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Les éditoriaux de Jacques Cheminade sont publiés tous les quinze jours dans le journal Nouvelle Solidarité, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que sur son site de campagne www.cheminade2012.fr.


« A quoi ça sert d’aller voter ? » Telle est la question que se posent la majorité des Français. Le sentiment largement répandu est que les politiques vivent dans leur bulle et nous ont abandonnés. Aujourd’hui, 74% des sondés ne font pas confiance au chef de l’Etat et 66% ne font plus confiance au Premier ministre (sondage Harris Interactive). La majorité d’entre nous pensons, comme Jean-Paul Delevoye, que « les partis politiques bâtissent leurs programmes électoraux non pas pour faire gagner le pays mais pour gagner une clientèle ».

C’est dans ce contexte que Marine Le Pen a présenté son programme économique pour 2012 et Martine Aubry le projet du Parti socialiste. Dans les deux cas, il s’agit d’expressions cliniques d’une incapacité à faire face aux défis de l’époque.

Le double danger qui nous menace est l’effondrement du système financier et monétaire avec lequel nous vivons et une entrée dans ce que le philosophe Michel Serres appelle « un réveil de la Terre après une période d’assoupissement » . Le tremblement de terre au Japon est un symptôme de ce « réveil » . Si l’on ne prend pas à bras le corps ces deux défis fondamentaux, tous les chiffrages comptables et les évaluations financières ne veulent rien dire. La nécessité impérieuse de notre temps est de mobiliser le peuple pour qu’il ne soit plus dans le déni de ce double danger et se mobilise pour un grand dessein qui offre un avenir aux générations à naître.

Marine Le Pen propose la sortie de l’euro, une dévaluation compétitive, des nationalisations et un protectionnisme mal défini comme remèdes au chômage et à la baisse du pouvoir d’achat, sur fond de lutte contre l’immigration. C’est un montage sans principe directeur autre qu’un repli chauvin. Les technocrates qui désormais l’entourent et qu’elle exhibe, alignent des notes à l’aide de documents soustraits à leurs ministères : la technicité maladive de nos « grandes écoles » s’éclate au service d’un faux patriotisme. Car le « nouveau FN » prend la peine de préciser que la Banque de France « conservera son autonomie vis-à-vis de l’Etat » . En bref, la France sortirait de l’euro, dévaluerait sa monnaie et se protègerait sans projet d’essor scientifique et de développement technologique et sans qu’une perspective de progrès économique réel soit défini pour l’Europe et le monde. Ce qui aboutirait à sombrer dans un national-monétarisme succédant au monétarisme supranational actuel. Aucun sens de ce que devrait être l’ardente obligation d’un nouveau Plan, aucun sens de ce que devrait être une politique étrangère exemplaire, sauf une alliance avec les « petites sœurs latines », comme le disait Pierre Laval dans les années trente : illusion, collage et supercherie. Notons en passant que Nicolas Dupont-Aignan « ne tient pas à critiquer Marine Le Pen car elle vulgarise des thèmes de campagne qui sont les miens. Elle n’est pas mon adversaire ».

Avec Martine Aubry et le Parti socialiste, on retrouve la boîte à outils rapportés par les uns et les autres à la boutique de Solférino. Comme à La Samaritaine, on y trouve de tout. Avec un point extrêmement intéressant, enterré au 2e paragraphe de la 1e section de la 2e partie du grand trois : « Il faut revenir à une stricte distinction des métiers bancaires et séparer les activités de dépôt et les activités financières. » Cependant, là aussi, pas de grande idée directrice, pas de vision d’ensemble. Le Glass-Steagall y est, mais comme une mesure de plus, sans l’esprit qui l’anime. Autrement, Mme Aubry a pris parti pour une « sortie du nucléaire » , ôtant ainsi la substance énergétique nécessaire à une rupture avec le malthusianisme financier : absurdité, collage et compromission avec l’obscurantisme vert.

Mon prochain Editorial sera voué à l’alternative.

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