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Les écrits de Lyndon LaRouche

Des mesures d’urgence pour faire baisser le prix du pétrole

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Le 19 septembre 2000, Lyndon LaRouche a rédigé un mémorandum sur la crise provoquée par la hausse du prix du pétrole, proposant un plan d’action efficace qui tranche avec la politique inadéquate des grands pays du monde, dont fait partie la décision du 22 septembre du président Clinton.

  1. Cette déclaration constitue une prise de position préliminaire sur les mesures d’urgence que les gouvernements doivent prendre pour contrôler l’inflation des prix du pétrole.
  2. L’actuelle augmentation des prix du pétrole menace de provoquer un effondrement économique dans de nombreux pays du monde, sinon tous. Les mesures proposées ici pour faire face à cette urgence ne résoudront pas le problème plus général du système monétaire et financier mondial dans son ensemble, mais permettront de faire un pas important et peut-être décisif dans cette direction.
  3. La cause sous-jacente de la crise, dont la hausse du prix du pétrole n’est que la conséquence la plus visible actuellement, est l’hyperinflation des valeurs financières, qui se traduit désormais de plus en plus par une hyperinflation au niveau des prix des marchandises. La tendance est similaire à celle qui frappa l’Allemagne de Weimar entre mars et novembre 1923.
  4. Pour diverses raisons convergentes et relativement évidentes, la spirale hyperinflationniste des valeurs financières se fait sentir de la manière la plus brutale dans l’ampleur et le rythme dévastateurs de la hausse des coûts pétroliers. Dans l’effort de plus en plus désespéré en vue d’assurer l’afflux d’investissements étrangers dans le secteur dollar, on a exploité divers facteurs pour que l’augmentation hyperinflationniste des prix du pétrole à la livraison entraîne un accroissement de la valeur monétaire des actifs cumulés.

    Parmi ces facteurs, figurent la concentration de la propriété de géants pétroliers à travers des fusions et acquisitions, le rôle accru du marché spot dans les approvisionnements en pétrole, le règlement des factures pétrolières en dollars américains et une activité spéculative intense dans ce domaine, en particulier sous forme de produits dérivés, qui menacent de faire monter le prix du baril à 40 ou 50 dollars, sinon plus.

  5. Ce problème ne pourra pas être réglé dans le court terme par des moyens ordinaires. Seules des mesures énergiques, prises de manière concertée par des gouvernements souverains, pourraient ramener sous contrôle le prix du pétrole. Toute autre proposition serait une illusion infantile. Dans l’avenir immédiat, faute de prendre de telles mesures gouvernementales, un véritable chaos éclatera, probablement dans les prochaines semaines, au niveau international.
  6. L’action adéquate, que devrait diriger le gouvernement des Etats-Unis, doit avoir pour objectif une coopération immédiate entre les principales nations exportatrices de pétrole et les principales nations consommatrices.
  7. Ces gouvernements doivent : a) déclarer un état d’urgence stratégique dans le domaine de la fourniture et du prix de l’approvisionnement énergétique vital au niveau national ; b) conclure des contrats directs, entre gouvernements, prévoyant la livraison de pétrole des nations exportatrices vers les nations consommatrices sur au moins douze mois ; c) définir des prix raisonnables pour ces contrats ; d) établir des priorités pour assurer l’approvisionnement, par le biais des raffineries, des catégories de consommateurs privilégiés dans chaque pays, réduisant si nécessaire les réserves d’autres secteurs pour garantir les livraisons prioritaires.
  8. Une telle action fera fléchir en grande partie les tendances hyperinflationnistes actuelles dans le secteur pétrolier. L’effet politique sera significatif, à travers les réactions des spéculateurs qui s’enrichissent aux dépens des pays pâtissant de la hausse spéculative du prix du pétrole. Nous ne pouvons pas permettre à quelques spéculateurs cupides de bafouer l’intérêt national de différents pays et les relations entre économies nationales. C’est au nom d’intérêts stratégiques nationaux supérieurs que nous devons résister à toute opposition à ces mesures nécessaires.
  9. L’action que nous proposons n’est pas un remède à la tendance plus générale à l’hyperinflation, elle ne permettra de contrôler qu’une partie critique de cette inflation spéculative. Mais on établira ainsi les normes de coopération nécessaires pour traiter les crises bancaires et autres qui sont sur le point de frapper l’ensemble du monde au cours des semaines et des mois à venir.
  10. Il faudrait analyser et examiner de plus près de nombreux détails de l’actuel marché des contrats pétroliers. Une telle investigation est nécessaire. Toutefois, entre-temps, les responsables gouvernementaux qui ont quelque connaissance de la politique du pétrole, doivent immédiatement travailler à la mise en oeuvre des mesures générales que j’ai indiquées. Après une période initiale de trente à quatre-vingt-dix jours de mise en oeuvre des accords proposés, les aspects secondaires et tertiaires du problème apparaîtront plus clairement et, chose plus importante, les gouvernements auront développé les mécanismes nécessaires à la poursuite de l’action.
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