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Editoriaux de Jacques Cheminade

City et FMI

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par Jacques Cheminade

Nouveau Bretton Woods, Nouveau Bretton Woods, Nouveau Bretton Woods : aujourd’hui, en France, tout le monde en parle, mais le terme est devenu une auberge espagnole dans laquelle chacun apporte son manger. Deux conceptions s’affrontent, diamétralement opposées. L’une est la version frelatée, celle de la City de Londres et du Fonds monétaire international, l’autre celle pour laquelle nous nous battons, avec Lyndon LaRouche. La première vise à sauver à tout prix le système existant, en constituant des holdings bancaires surplombant les Etats, comme dans l’Italie de Benito Mussolini et la politique d’Hjalmar Schacht en Allemagne nazie. Dans sa version actuelle, elle se situe, avec la tutelle du Fonds monétaire international, sous la bannière d’une « nouvelle gouvernance mondiale » imposant l’ordre des banques centrales aux peuples et aux Etats-nations. La seconde, qui est la nôtre, conçoit le Nouveau Bretton Woods comme un instrument pour changer de système économique et social face à une crise qui est systémique et non cyclique. Le combat entre ces deux conceptions n’est pas une querelle d’experts ou un débat entre diplomates, mais un enjeu de civilisation.

Pour tous ceux qui pensent que nous exagérerions en accusant la City et le libéralisme anglo-hollandais d’être les deus ex machina du système, examinons ce qui se passe. Le plan européen de renflouement bancaire et le plan américain Paulson II sont tous deux directement inspirés par le plan britannique, celui du Premier ministre Gordon Brown, de son chancelier de l’Echiquier Alistair Darling et de leur conseiller Alan Greenspan. Ce n’est pas seulement moi qui le dit, c’est aussi Paul Krugman, l’économiste américain qui vient de recevoir le « prix Nobel d’économie ». Ce plan sauve d’abord les banques par des participations temporaires et partielles des Etats à leur capital. En outre, ceux-ci les refinancent en leur apportant leur caution ou leur garantie, tout en leur fournissant des liquidités en échange de leurs titres douteux. La City et ses associés de Wall Street, qui ont provoqué la crise, notamment depuis le découplage entre le dollar et l’or, le 15 août 1971, et le « Big bang » (déréglementation absolue de la City, qui a permis depuis tous les montages exotiques) du 27 octobre 1986, sont les coupables qui se retrouvent médecins rédigeant l’ordonnance. Le résultat serait de faire avaler aux Etats les effets toxiques des banques au détriment des peuples, des contribuables, des salariés et de tous les bénéficiaires de prestations sociales.

Un grand danger se précise en vue de la réunion du G 20, le 15 novembre. Revendiquant sa proximité avec Gordon Brown et se prétendant inspirateur de son plan, le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, proposera sa « nouvelle gouvernance mondiale ». Pour lui, le FMI, dont on connaît l’esprit charitable, devra en être à la fois « le pompier, le maçon, l’architecte et le coordonnateur », assisté d’un Forum de stabilité financière regroupant principalement les grandes banques centrales.

C’est un vol à la tire du Nouveau Bretton Woods. S’engager dans cette voie remettrait fatalement en cause l’indépendance des Etats-nations, pour constituer ce que Michael Ledeen appelle plus honnêtement un « fascisme universel ». Avant d’en arriver là, organisons la résistance en traçant un autre horizon.

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