ! Vous n’y pensez pas !

    Hier pourtant, à TF1 qui appartient à Bouyghes, silence sur l’offre de Free de Xavier Niel, idem sur Canal+ qui appartient à Vivendi donc à SFR ...
    Cherchez l’erreur !

    Alors, pour Jacques, on est certain que la censure, (enfin, l’équité quant aux candidats potentiels mais en fait-il partie ??????)va jouer à fond et partout,
    et, que, lors des interviews, ses déboires financiers empièteront sur son discours et son programme...

    Le doute et le discrédit seront le mot d’ordre des médias pour tromper le peuple et bafouer et la liberté d’expression et la démocratie....

    Pauvre France.
    "Ce qu’il reste d’hommes libres n’a plus le choix qu’entre le triomphe et la servitude" Charles de Gaulle.

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