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Devant des diplomates : LaRouche évoque la pire crise de l’histoire moderne

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15 avril 2008 (Nouvelle Solidarité) — Le 10 avril, s’adressant à un groupe de diplomates en poste à Washington, Lyndon LaRouche brossa un tableau sans complaisance de la situation stratégique mondiale. Le monde est confronté à la plus grave crise de l’histoire moderne, dit-il d’emblée, marquée par le fait que « le système financier mondial est dans une crise hyperinflationniste, à l’échelle globale, dont la dynamique est comparable à celle que connut l’Allemagne de Weimar en 1923. »

Pour comprendre la nature du danger, LaRouche proposa de se pencher sur la période autour de 1890, lorsque l’empereur GuillaumeII limogea le chancelier Bismarck, dont la politique s’inspirait en partie des progrès accomplis aux Etats-Unis – notamment la construction du chemin de fer continental, qui représentait une menace géopolitique pour l’empire britannique dans la mesure où il mettait fin à l’hégémonie de la puissance maritime.

Bismarck résistait aux plans de guerre en Europe continentale, mais son départ, marquant la fin de cette résistance, fut suivi de toute une série d’événements : « L’assassinat du Président français, l’affaire Dreyfus, le lancement de la guerre britannique contre la Chine en 1895 par l’intermédiaire du Japon, etc. Toute cette période, de 1890 à 1945, fut essentiellement une ère de conflit stratégique autour d’enjeux géopolitiques.

« Aujourd’hui, nous avons une situation similaire, qu’on ne peut comprendre qu’à la lumière de cette période. C’est la continuation de ce conflit géopolitique, géré par les Britanniques. » Après que la politique de Franklin Roosevelt fut renversée aux Etats-Unis par son successeur, le président Truman, et surtout suite à l’assassinat de Kennedy, le monde entier s’est engagé vers une nouvelle crise. En 1971, poursuivit LaRouche, Nixon abandonna le système de Bretton Woods, laissant flotter le dollar. Puis, ce fut la fameuse crise du pétrole, totalement orchestrée, et la création du pétrodollar par les institutions bancaires anglo-hollandaises, c’est-à-dire que la valeur du dollar passa sous contrôle du marché d’Amsterdam. Depuis lors, les Etats-Unis se sont auto-détruits.

« Et voici que ce grand processus hyperinflationniste est en train d’exploser. Rien ne peut sauver le système monétaire et financier mondial, il est condamné. Le seul remède consiste à instaurer un nouveau système. »

LaRouche attira l’attention sur un nouveau danger : l’organisation du Traité de Lisbonne, qui représente sans doute une plus grande menace de guerre que lors des années 1930, si jamais l’Europe, s’étendant jusqu’aux frontières de la Russie et de la Biélorussie, tombe sous la coupe d’une nouvelle dictature, après que les nations de l’UE aient renoncé à leur souveraineté.

Cette évolution, combinée au début de l’explosion hyperinflationniste, constitue la plus grave menace de guerre et de crise potentielle. L’empire britannique a provoqué, de facto, l’état de guerre en Chine et l’instabilité au Pakistan.

La Chine, l’Inde et la Russie, entre autres, tentent de se rapprocher pour coopérer et résister à l’offensive britannique. Mais « la présidence américaine est un fantoche, poursuivit LaRouche. Le Congrès n’est d’aucune utilité en ce moment, surtout depuis les dernières élections législatives. Un groupe fasciste autour de Felix Rohatyn, George Soros, etc., exerce un contrôle financier sur le Parti démocrate et la présidente de la Chambre, Nancy Pelosi. Le Congrès américain, aussi bien la Chambre que le Sénat, est impuissant.

LaRouche revint sur l’orchestration d’un possible conflit avec la Chine, à partir du Tibet et de l’opération des Ouïgoures. En Afrique, les attaques contre le Zimbabwe s’insèrent dans le processus de génocide global, qui vise aussi l’Afrique du Sud, entre autres.

Cette crise, souligna LaRouche, nous mène au bord de la guerre. « Etant donné les conditions de guerre dans le monde moderne, cela signifierait des guerres barbares, pas des guerres ordonnées. » Ce qui se passe en Asie du Sud-Ouest, ce foyer de guerre orchestré par le gouvernement Blair en Irak, n’est qu’un avant-goût du processus.

« Je suis convaincu qu’il existe des remèdes. Il existe des solutions. Mais vous ne trouverez pas grand-chose, au sein du gouvernement américain actuel, pour l’assumer. »

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