Solidarité & progrès

Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race.

AccueilOrientation stratégiqueAnalyses
Déclarations de Jacques Cheminade

Derrière Edvige, Cristina

visites
1236
commentaire

Déclaration de Jacques Cheminade


A juste titre, une forte mobilisation s’est manifestée contre le fichier Edvige. L’exécutif a dû reculer. Il a amputé le texte de toute référence à la santé et à la sexualité des « personnalités » fichées. Cependant, le scandale demeure. Toutes les personnes « susceptibles de porter atteinte à l’ordre public », ainsi que leurs « relations », seront fichées, même si elles n’ont commis aucune infraction. Les raisons pour lesquelles toutes les informations peuvent être collectées ne sont pas définies. Les mineurs de 13 ans seront également « fichables », alors que c’était jusqu’à présent interdit. En vertu d’accords européens et internationaux, les services d’autres pays seront autorisés à consulter Edvige, par exemple les agents du FBI ou du renseignement britannique opérant en France en vertu de la loi Perben II. Enfin, pour ce fichier qui part du principe que tout le monde est un délinquant potentiel, aucune limitation de durée n’est prévue pour la conservation des données.

Cependant, il y a pire, et c’est Cristina. Là, sous prétexte d’être impliqué dans des activités terroristes, « d’appartenance à des "réseaux islamistes radicaux" ou de trafic de drogue », on pourra être fiché sous secret défense. La différence ? La Commission nationale informatique et libertés peut en principe contrôler Edvige, mais elle n’en a pas aujourd’hui les moyens, alors que Cristina lui est par principe inaccessible.

Bref, je suis scandalisé par cette nouvelle « affaire des fiches ». Il est salutaire que les citoyens se soient mobilisés pour la défense des libertés publiques face aux menaces futures qui pèsent sur elles. C’est pourquoi un grand débat devrait être organisé devant le Parlement, car « la collecte et la conservation de données personnelles dans les ordinateurs, dans des banques de données et selon d’autres procédés » ne doivent pas relever du décret, mais « être régies par la loi » de la République.

Vous avez adoré cet article ? Rejoignez-nous !

La chronique du 17 novembre le monde
en devenir

Don rapide