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Les éditoriaux de Jacques Cheminade

Donner un horizon à la paix

Le 6 ou le 7 mars, Hans Blix exposera oralement son rapport sur le désarmement irakien devant le conseil de sécurité de l’ONU. Après, c’est l’inconnue. Aujourd’hui, Blix affirme que « l’engagement irakien [de détruire les missiles Al-Samoud 2] est un élément important d’un vrai désarmement ». Ari Fleischer, porte-parole de la présidence américaine, lui répond « qu’il s’agit d’une tromperie (...) qui ne change rien ». Nous nous trouvons donc face au risque immédiat que les Etats-Unis déclenchent la guerre. Fleischer a d’ailleurs déclaré : « Nous voulons un désarmement total et complet de l’Irak. Si les Nations unies ne vont pas dans ce sens, les Etats-Unis conduiront une coalition de pays volontaires pour désarmer Saddam Hussein ». Il s’agit donc d’un ultimatum lancé à l’ONU elle-même.

Il est clair que le prétexte américain, évoqué par Richard Armitage, secrétaire d’Etat adjoint, ne tient pas un instant. Comment prétendre vouloir « imposer la démocratie » et « assurer la paix, la stabilité et la visibilité de toute la région » en ayant recours à des armes prohibées, mini-bombes nucléaires ou même armes chimiques ? Comment croire ces déclarations hypocrites alors que le « Project for a New American Century », rédigé par les faucons qui entourent George Bush, parle d’un « empire américain » et claironne « après Bagdad, Pékin » ? Avec les précédents afghan (ni démocratie, ni développement économique, mais retour des seigneurs de la guerre et explosion du trafic de drogue) et israélien (soutien à Sharon et complaisance absolue envers le viol de toutes les résolutions de l’ONU par les autorités israéliennes), personne - sauf MM. Lellouche, Madelin et Ladislas Poniatowski - ne peut prendre au sérieux le verbiage de Washington.

Alors, la guerre est-elle inévitable ? Non. A deux conditions. La première est que les pays européens qui ont compris ce qui se passe - essentiellement la France et l’Allemagne - soutiennent les efforts de Lyndon LaRouche aux Etats-Unis. La guerre ne peut être arrêtée que de l’intérieur de l’Amérique, avec un appui européen. La seconde est que, par-delà le recours éventuel au veto, la France et la Russie, avec l’Allemagne, l’Inde et la Chine, donnent un contenu positif à leur politique d’opposition. C’est-à-dire un horizon à la paix. Là est la clé de l’avenir : un nouvel ordre économique, financier et monétaire international qui abolisse le pillage généralisé et rétablisse le développement mutuel. Le pont terrestre eurasiatique, de l’Atlantique à la mer de Chine, est la voie qui peut y mener. C’est notre combat.

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