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Discours sur l’état de l’Union (texte)

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Introduction

Voici le texte que Lyndon LaRouche a lu lors de sa conférence internet du 22 janvier, après quelques remarques introductives. Il l’avait préparé d’avance, expliqua-t-il, afin d’« exposer précisément, comme s’il s’agissait d’une opération militaire en temps de guerre, un programme pour sortir les Etats-Unis de la crise sains et saufs, dès maintenant. »

De la période des questions/réponses, qui fut particulièrement vivante, nous retiendrons l’intervention d’un responsable du Sinn Fein, qui « exprima sa gratitude personnelle et celle de toute l’organisation du Sinn Fein, du Nord et du Sud, à Lyndon Larouche et à sa porte-parole, Debra Freeman », pour le soutien qu’ils ont apporté à leur résistance au plan de renflouement des banques alliées à l’Empire britannique. « Nous avions espéré mettre en échec cette tentative de sauver les banques du groupe Inter-Alpha au détriment de la nation irlandaise. Et bien que cette première bataille ait été perdue temporairement, je suis confiant que ce gouvernement tombera rapidement et que cette honteuse capitulation sera remise en question. » La question posée par ce responsable était « que faire après ? » car « l’Irlande n’a jamais eu de système bancaire souverain et nous avons besoin de vos conseils pour la suite ».

Dans le combat aux États-Unis contre l’oligarchie financière de la City de Londres et de Wall Street et son représentant à la Maison Blanche, Barack Obama, deux questions importantes sont venues de responsables démocrates. L’attaché d’un sénateur a averti qu’un certain nombre d’entre eux s’attendent, de la part d’Obama et des républicains ultralibéraux, à « une attaque générale contre la Social Security (les retraites publiques) », visant à couper drastiquement dans ces dépenses. Un responsable démocrate d’un Etat a dénoncé, pour sa part, une autre offensive des républicains ultralibéraux « pour procéder à la mise en faillite des Etats, dont l’une des conséquences serait, par exemple, que les assurés perdraient leurs retraites ».

A toutes ces questions et beaucoup d’autres encore, LaRouche a répondu longuement et ses remarques sont disponibles sur le site du LPAC en anglais ou en traduction française.


Discours sur l’état de l’Union

par Lyndon LaRouche, le 22 janvier 2011

I. La crise

Nous voici aujourd’hui à un tournant décisif : la civilisation à l’échelle planétaire vacille au bord de l’abîme et risque de sombrer dans ce qui pourrait être la plus grave crise que l’humanité ait connue, depuis la descente de l’Europe dans l’âge des ténèbres du XIVe siècle. La cause de cette crise qui frappe la civilisation réside essentiellement dans les îles britanniques. Mais la crise elle-même s’étend dans toute l’Europe, du Portugal à la Russie et sur l’ensemble du territoire russe. C’est une crise qui est guidée par l’ingérence politique de l’empire britannique qui exerce souvent un contrôle sur les affaires de notre gouvernement.

Fort heureusement, il y aura toujours des occasions de changer tout cela durant la courte période à venir, mais nous ne pourrons pas attendre au-delà. De brèves opportunités pour sauver notre république existeront, mais uniquement à condition de trouver des dirigeants qui feront preuve à la fois de la sagesse et du courage nécessaires pour passer immédiatement aux actes.

La réalité stratégique actuelle est la suivante.

Depuis le début de 2011, le monde est en proie à une accélération du taux d’inflation des prix, dont le mode est déjà comparable à celui de l’explosion hyper-inflationniste de l’Allemagne de Weimar en 1923.

Cette crise se propage dans le monde à une vitesse accélérée. Seuls nos États-Unis, à condition de revenir à la raison, pourraient empêcher ce crash de nous mener à un « nouvel âge des ténèbres » à l’échelle planétaire.

Pour simplifier, disons que, soit on remet dès maintenant en vigueur la loi Glass-Steagall de 1933, sans changement par rapport à l’original, soit nos États-Unis sont condamnés. En fait, suivant le même processus, toute la planète sombrerait, comme lors d’une réaction en chaîne. Seul le rétablissement immédiat de la loi Glass-Steagall de 1933, à l’exclusion de toute autre action, permettra à notre république de vaincre la crise dans la période à venir.

Certes, il existait auparavant des remèdes à cette crise, mais ces options ont été rejetées jusqu’à présent par le Président et le Congrès. Soit on renverse dès maintenant l’obstruction systématique des mesures urgentes à prendre, soit il n’y aura plus d’États-Unis, et plus grand-chose non plus du reste de la planète. La désintégration s’aggrave à une vitesse fulgurante.

Depuis ma prévision de l’été 1956 sur l’arrivée d’une importante récession entre fin février et début mars 1957, je ne me suis jamais trompé dans mes prévisions. La crise de 1957, qui fit l’effet d’un tremblement de terre, frappa au moment où je l’avais prévu. Je n’avais pas fait de « prévision de marché », j’avais produit une analyse soigneusement élaborée à partir d’informations techniques privilégiées portant sur le fonctionnement de la commercialisation de l’industrie automobile. Par contre, les prévisions statistiques garantissent l’échec.

Ceci dit, portons notre attention sur la crise mondiale actuelle.

Dès l’automne 2007, certains cercles aux États-Unis se sont opposés à la loi de protection des propriétaires de logement et des banques (Homeowners and Banking Protection Act ou HBPA) que j’avais proposée en août 2007, l’opposition à la Chambre étant conduite notamment par le député Barney Frank, mais ce sont les présidents George W. Bush Jr. et Barack Obama, avec leurs signing statements [traduisible comme « déclarations de signature »] anticonstitutionnelles, qui sont les principaux responsables du lancement de ce qui devient la plus grosse bulle financière de l’histoire connue de l’humanité, et celle ayant le moins de valeur réelle. Les États-Unis seront inexorablement détruits si nous persistons à soutenir les politiques dites de « renflouement », qui ont été suivies à tort par ces deux mauvais choix de Président, et aussi par les deux derniers dirigeants de la Réserve fédérale, Alan Greenspan (un compère de JP Morgan) et Ben Bernanke, puis par l’impudent Timothy Geithner.

A cause de ce renflouement, une bombe à retardement hyper-inflationniste à l’échelle mondiale est sur le point d’exploser.

Si on laisse poursuivre cette politique de « renflouement », elle fera sauter les nations du monde, à commencer probablement par la région transatlantique, puis, sauf circonstances exceptionnelles, l’Asie, entraînant la désintégration du système monétariste britannique totalement insolvable, que l’on associe au « groupe Inter-Alpha » et à sa filiale, le « BRIC » [acronyme pour l’association entre le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine, rejoint récemment par l’Afrique du Sud pour devenir BRICS]. Ce groupe Inter-Alpha constitue, depuis 1971, la cause principale de la désintégration hyper-inflationniste imminente qui menace la région transatlantique et représente, par conséquent, la première source de menace pour la civilisation.

Si les grands pays asiatiques, comme la Chine et l’Inde, ont fait preuve d’une compétence relative dans la conduite de leurs propres affaires, comparés notamment au secteur transatlantique, ces nations ne sauront échapper aux effets par ricochet de l’explosion hyperinflationniste des nations transatlantiques.

Cet effondrement ultime, associé à la création du groupe Inter-Alpha, est en cours maintenant, et c’est maintenant qu’il faut l’arrêter. Faisons un pas en arrière, en remontant aux développements qui menèrent directement à la crise de 1971.

L’assassinat de Kennedy

La crise financière mondiale, qui sévit sur la planète depuis l’annulation en août 1971 du système de Bretton Woods, fut rendue en grande partie possible par l’impact antérieur de l’assassinat du président John F. Kennedy. Cet assassinat permit le lancement d’une guerre inutile et ruineuse en Indochine, guerre dont les effets furent encore plus ruineux sur les citoyens et la jeunesse des Etats-Unis que sur le champ de bataille en Asie du Sud-Est.

Cette guerre n’était pas la conséquence d’une erreur honnête. Au contraire, on suivait un plan de guerre que le président Kennedy et le général Douglas MacArthur avaient dénoncé, et cette guerre nous a ruinés, non seulement sur le plan économique, mais aussi moral. Elle aurait été impossible sans l’assassinat de ce Président, suivi par l’effort frénétique, au sein de certains cercles, d’empêcher toute enquête publique sérieuse sur un assassinat qui coïncidait, à bien des égards, avec les opérations fascistes menées contre le grand président Charles de Gaulle par des cercles basés en Espagne.

La Commission Warren [1] marque ainsi le tournant à partir duquel les États-Unis ont systématiquement régressé, en dépit du beau programme spatial mis en œuvre par ce Président qui allait être abattu.

Malgré cela, notre Constitution fédérale nous fournit encore aujourd’hui un remède à la situation de crise économique. Toutefois, faute de rétablir immédiatement la loi Glass-Steagall de 1933, en en faisant la première priorité de notre gouvernement, notre république n’a aucune chance de subsister sous sa forme constitutionnelle actuelle. Les Etats-Unis ne pourront survivre à la bulle hyperinflationniste orchestrée à notre encontre par Londres et ses appendices de Wall Street. Dans cette hypothèse, aucune partie de la planète n’échapperait à la violence du processus d’effondrement de la civilisation, sous le poids de l’hyperinflation et de la « destruction créatrice » émanant de Londres, provoquant le plus grave effondrement de l’histoire moderne depuis les traités de Westphalie, en 1648.

Est désormais inévitable, d’une manière ou d’une autre, la disparition de millions de milliards de dollars de dettes fictives, injectées dans des opérations de « renflouement » ; elles ne seront jamais honorées, tout simplement parce que les dettes « en argent factice » ne pourraient être réellement payées, quels que soient la volonté ou le pouvoir du sot qui tenterait de le faire.

La raison de ce paradoxe est élémentaire.

Les dettes que créent ces « renflouements » ne pourront être remboursées parce qu’elles sont, intrinsèquement, frauduleuses et non sécurisées, destinées à sauver ce qui n’est, tout compte fait, que de la dette de jeu purement fictive. Ces dettes ne correspondent à aucune forme intrinsèquement et physiquement efficiente, d’une quelconque valeur économique, actuelle ou future.

Dans cette situation paradoxale, un Glass-Steagall aurait deux effets notables. Il effacerait ces dettes fictives, qui ne sont que des dettes de « flambeurs ». Le flambeur a perdu la valeur nominale d’une dette qui ne s’appuie sur aucune richesse, actuelle ou future. Le Glass-Steagall résoudrait ce paradoxe, de la même manière que le président Franklin Roosevelt élimina, en 1933, les idioties des présidents Coolidge et Hoover ; il le fit d’un seul coup, à l’aide du droit intrinsèque de notre Constitution fédérale. Aujourd’hui comme hier, le Glass-Steagall ouvrirait la voie au refinancement des Etats et de leurs municipalités, dépouillés dans le cadre de la politique des présidents Bush et Obama, et servirait de tremplin pour lancer le plus grand programme de reprise de l’économie physique jamais conçu, le NAWAPA.

La dure réalité veut que l’on élimine ces dettes de joueur du fait de leur caractère purement fictif, sinon il n’y aura plus d’Etats-Unis, mais beaucoup d’Américains morts, et bien morts. Les moyens d’arrêter cela sont à notre disposition : le « Glass Steagall », appelé aussi le NAWAPA.

L’argument britannique

Je dois souligner ici que la survie de l’économie américaine signifierait, je le reconnais, la faillite générale de ce « groupe Inter-Alpha », alias le « BRIC », irréversiblement insolvable, groupement constituant la base financière et monétaire de l’empire monétariste britannique de fait. Il s’agit du système monétariste qui a presque toujours dominé l’Europe depuis la formation de l’Empire romain, l’empire lancé par Octave de concert avec les prêtres du culte de Mithra, lors de leurs négociations sur l’île de Capri [2].

L’empire britannique d’aujourd’hui existe comme jadis, incarnation du legs de ce système maritime d’empire financier établi par Rome à Capri, puis maintenu durant les règnes de Byzance, du vieux système vénitien et du nouveau système vénitien associé aux adeptes du « libéralisme néo-vénitien » de Paolo Sarpi, projet qui assura la transformation de la couronne anglaise en empire britannique, suite à l’invasion de l’Angleterre par Guillaume d’Orange, du parti néo-vénitien.

C’est avant tout la menaçante hostilité britannique au rétablissement du Glass-Steagall aux États-Unis qui conduisit la Maison Blanche d’Obama à permettre à des éléments plutôt asservis du Congrès de bloquer la demande populaire de rétablir la loi Glass-Steagall de 1933. Il est donc nécessaire d’énoncer clairement en quoi la survie économique, non seulement des États-Unis mais aussi du Royaume-Uni, dépend de la grande réforme découlant du rétablissement des dispositions du Glass-Steagall.

La faillite de la Grande-Bretagne

Si toutes les banques britanniques disparaissaient un beau matin dans un grand flop, la Grande-Bretagne serait avisée d’en tirer la leçon au lieu de bloquer le rétablissement du Glass-Steagall. Nous recommandons le plus vivement possible au Royaume-Uni de retrouver la raison à cet égard.

Et si toutes les banques du Royaume-Uni, ainsi que le « BRIC », étaient balayées de la scène, le Royaume-Uni devrait-il disparaître pour autant ? Ne pourrait-il survivre, quoique sous la forme plus modeste et bien plus appropriée d’Etat-nation souverain s’occupant de ses propres affaires, au lieu de perpétuer son ancienne et déplorable habitude de s’ingérer dans les problèmes de tiers (problèmes qu’il a beaucoup contribué à créer, comme dans le cas du malheureux laquais britannique qu’est George Soros) ? On pourrait créer, en vertu d’un accord international, un ensemble de banques commerciales, du type de celui qui existait aux États-Unis, afin de protéger et d’encourager le bien-être général des citoyens d’un Royaume-Uni républicain, tout comme le Glass-Steagall protègerait nos États-Unis. Ou, à défaut du Royaume-Uni, un couple de voisins souverains, comme l’Écosse et l’Angleterre, si on préfère.

L’influence britannique exercée sur un président problématique comme Barack Obama ne doit plus être tolérée en tant qu’expression légitime des fonctions d’un Président ou d’un Congrès des États-Unis. Même si les principaux spéculateurs financiers du monde coulent, l’espèce humaine aura perdu moins que rien, et ils pourront peut-être chercher consolation dans la sécurité qu’offre un emploi honnête du genre que nous encouragerons, à la place du trafic de drogue et de l’usure que pratique le Royaume-Uni depuis plus de deux siècles, comme en témoignent les habitudes têtues de la monarchie britannique aujourd’hui en Afghanistan.

Glass-Steagall : comment fonctionne notre Constitution

Pour comprendre les dispositions économiques que prévoit notre Constitution fédérale en période de crise comme celle-ci, il est impératif que les vrais patriotes portent leur attention sur deux points cruciaux de notre histoire.

Premièrement, le précédent de notre Constitution fédérale remonte à la mise en œuvre de la Charte royale originale en vertu de laquelle la colonie de la Baie du Massachusetts fut créée en tant qu’entité souveraine sous l’autorité du Royaume anglais. L’autorité de cette charte fut invoquée par les dirigeants de la colonie, notamment les Winthrop et les Mather, pour instaurer un système de crédit pour la colonie, plutôt qu’un système monétariste de type européen, encore en vigueur aujourd’hui.

Ce principe constitutionnel ne relève pas seulement du droit ordinaire, il est l’expression d’un principe physique universel, et de son respect dépend absolument que notre république continue d’exister. S’opposer à ce principe, c’est tenter de détruire notre république par des moyens s’apparentant à une trahison ; en l’occurrence, ce serait se soumettre à la volonté d’une puissance étrangère, à savoir l’empire britannique qui est impliqué dans le trafic de stupéfiants depuis les années 1790. Telle fut précisément l’intention du démantèlement du système de Bretton Woods par le président Nixon, sous l’impulsion d’Arthur Burns, George Shultz, etc.

Les faits historiques montrent que, suite à l’abolition des pouvoirs souverains de la colonie de Massachusetts, notamment par le tyran du Parti néo-vénitien Guillaume d’Orange, la politique économique traditionnelle de cette colonie trahie par Londres allait être reprise par des successeurs, notamment par Benjamin Franklin, ce natif de Boston, qui proposa l’émission de billets en papier comme instrument d’un système de crédit et fut quasiment l’auteur de notre république.

La deuxième grande considération est que la politique de crédit consacrée par notre Constitution fédérale, à la différence d’une politique monétaire, fut le résultat de l’initiative d’Alexander Hamilton à cet égard, initiative qui servit de pierre angulaire à l’élaboration de toute la conception de notre première Constitution fédérale.

Aujourd’hui, le rôle d’Hamilton dans l’élaboration de cette Constitution est rarement connu. Hélas, peu d’élus de notre république possèdent une connaissance compétente de cet aspect central de principe de la Constitution. C’est pourquoi l’essentiel de cette question décisive doit être expliqué, comme je le ferai ici. La vie de notre nation, et la vôtre aussi peut-être, dépendent de la compréhension de cette connaissance de la part des citoyens.

Il faut insister, à ce stade, sur la différence qui existe entre une loi ordinaire et une loi reposant sur l’expression véridique et démontrable d’un principe naturel, principe démontrable d’un droit constitutionnel correctement conçu, à la différence d’un principe de la loi coutumière, une notion inférieure et regrettable, mais dominante dans les traditions parlementaires de l’Europe. La Cour constitutionnelle allemande offre un exemple notable de tentative de préserver la distinction entre une législation ordinaire et un principe fondamental du droit, telle que cette distinction est implicitement inscrite dans la Constitution fédérale des Etats-Unis. L’argument présenté par Alexander Hamilton indique le sens de cette distinction entre un véritable principe et un caprice plus ou moins arbitraire dans l’acte de légiférer, distinction qui correspond assez clairement aux vertus avérées de l’expérience historique concernant la meilleure nature de l’humanité, comme celle qui inspira les premiers colons du Massachusetts, avant l’invasion des îles britanniques par le « libéralisme » de Guillaume d’Orange du Parti néo-vénitien impérial.

L’argument d’Hamilton en faveur d’une Constitution fédérale peut être résumé comme suit.

Le contexte du principe d’Hamilton

La victoire des Etats-Unis sur le tyran impérial britannique fut remportée avec l’aide des grandes nations d’Europe continentale de l’époque. La France prit la tête du mouvement d’assistance. Le royaume d’Espagne rejoignit alors la France comme alliée des futurs Etats-Unis. En outre, de puissantes forces, dirigées par la Grande Catherine de Russie dans la Ligue de neutralité armée, et soutenues, en leur conscience, par beaucoup dans les îles britanniques, vinrent en aide à la cause de notre lutte pour la liberté, qu’elles voyaient comme leur propre cause contre la rapine découlant de la Guerre de Sept ans, déclenchée par la politique déjà introduite en Angleterre par le Parti néo-vénitien, et aux Pays-Bas, pendant le règne de Guillaume d’Orange.

Cependant, à partir de 1782, époque où lord Shelburne, de la Compagnie britannique des Indes orientales, lança le Foreign Office britannique, la Grande-Bretagne put jouer en Europe le rôle qu’on lui connaît dans l’histoire, durant les années précédant la Révolution française et les guerres napoléoniennes, elles-mêmes calquées sur le modèle de la Guerre de Sept ans (1756-1763) orchestrée par la Compagnie britannique des Indes orientales.

Après avoir été châtié par l’échec de sa tentative d’envahir l’Egypte et le Levant, Napoléon changea de femme, laissant tomber une Joséphine associée à l’alliance pro-ottomane contre les Habsbourgs, pour la remplacer par une princesse habsbourgeoise. Ainsi marié à un nouveau destin, Napoléon se lança dans les guerres à travers l’Europe, qui ruinèrent la France et l’Europe continentale, le tout suivant les intentions peu bienveillantes de la monarchie britannique et du Prince Metternich, qui inspirèrent la tristement célèbre paix imposée aux nations vaincues d’Europe. Comme l’avait prévu alors l’ancien chancelier Bismarck à la veille de la Première Guerre mondiale, cette guerre allait devenir une « nouvelle Guerre de Sept ans », tout comme l’avait été le pillage de l’Europe par Napoléon.

Ne couvrons pas de ridicule les Français pour les sottes réactions de LouisXVI et de l’empereur Joseph II face à l’affaire du « collier de la Reine », orchestrée, elle aussi, par le Foreign Office. Nous, Américains, avons parfois répété l’erreur commise par la plupart des pays européens pendant la « Guerre de Sept ans » de 1756-63, et par la France lors des guerres napoléoniennes. Nous l’avons fait lors de la regrettable guerre lancée par président Polk contre le Mexique et aussi avec la folie furieuse d’une décennie de guerre sanglante et inutile en Indochine, après que l’assassinat du président John F. Kennedy eut ouvert la voie à cette entrée en guerre, contre laquelle et le président Kennedy et le général Douglas MacArthur avaient mis en garde.

L’Union soviétique a commis la même erreur en se laissant leurrer en Afghanistan, ce qui allait entraîner la chute du système soviétique. Et nous l’avons fait encore et encore, par exemple sous l’influence perverse du Premier ministre britannique Tony Blair, un menteur invétéré, avec le lancement en 2003 d’une guerre contre l’Irak qui n’a toujours pas pris fin, mais s’oriente vers une nouvelle guerre concoctée depuis Londres, par laquelle les Etats-Unis suivraient le précédent de l’ancienne Union soviétique en défendant les trafiquants d’opium en Afghanistan, avec pour perspective de déclencher une nouvelle guerre régionale, à l’instigation de Londres et avec le consentement tortueux de l’administration Obama, contre l’Iran.

C’est ainsi que l’empire britannique se sert de pantins, comme celui qui incarne actuellement le méchant favori de l’ancien Premier ministre Tony Blair, le narcissiste et vicieux président Barack Obama !

Après que la France eut sombré dans la Révolution et les guerres napoléoniennes, l’existence même de nos Etats-Unis resta menacée jusqu’à la victoire contre l’ennemi britannique, dirigée par le président Lincoln, l’abolition de l’esclavage par l’administration Lincoln et l’essor des Etats-Unis vers leurs plus grands exploits, à une échelle mondiale. Grâce au président Lincoln et à son legs, nos Etats-Unis devinrent la plus grande nation quasi continentale que le monde ait connue, rappelant les travaux de Charlemagne pour développer le continent européen tout au long de sa vie.

Nous en étions donc là lorsque le déclin de la France dans la période 1782-1789 nous fit passer d’un état de triomphe prudent en tant que république, au péril exprimé par la Révolution française. C’est à cette époque que notre ancien héros, Thomas Jefferson, perdit, en gros, la raison, de même que d’autres dirigeants qui, comme lui, la retrouvèrent lorsque notre république fut dirigée par les présidents Monroe et John Quincy Adams. Cependant, ce fut dans l’intervalle 1782-1789 que le génie de notre grande république s’était manifesté, génie exprimé en son temps par l’intuition créative d’Alexander Hamilton, qui donna le principe appliqué pour la création de notre Constitution fédérale.

Le principe hamiltonien en tant que tel

Les Etats victorieux des Etats-Unis s’étaient retrouvés, une fois leur victoire assurée sur les Britanniques, submergés par la dette de guerre contractée par les anciennes colonies. Le génie d’Hamilton sauva les Etats-Unis, tout comme le même principe réaffirmé par la loi Glass-Steagall de 1933 pourrait sauver nos Etats-Unis, encore aujourd’hui, si nous agissions pour imposer cette réforme, quel qu’en soit le prix, immédiatement, maintenant.

En créant une Constitution fédérale dont la conception a été guidée par ce grand principe inviolable qu’est la clause du bien-être général, tous les élus qui s’opposent à ce principe constitutionnel affirmé par le Préambule de la Constitution sont obligés moralement, soit de changer d’opinion, soit de quitter leurs fonctions, animés par le désir de ne pas polluer notre gouvernement avec leurs opinions erronées et pas très propres.

Ayant orienté nos États-Unis vers l’option d’une banque nationale opérant au sein d’un système de crédit, plutôt que vers un système monétaire de type européen, Hamilton a offert une solution unique qui a parfois influencé certains États européens et américains, leur permettant de se hisser ainsi à un degré d’excellence plus durable que d’autres nations. C’est pourquoi, de 1776 jusqu’à ce jour, l’Empire britannique a cherché à nous subvertir et à nous détruire, via la corruption anglophile véhiculée par des protégés présumés de ce très regrettable menteur, l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, tels que le président Barack Obama.

Ce principe soutenu par Hamilton est celui d’un système de crédit radicalement opposé au système monétariste typiquement européen, héritier direct du système d’usure de l’Empire romain, dont la pratique a été prolongée par l’empire britannique actuel et tolérée par la plupart des nations d’Europe et d’ailleurs.

C’est aussi un principe moral, sanctuarisé pour protéger notre République du principe d’usure, utilisé pour la ruiner et particulièrement présent depuis cet acte hautement criminel de trahison implicite commis par le président Nixon en août 1971.

Le principe est élémentaire. C’est le principe du Pine Tree Shilling [pièce d’argent frappée de l’image d’un pin] conçu dans la colonie originale de la Baie du Massachusetts. Une dette honnête envers le futur ne peut être payée que grâce à la création tout aussi honnête d’une future richesse physique équivalente, qui doit comprendre le développement des pouvoirs créateurs de chaque citoyen et des enfants et adolescents de sa famille.

Les dettes d’un tel système de crédit devront être remboursées par l’abondance de la production future, principe qui avait déjà été compris de cette manière par les Winthrops et les Mathers de la colonie originale de la Baie du Massachusetts. Dans ce type d’endettement, le gouvernement doit limiter l’accumulation de la dette à l’engagement réel de promouvoir cette production future. Une telle dette ne peut être accumulée légitimement que sur la base d’une décision qui présuppose déjà une attente raisonnable de création d’un tel accroissement de richesses physiques et de la productivité physique de la nation. Les dettes encourues du fait de la spéculation financière ne constituent donc pas des dettes légitimes pour un gouvernement.

Ceci décrit clairement le grand principe d’Alexander Hamilton comme étant enchâssé dans l’intention englobante du Préambule de notre constitution fédérale. Les dettes sont une bonne chose lorsqu’elles ont été conçues pour faire le bien, comme c’est le cas dans un système de crédit fondé sur l’engagement d’accroître la création de richesse nette par habitant et par kilomètre carré de territoire.

La Saugus Iron Works [3] est typique de la réussite de ce génie industriel qui a horrifié les esprits les plus arriérés, et souvent inutiles, régnant jalousement sur l’Angleterre de cette époque.

En pratique, le succès de l’économie étasunienne a été fondé, principalement, sur le lancement de ces grands ouvrages publics à travers lesquels se réalise la hausse de la productivité physique de la nation, une hausse qui se mesure par habitant et par kilomètre carré. Aucune république ne fut jamais la simple collection de ses parties ; elle est le rassemblement de la diversité dans le but d’atteindre une unité plus grande et meilleure.

Les violations les plus importantes de ce principe sont bien connues. Il y a le cas des politiques « écologistes » du président Théodore Roosevelt, inspiré par la Confédération sudiste et neveu de cet espion de la Confédération que fut James Bulloch, qui depuis Londres travaillait pour la Grande-Bretagne. Citons également le cas du président Woodrow Wilson, dont le soutien au Ku Klux Klan a été flagrant, et l’on retrouve aussi des traces de visions perverses du même type chez les présidents Calvin Coolidge, Herbert Hoover, Harry S Truman, Richard M. Nixon, ainsi que chez le président George H. W. Bush, le vice-président Al Gore, le président George W. Bush, Jr, et celui qui se verrait bien aujourd’hui en costume d’empereur Néron de son temps, Barack Obama.

Tout l’édifice de la Constitution fédérale repose sur cette conception unique, écho du précédent établi par les Winthrops et les Mathers pour la colonie de la baie du Massachusetts au XVIIe siècle, lors des émissions de Pine Tree Shillings, mais dont la forme avait été renouvelée sous l’influence du jeune protégé de Cotton Mather, Benjamin Franklin, et du protégé de ce dernier, Alexander Hamilton, pour être introduite dans notre Constitution fédérale.

Cette politique doit être désignée comme appartenant à l’héritage du président Franklin Delano Roosevelt, car ce Président a agi en héritier pleinement conscient d’Isaac Roosevelt, qui avait été l’allié d’Alexander Hamilton. Isaac Roosevelt avait fondé la Banque de New York, en opposition à la Banque de Manhattan créée par l’ancien vice-président états-unien, Aaron Burr, un traître, assassin et agent de ce laquais de Lord Shelburne au Foreign Office, Jérémie Bentham.

Le remède : le rétablissement de notre pays

En annulant, purement et simplement, ce que nous percevons à tort comme l’obligation de payer une dette qui n’a aucune valeur car contractée par des opérations menées sous la direction d’Alain Greenspan, un ancien employé de JP Morgan devenu gouverneur de la Réserve fédérale, et de Ben Bernanke, son pagailleux sous-fifre à la Fed, nous ne ferions rien d’autre, eu égard aux principes, que ce que le président Franklin Roosevelt a fait en 1933 en adoptant la loi Glass-Steagall. Cette loi qui sauva les Etats-Unis fut la clé de notre stabilité économique et financière jusqu’à son abrogation, une escroquerie commise sous l’influence de Greenspan en 1999.

Toute action visant à faire revivre aujourd’hui le Glass-Steagall sauverait les Etats-Unis, alors que l’incapacité à le faire les condamnerait, au contraire, à une destruction générale très rapide. Ceux qui choisiront l’une ou l’autre de ces options, récolteront soit les louanges, soit l’opprobre des citoyens et de leurs familles aux États-Unis.

Les dettes de ces concoctions financières qu’Alain Greenspan a créées sous le nom de « produits dérivés » ne sont en rien différentes des pertes des joueurs dans un casino. Elles doivent être traitées de la même manière. Le fait d’honorer ces formes de dette est, purement et simplement, contraire à l’intention claire du Préambule de la Constitution fédérale.

Le fait de libérer le gouvernement des Etats-Unis de l’étau constitué par ces obligations financières essentiellement fictives envers Wall Street, Londres, etc., aura pour effet de libérer notre République de ce poids. La relance si urgente de notre économie physique et son évolution vers la bonne santé et la richesse pourront alors démarrer à un rythme initialement lent et prudent, qui ira en s’accélérant, stoppant net l’actuelle course vers l’hyperinflation, et ce, dès la mise en œuvre de la loi Glass-Steagall originale de 1933.

Ce retour à la loi Glass-Steagall de 1933 est l’unique décision sur laquelle repose la capacité même des Etats-Unis à exister à l’avenir, et dont dépend, en fait, votre propre existence. Tout élu dont les intentions seraient différentes est pire qu’inutile et devrait soit changer, soit démissionner et chercher un emploi plus approprié.

II. Les effets du Glass-Steagall

L’effet pratiquement instantané de la remise en vigueur de la loi Glass-Steagall originale de 1933, sera de venir en aide aux Etats fédéraux des États-Unis, actuellement en chute libre vers un enfer socio-économique devenu pratiquement inévitable. Le renflouement de Wall Street et de Londres prendra fin avec le rétablissement des fonctions essentielles des gouvernements des États fédéraux. Nous ne sacrifierons pas les citoyens de nos États sur l’autel du dieu Baal de Wall Street et de Londres, comme le président Barack Obama l’a fait jusqu’ici de façon bien pire que le misérable George W. Bush, Jr. avant lui.

La capacité de soutenir pleinement la relance des États dépend en grande partie de l’effet « multiplicateur » que l’augmentation des revenus du travail, soutenus par l’Etat fédéral, pourra induire dans l’économie de chacun d’eux. Chaque personne embauchée grâce à ces mesures dépensera ensuite les revenus ainsi obtenus, accroissant d’autant le marché au sein de l’économie de l’Etat. Ce faisant, elle libère notre nation du coût absolument énorme, direct ou indirect, de l’effondrement de l’Etat et de la société au niveau local, provoqués par les politiques erronées adoptées par les présidents George W. Bush, Jr et Barack Obama après août 2007.

Bien que tout cela soit nécessaire et doive être accompli, on ne peut plus se contenter de simplement remettre en état la capacité de l’Etat fédéral à fournir ces avantages aux Etats, et de les rétablir. Désormais, la productivité de chacun de ces États dépend désespérément d’un apport combiné d’assistance fédérale et d’un accroissement de la productivité au sein de tous les États et de chacun d’eux. La ruine à laquelle les ont acculés les présidences de George W. Bush et de Barack Obama est la conséquence d’un degré d’incompétence de ces Présidents comparable dans ses effets à un acte de trahison. En ce qui concerne les objectifs plus généraux, nous avons besoin d’investissements publics à long terme, à grande échelle et tirés par la science, dans de grands projets élevant le niveau d’intensité capitalistique et la densité de flux énergétique de sources d’énergie appliquées, à travers tous les États de l’Union.

Vous voulez couper ? Coupez donc « le renflouement » ! Comment ? C’est simple ! Remettez en vigueur le Glass-Steagall du président Franklin Roosevelt. Autrement, notre Président se comporte, de facto, comme un traître, un malade mental ou un lunatique. Il existe un remède à notre détresse et il viendra de changements de politique qui devront remonter aux origines de ce qui a été fait par les administrations de Bush et d’Obama depuis la fin août 2007.

Si le lancement brillamment réussi de la Tennessee Valley Authority (TVA) sert de modèle de référence à l’augmentation nécessaire du bien-être au sein des Etats fédéraux, nous avons toujours maintenu, avant et pendant la guerre des Etats-Unis en Asie du Sud-Est, entre 1964 et 1975, l’intention énoncée en 1964, sous la présidence de Lyndon Johnson, de procéder à la fin de cette guerre au lancement de ce qui était connu comme le NAWAPA. Ce projet aurait non seulement résolu tous les problèmes majeurs et à long terme d’énergie et d’eau des Etats de l’Ouest des Etats-Unis, du Mexique et du Canada, il aurait également épargné à ces régions et à celles qui leur sont globalement associées en Amérique du Nord, l’épuisement et la terrible destruction de leurs sols.

On ne doit pas trop reprocher au président Johnson d’avoir cédé aux pressions pour lancer cette folle aventure guerrière contre l’ancien allié des Etats-Unis, Ho chi Minh. Ces politiques qui ont fourvoyé les Etats-Unis dans sa guerre d’Indochine, avaient été lancées par l’Empire britannique, dans un moment d’opportunité, après la mort du président Franklin Roosevelt. Le Foreign Office britannique avait relâché ses prisonniers de guerre japonais pour qu’ils reprennent les armes et occupent l’Indochine jusqu’au moment où les Britanniques pourraient ramener des forces d’occupation françaises pour reprendre leur ancienne colonie.

En fin de compte, dans cette affaire d’Asie du Sud-est, la terrible responsabilité d’avoir envoyé des soldats mourir dans cette guerre dans les années 60 et 70, incombe à ceux qui ont fait partie ou ont simplement soutenu la Commission Warren qui célébra le triomphe des Britanniques dans l’assassinat du Président Kennedy. Cet acte doit rentrer dans l’histoire comme la trahison ayant conduit notre République à sa perte à travers une guerre que seul l’assassinat du président Kennedy a rendue possible. Le président Johnson était tout simplement terrifié par les implications de la volonté de la Commission Warren d’étouffer l’enquête.

Notre futur : Nawapa

Entre autres conséquences excellentes, ce projet NAWAPA, qui est parfaitement faisable, permettra non seulement de remettre sur pied les Etats de l’Ouest des Etats-Unis, actuellement en danger et de plus en plus ravagés, mais il deviendra aussi le précédent pour remédier à la désertification et autres phénomènes d’érosion dans des régions entières des continents d’Eurasie, de l’Afrique et de l’Amérique centrale et du Sud.

C’est ainsi que le NAWAPA a été conçu, dans ses grandes lignes, pour servir de modèle à d’autres grands projets en Afrique, tels que le rétablissement panafricain de la région du lac Tchad, ainsi que pour certaines réalisations en Sibérie, qui sont d’une importance stratégique pour le futur d’autres grandes nations au sud de la Russie, y compris la Chine et l’Inde.

Essentiellement, l’adoption de cette perspective signifierait pour nous de redevenir les véritables Etats-Unis. Franklin Roosevelt avait eu l’intention, une fois la soi-disant Deuxième Guerre mondiale menée à son terme, de créer un groupe planétaire de nations souveraines qui partageraient un grand intérêt commun.

Là-dessus, il y aurait beaucoup plus à dire à cette occasion.

La réalisation d’un grand projet comme le NAWAPA, dès maintenant, nous oblige à rétablir pleinement la production dans la région nord-est de nos Etats-Unis, ainsi que dans la partie directement concernée de l’Ouest du continent nord-américain. L’ancien bassin industriel de l’automobile et d’autres régions qui lui sont liées au nord-est et dans les Etats du centre, doivent construire, en grande partie par leurs propres efforts, les équipements nécessaires au grand programme NAWAPA. Les ouvriers qualifiés de la machine-outil, aujourd’hui au chômage, et d’autres qui ont été récemment jetés dans les ruines des Etats autrefois importants et productifs des Etats-Unis, doivent reprendre du service pour construire les formes modernes de rail, lévitation magnétique et autres systèmes dont les Etats de l’est de notre région ont besoin pour assouvir l’appétit de projets comme NAWAPA et d’autres qui lui sont associés. Cela suffira non seulement pour rétablir notre économie nationale, mais pour faire de grands sauts de progrès tels que nous n’en avons pas connus depuis la mort du président John F. Kennedy. Le NAWAPA nous fournira la plus grosse partie de la politique nécessaire pour réaliser cela.

Suivant les estimations du projet original de la compagnie Parsons, datant du milieu des années 60, 4 millions d’emplois directs pourraient très rapidement être créés par le projet NAWAPA. Cependant, les activités de soutien à la réalisation de NAWAPA demanderont deux millions d’emplois supplémentaires ou plus, dans une zone allant de la Nouvelle Angleterre à Saint-Louis, sous forme de nouveaux réseaux de chemins de fer, de systèmes à sustentation magnétique (permettant d’élever des poids importants à une hauteur de 5000 mètres), entraînant la prolifération d’emplois productifs dans l’industrie en général, sous l’impulsion des marchés créés par NAWAPA.

Ceci inversera l’assèchement, actuellement fort avancé, des bassins hydrographiques des Etats de la Grande Plaine, ainsi que d’autres déficits sévères, via l’augmentation des pluies à travers le continent ; il permettra, dans d’autres domaines, la conquête des régions désertiques en général, engendrant ainsi un climat plus modéré et une augmentation du territoire disponible pour l’habitation et les loisirs.

La perspective de créer 6 millions de nouveaux emplois industriels et autres, à court terme, est un objectif tout à fait minimal du projet NAWAPA. Si nous y ajoutons le retour à la politique nucléaire antérieure, le nombre ainsi renforcé d’emplois engendrés par ces seules mesures pourrait atteindre 7 millions.

La réforme dont notre économie a urgemment besoin pour se détacher de Wall Street et d’autres formes similaires de spéculation inutile, et se tourner vers des occupations moins propres aux primates évolués et plus appropriées aux pouvoirs créateurs de nos citoyens productifs, est la seule alternative à ce qui serait un plongeon imminent de toute la planète vers un âge de ténèbres pire que celui que l’Europe a connu durant la dernière partie du XIVe siècle, suite à la spéculation vénitienne comparable à celle de Wall Street.

III. TVA et NAWAPA : une tradition américaine

Par certains aspects cruciaux, le lancement de la Tennessee Valley Authority (TVA) sous le président Franklin Roosevelt est typique d’un principe reflété dans le design perfectionné du projet NAWAPA de la compagnie Parsons. Il inverse la politique de déperdition et de pourrissement économique que ce « neveu d’espion britannique » qu’était le président Théodore Roosevelt a imposée aux Etats-Unis, un sale coup des Britanniques consistant à empêcher tout progrès rationnel des territoires de l’ouest des Etats-Unis, situés au-delà de la ligne de démarcation définie par une pluviométrie de 20 centimètres.

Le plus important dans tout ceci est que Théodore Roosevelt exprimait alors la même intention perfide à l’encontre des Etats-Unis que celle exprimée aujourd’hui par la politique officielle, à caractère génocidaire, du World Wildlife Fund britannique.

A ce point, la science économique compétente est appelée à intervenir pour protester contre de telles balivernes pouvant conduire à un homicide de masse.

Le fait est que l’existence humaine sur cette planète dépend depuis toujours de l’épuisement des ressources limitées de minerais et autres dépôts, laissés principalement par des formes de vie très anciennes. Au fur et à mesure que nous épuisons ces reliques, le coût physique relatif de l’utilisation de ces ressources augmente. Ce défi, dont le rôle dans la vie est, en général, inhérent, a une importance particulière pour la vie humaine. Ce qui veut dire, en gros, que la densité de flux énergétique de l’activité humaine, par habitant et par kilomètre carré, doit être accrue, afin de compenser largement l’épuisement relatif des ressources laissées par ces formes de vie d’un autre âge. Ceci implique que la concentration de puissance, par tête et par centimètre carré de coupe transversale, doit augmenter de façon constante grâce aux progrès scientifique.

En règle générale, cette exigence ne peut être satisfaite que par l’accroissement de la densité relative de flux énergétique des sources de puissance/chaleur utilisées. Ainsi, l’humanité a désormais atteint le point où les économies nationales ne peuvent être plus maintenues sans privilégier l’énergie de fission nucléaire en tant que source standard de puissance/chaleur pour les nations, par habitant et par kilomètre carré du territoire. Nous entrons, en effet, dans la phase où la dépendance envers la fusion thermonucléaire devrait s’accroître, comme on tend à le voir actuellement en Chine comme en Inde.

En même temps, nous approchons du stade encore plus développé où une culture doit acquérir et utiliser des formes d’autant plus élevées de « puissance/chaleur ». Réduire la densité de peuplement n’est pas une solution ; en effet, puisque la complexité des nouvelles formes de puissance exige une augmentation de la population humaine éduquée, il n’y a d’autre choix politique raisonnable pour l’humanité que de progresser vers des niveaux successifs de densité de flux énergétique. Pour l’espèce humaine, arrive le moment où son rôle dans l’espace solaire proche se développera pour des raisons scientifiques et technologiques.

Je mentionne ceci, car parmi les implications du programme NAWAPA, on doit mettre l’accent sur le fait que l’homme, ici même sur cette terre, dépend de processus que nous savons être associés à des fonctions localisées dans notre système solaire, mais aussi de certains effets sur la vie sur Terre qui sont directement déterminés par des processus à long terme de notre galaxie. La mise en œuvre du NAWAPA nous amènera une foule de questions expérimentales d’une grande importance mais situées, essentiellement, hors de portée de la vie terrestre.

Nous sommes arrivés à un moment où, pour la science, la vie humaine doit être conçue fonctionnellement dans ces termes de référence plus vastes. Parmi les processus auxquels nous serons confrontés durant l’élaboration de notre projet NAWAPA, le principal sera la transition vers une adaptation de l’action de l’homme à la gestion de l’espace proche de notre planète.

Par exemple, le développement du NAWAPA amènera les Etats-Unis, le Canada, la Russie et d’autres nations de la région polaire à partager un destin commun, défini par la nécessité d’explorer la région Arctique pour le plus grand profit de toute la planète, alors que cette recherche n’a été qu’effleurée jusqu’ici. De même, l’exploration de cette région provoquera un accès d’intérêt pour les implications du rayonnement cosmique en tant qu’aspect crucial de la vie sur Terre, y compris pour notre propre nation.

En bref, avec l’avènement du NAWAPA, nous irons bien au-delà de la TVA, car nous traiterons de près les défis posés par le cosmos à la science et à l’économie, au-delà de tout ce qui s’est fait dans le monde jusqu’à maintenant. Le fait de découvrir l’Amérique du Nord, par delà l’Eurasie, nous amène à partager l’expérience de John Quincy Adams, secrétaire d’Etat, Président et membre éminent du Congrès. John Quincy Adams joua un rôle clé dans la définition de notre République comme puissance continentale, allant de l’Atlantique au Pacifique et devant traverser le Pacifique pour retrouver son partenariat naturel avec l’Asie, ainsi qu’avec la « vieille Europe ». Aujourd’hui, l’exploitation des ressources de la Sibérie, indispensables au progrès de nations très peuplées comme la Chine et l’Inde, si elle est conçue dans le cadre du partenariat naturel entre Etats-nations souverains de la région trans-pacifique (dont la Russie, les États-Unis et le Canada), définit au plus haut point le destin futur de nos États-Unis. Le tunnel traversant le détroit de Béring vers la Russie, à partir de l’Alaska, devient inévitable et, de ce fait, les relations au sein de l’Asie s’en trouveront également transformées.

Ensemble, la Chine, la Russie, l’Inde et nous-mêmes, serons les leaders des nations qui émergeront de ce partenariat du Pacifique, pour accomplir des missions communes telles que le développement de la Lune.

Nous devons définir notre destin national comme un engagement à procréer et à éduquer les générations de ces nations de façon à ce qu’elles considèrent notre coopération dans l’exploration de l’espace proche, non seulement comme coopérative mais comme inévitable. Une fois le NAWAPA démarré, il sera la puissance même du développement, le levier qui nous permettra, par l’inspiration, d’atteindre les espaces célestes. Nous devons donc l’adopter comme rien de moins que notre destinée naturelle à partager avec nos partenaires de l’autre côté du Pacifique et entre nous tous ici, en vue du futur sur la Lune.

Une fois le NAWAPA accompli, aucun enfant d’Amérique ne saura rêver d’un défi moins ambitieux que de propulser l’espèce humaine sur la scène de l’espace solaire proche.

Nous partageons ainsi ce grand destin qui se présente à nous. Partant de cette perspective avancée de la condition humaine, prenons la résolution que nous, citoyens des États-Unis, ne renoncerons plus jamais à cette idée de progrès et d’amélioration du bien commun, comme notre nation a eu tendance à le faire depuis la mort du président Franklin Roosevelt.

Le premier chapitre de la Genèse nous enseigne que l’homme et la femme ont été créés tous deux à l’image du créateur. Que ceci soit vrai pour nous tous maintenant. Plus jamais nous ne devons renoncer à cet engagement, à cette image de la nature et du caractère sacré du sens de chaque vie humaine. Qu’il en soit ainsi maintenant. Nous, en tant que nation, de par notre histoire, avons la mission particulière d’apporter ces conceptions au reste du monde. Réalisons les choses merveilleuses pour lesquelles nous avons vu le jour, en tant qu’Américains. Que le cauchemar qui s’abat sur notre République, ainsi que sur le monde, soit écarté par la puissance du choix délibéré qui nous a été décerné, celui qui depuis l’époque du Massachusetts des Winthrop et des Mather, nous était destiné comme notre contribution spéciale à la cause future de cette communauté d’Etats-nations souverains que l’on appelle Humanité.


[1La Commission chargée de mener l’enquête sur l’assassinat de Kennedy, et présidée par le juge Earl Warren de la Cour suprême. Après un an d’enquête et contre toute vraisemblance, la Commission conclut à la seule culpabilité de Lee Harvey Oswald.

[2C’est l’Empereur Tibère qui, depuis Capri, donna à son beau-fils Ponce Pilate l’ordre de crucifier Jésus, ouvrant la voie aux meurtres de masse commis contre les chrétiens par les Empereurs romains jusqu’à l’époque de Constantin.

[3Utilisant le charbon comme source d’énergie, le haut-fourneau de Saugus fit bruyamment son entrée dans l’existence en 1646, aux Etats-Unis, transformant en fonte brute du fer de marais extrait des mines locales. On coulait aussi de la fonte grise dans des moules pour fabriquer des pots, casseroles, poêles et autres objets du même genre.

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