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Les analyses de Jacques Cheminade

Coup de gueule de François Bayrou et au-delà

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Les analyses de Jacques Cheminade sont publiées tous les quinze jours dans le journal Nouvelle Solidarité, sur www.solidariteetprogres.org ainsi que www.cheminade2007.org, et consitutent le principal regard du candidat à la présidentielle de 2007 sur l’actualité française et internationale.

Suite à l’émission dans laquelle François Bayrou a dénoncé la connivence entre Nicolas Sarkozy et les industriels des médias et l’orchestration par ces mêmes intérêts du duel Sarko/Ségo, Patrick Le Lay et Etienne Mougeotte, président et vice-président de TF1, profitant du passage du président de l’UDF à l’antenne de LCI, l’ont prié de les suivre dans le saint des saints de la maison. Mougeotte a alors expliqué au président de l’UDF que la « bipolarisation » (le partage du pouvoir entre PS et UMP) est « la meilleure solution pour la France ». Il ne resterait donc à François qu’à « négocier avec Nicolas » dans le meilleur des mondes oligarco-médiatique possible.

Pour avoir souvent dénoncé « l’insieste » française - une société incestueuse de réseaux paralysant les initiatives et servant systématiquement les pouvoirs en place - nous ne pouvons que soutenir l’intervention de François Bayrou. Elle revêt une autre dimension que la claque assénée à un gamin qui lui faisait les poches en 2002.

Car qui se trouve en cause ? La quasi totalité des médias français ! Le groupe Dassault (Socpresse) tient les différents avatars du Figaro ; le groupe Lagardère et Hachette-Filipacchi Médias, La Vie, Le Monde, Le Courrier international, Elle, Paris-match, Le Journal du dimanche, La Provence, Nice-matin, une minorité de contrôle dans La Dépêche du Midi, Europe 1 et 2, diverses télés et radios ; Bernard Arnault-LVMH, La Tribune ; le Groupe Bouygues, TF1, CLI, Métro... Sans parler du patron de presse de « gauche », Claude Perdriel, fondateur du Nouvel Observateur et propriétaire de Challenges, nommé à l’initiative de Thierry Breton au tout nouveau Conseil pour la diffusion de la culture économique (Codice), dans lequel se côtoient sociaux-libéraux et libéraux-sociaux.

Les bullocrates de Jean-François Kahn montrent bien comment, par ailleurs, les médias « publics » servent aussi la cause de Nicolas Sarkozy. Tous, dira-t-on, publics et privés, promeuvent également Ségolène Royal. En effet, à un ferment de droite de Tony Blair doit correspondre son équivalent de gauche. C’est ainsi que pris en tenaille, on espère détruire le modèle social français, pas si modèle que ça mais moins détestable que la loi de l’oligarchie financière.

Nous voyons avec plaisir M. Kahn dénoncer dans Le Journal du Dimanche ceux qui ont toujours à la bouche le mot « rompre », car « ce fut toujours le leitmotiv de la "bulle", de même que la dénonciation de la "décadence française". (...) Rompre avec quoi ? Avec le gaullisme, surtout, et, au-delà, avec 1944 ; c’est-à-dire avec cette dynamique de la Résistance » qui permit la refondation de la France. « Voilà d’un coup 1936, 1944, 1958, 1981 virtuellement biffés d’un trait de plume. Enfin ! Et aussi, pourquoi pas, (...) 1789,1848, 1875 ! Adieu, Roosevelt, Jean Moulin, Mendès-France, adieu mon Général, retour aux sources ! ». Et Kahn d’établir le parallèle entre la bulle d’aujourd’hui et les financiers qui lorgnaient vers les mouvements fascistes des années 30 : « "Divine surprise" avait murmuré un de leurs idéologues en 1940 »...

Qui d’autre que nous, auparavant, avait montré ce que ces noms portent de commun dans notre histoire ? Voilà donc la question posée avec l’ampleur qu’elle mérite : République contre oligarchie financière, libertés publiques contre médiacratie, recherche du bonheur contre fuite en avant dans une société de services, paix par le développement mutuel contre guerre préventive, Etat-nation contre empire. C’est à ceux qui mènent ce combat que s’adresse notre projet, le seul pour l’instant qui exprime une cohérence entre politique étrangère et politique intérieure pour la cause d’une économie humaine s’articulant autour de technologies nouvelles, d’un plan d’équipement infrastructurel et d’un vecteur scientifique. Une économie de créateurs à l’oeuvre et non de prédateurs médiatisés.

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